Endocrinologie - diabétologie - nutrition
DES Endocrinologie – Diabétologie – Nutrition
Glandes endocrines, diabètes, obésités et dyslipidémies, dénutritions : quatre domaines, avec un enseignement réparti à 40 % diabètes-obésités, 35 % glandes endocrines, 25 % dénutritions.
- Internat
- 4 ans 8 semestres
- Exercice
- Médical hospitalier · libéral

Le métier
L'endocrinologue prend en charge les glandes endocrines et le métabolisme : diabète, thyroïde, surrénales, hypophyse, métabolisme phosphocalcique.
Répartition fixée par la maquette pour l'enseignement : 40 % diabètes-obésités, 35 % maladies des glandes endocrines, 25 % dénutritions.
La nutrition fait partie du DES : obésité, dénutrition et troubles métaboliques associés.
Le diagnostic s'appuie sur les dosages hormonaux, les tests dynamiques (freinage, stimulation) et l'imagerie ciblée.
Outils propres : mesure continue du glucose, pompes à insuline externes et implantées, calorimétrie indirecte, composition corporelle, nutrition entérale et parentérale.
Suivi au long cours et éducation thérapeutique, en lien avec le médecin traitant, les centres spécialisés de l'obésité et les CLAN.
Combien de temps dure l'internat d'endocrinologie - diabétologie - nutrition ?
Durée totale : 4 ans (8 semestres), en trois phases de plus en plus autonomes.
Socle1 an
Deux stages en endocrinologie-diabétologie-nutrition : l'un orienté endocrinologie ou diabète, l'autre obésité ou dénutrition. Au moins un avec encadrement universitaire.
- 1×EDN orienté endocrinologie et/ou diabèteobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en endocrinologie-diabétologie-nutrition
- 1×EDN orienté obésité et/ou dénutritionobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en endocrinologie-diabétologie-nutrition
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage : une supervisée, une en autonomie
- E-learning, simulation, séminaires locaux à nationaux, visioconférences
Compétences clés
- Évaluer l'état nutritionnel (dépense énergétique, composition corporelle, apports)
- Prescrire et interpréter dosages hormonaux, génétique et imagerie de la discipline
- Traiter insuffisance surrénalienne aiguë, hypercalcémie, hyperthyroïdie sévère
- Traiter acidocétose, coma hyperosmolaire, hypoglycémie sévère
- Prendre en charge une hypertriglycéridémie sévère
Évaluation
Participation aux enseignements ; évaluation par le maître de stage : autoévaluation en ligne enregistrée au portefeuille numérique, pratique en stage, présentation de cas cliniques. Validation selon les art. 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017.
Approfondissement2 ans
Deux stages dans la spécialité, un stage dans une spécialité connexe (agréée à titre complémentaire en EDN) et un stage libre. Au moins un stage sans encadrement universitaire.
- 2×Endocrinologie-diabétologie-nutritionobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en EDNFormation en endocrinologie/diabète et en dénutrition.
- 1×Spécialité connexeobligatoireAgréé à titre complémentaire en EDN et à titre principal dans une spécialité listéeHGE, médecine interne, pédiatrie, MIR, gériatrie, oncologie, cardiologie, neurologie, pneumologie, néphrologie, biologie, santé publique, psychiatrie, médecine nucléaire ou gynécologie médicale.
- 1×Stage librelibre
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage
- E-learning, mises en situation, séminaires ; participation à un congrès ou une réunion annuelle de la spécialité
Compétences clés
- Orienter vers un programme d'éducation thérapeutique
- Prescrire et surveiller insulinothérapie fonctionnelle, capteurs de glucose et pompes
- Explorer et traiter thyroïde, surrénales, hypophyse, gonades courantes
- Préparer et suivre une chirurgie bariatrique
- Prescrire nutrition orale assistée, entérale et parentérale
- Prendre en charge le versant somatique des troubles du comportement alimentaire
Évaluation
Évaluation par le maître de stage à la fin de chaque stage ; entretien annuel avec la commission régionale de coordination ; examen de fin de phase d'approfondissement ; revue du portfolio, des évaluations et du projet.
Consolidation1 an
Deux stages d'un semestre, dont au moins un orienté vers l'ambulatoire (consultations, hôpital de jour) et au moins un avec encadrement universitaire ; stage mixte libéral-hospitalier possible.
- 2×Endocrinologie-diabétologie-nutritionobligatoireAu moins un orienté vers l'ambulatoire supervisé (consultations, hôpital de jour), au moins un avec encadrement universitaire ; stage mixte hôpital + praticien-maître de stage libéral possible.
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine : e-learning, mises en situation, séminaires, congrès annuel de la spécialité
Compétences clés
- Adapter la prise en charge à la grossesse, la transplantation, les insuffisances d'organes
- Participer à la transition enfant-adulte
- Organiser des parcours patients et participer aux RCP
- S'impliquer dans un centre spécialisé de l'obésité, un CLAN ou un réseau ville-hôpital
- Intégrer l'exposome et les perturbateurs endocriniens dans la prévention
Évaluation
Validation sur l'activité suivie par le portfolio (consultations, RCP, séminaires) ; évaluation par le maître de stage et la commission régionale de coordination. Certification européenne envisageable.
Les stages clés
8 semestres : 6 en endocrinologie-diabétologie-nutrition, au moins 3 en lieu avec encadrement universitaire et au moins 2 sans. Terrains agréés : au moins 3 000 consultations par an (1 000 en dénutrition) et/ou 500 hospitalisations.
Mémoire et thèse
Thèse soutenue avant la fin de la phase d'approfondissement (DES de plus de 3 ans) ; sujet choisi au plus tard avant la fin du 2e semestre validé de cette phase et inscrit au contrat de formation. L'accès à la consolidation exige la thèse soutenue. La maquette ne prévoit pas de mémoire de DES mais un examen de fin de phase d'approfondissement.
Accès et particularités
- Accès par les EDN uniquement ; pas d'option.
- DES piloté à parité par les sous-sections universitaires d'endocrinologie (44.04) et de nutrition (54.04).
- FST citées par la maquette : cancérologie, médecine et biologie de la reproduction-andrologie, pharmacologie ; +1 an de DES.
- Examen de fin de phase d'approfondissement.
- DREES 2021 : 734 endocrinologues libéraux conventionnés, 64,7 % en secteur 2, 42,6 % en exercice mixte.
Docteur junior
Phase de consolidation d'un an (2 semestres) en statut de docteur junior, dont au moins un semestre centré sur l'ambulatoire supervisé ; stage mixte avec un endocrinologue libéral possible.
Source de la maquette : Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES d'endocrinologie-diabétologie-nutrition (version en vigueur)
Terrains et rythme d'internat
Terrains de stage
Grande diversité de terrains, des services très spécialisés (hypophyse, surrénales) aux services de diabétologie et de nutrition. Selon le SIHP, « il n'existe pas de stage à éviter » en Île-de-France.
Rythme, gardes et astreintes
Terrains agréés avec au moins deux visites par semaine par un spécialiste, supervision directe des prescriptions, et en phase socle une réunion de dossiers et une réunion bibliographique hebdomadaires.
Exemple local (CHU de Dijon, AIHD) : 8 à 10 gardes par semestre, aux urgences ou dans les étages, revendables, avec repos de garde systématiquement respecté.
Où faire l'internat d'endocrinologie - diabétologie - nutrition, et à quel rang ?
En 2026, 110 postes de endocrinologie - diabétologie - nutrition ont été ouverts dans 28 subdivisions. Pour chacune : la place offerte, le rang du dernier admis et le nombre de services agréés à titre principal pour ce DES par l'ARS.
| Subdivision | Postes 2026 | Rang limite 2026 | Services agréés à titre principal | Périph. |
|---|---|---|---|---|
| AP-HP - Paris | 14postes | rang 3 363 | 35 servicesprinc. + compl. | 11 étab. de périphérie |
| Lille | 7postes | rang 4 329 | 23 services | 13 étab. de périphérie |
| Rouen | 6postes | rang 4 992 | 9 services + 36 compl. | 6 étab. de périphérie |
| Bordeaux | 5postes | rang 3 863 | 11 services + 13 compl. | 9 étab. de périphérie |
| Nancy | 5postes | rang 5 810 | 11 services + 230 compl. | 8 étab. de périphérie |
| AP-HM - Marseille | 4postes | rang 2 703 | 12 services + 43 compl. | 4 étab. de périphérie |
| HCL - Lyon | 4postes | rang 2 762 | 9 servicespostes ouverts | 0 étab. de périphérie |
| Toulouse | 4postes | rang 3 134 | 8 services + 11 compl. | 2 étab. de périphérie |
| Montpellier | 4postes | rang 4 298 | 13 services + 41 compl. | 4 étab. de périphérie |
| Reims | 4postes | rang 4 881 | 12 services + 135 compl. | 3 étab. de périphérie |
| Dijon | 4postes | rang 5 293 | liste non publique | — |
| Tours | 4postes | rang 5 434 | 10 services + 226 compl. | 5 étab. de périphérie |
| Amiens | 4postes | rang 5 457 | 7 services | 6 étab. de périphérie |
| Limoges | 4postes | rang 6 065 | 6 services + 8 compl. | 4 étab. de périphérie |
| Grenoble | 3postes | rang 2 801 | 5 servicespostes ouverts | 2 étab. de périphérie |
| Brest | 3postes | rang 4 103 | 7 services | 2 étab. de périphérie |
| Rennes | 3postes | rang 4 709 | 9 services | 5 étab. de périphérie |
| Nantes | 3postes | rang 4 716 | liste non publique | — |
| Strasbourg | 3postes | rang 4 808 | 3 services + 187 compl. | 2 étab. de périphérie |
| Angers | 3postes | rang 4 950 | liste non publique | — |
| Caen | 3postes | rang 5 688 | 4 servicesprinc. + compl.partielle | 1 étab. de périphérie |
| Poitiers | 3postes | rang 5 857 | 4 services + 18 compl. | 3 étab. de périphérie |
| Clermont-Ferrand | 3postes | rang 6 022 | 7 servicespostes ouverts | 2 étab. de périphérie |
| Besançon | 2postes | rang 2 720 | liste non publique | — |
| Nice | 2postes | rang 3 785 | 3 services + 8 compl. | 1 étab. de périphérie |
| Océan Indien - La Réunion | 2postes | rang 4 364 | 10 services + 40 compl. | 3 étab. de périphérie |
| Saint-Etienne | 2postes | rang 5 734 | 4 services + 22 compl. | 1 étab. de périphérie |
| Martinique / Pointe-à-Pitre | 2postes | rang 5 761 | 10 servicesprinc. + compl. | 1 étab. de périphérie |
Postes et rangs limites : appariement EDN 2026 (CNG). Services agréés : listes publiées par les ARS, comptées service par service (un service agréé pour plusieurs phases ou semestres compte une fois) ; seuls les agréments à titre principal sont comptés, pas les agréments complémentaires qui ouvrent à ce DES un service d'une autre spécialité (affichés à part : « + N compl. »). Stages chez un praticien libéral, FST et options non comptés. « Périph. » : établissements hors des communes des sites CHU ayant au moins un de ces services (rattachement FINESS ; détail et distances sur la page de chaque ville). « Princ. + compl. » : 3 subdivisions publient une liste qui ne distingue pas les deux ; le nombre est alors plus élevé qu'un décompte à titre principal. « Liste non publique » : 4 subdivisions ne publient pas leurs terrains sous une forme exploitable. « Postes ouverts » et « partielle » : seule une partie des terrains est publiée (postes ouverts au choix sur un ou deux semestres, ou décisions d'une commission), le vrai nombre est plus élevé. Chaque nom de ville mène au détail des terrains et des rangs de la subdivision.
Options et formations spécialisées transversales
Ce qu'on peut ajouter au DES pour se sur-spécialiser : une option (dans le DES), une FST (partagée entre plusieurs DES) ou un diplôme d'université en parallèle.
3FST transversales
- FST CancérologieOriente vers l'oncologie endocrinienne ; allonge le DES d'un an.
- FST Médecine et biologie de la reproduction - andrologieOriente vers l'infertilité et l'endocrinologie de la reproduction ; allonge le DES d'un an.
- FST Pharmacologie médicale/thérapeutiqueUtile pour la recherche clinique ; allonge le DES d'un an.
DU et DIU liés
70 diplômes d'université relevés pour cette spécialité ; les 10 proposés dans le plus de facultés :
DIU14 universités
Gestion de l'insulinothérapie automatisée
Aix-Marseille, Angers, Besançon, Caen Normandie, Claude Bernard Lyon 1, Côte d'Azur, Grenoble Alpes, Lorraine, Montpellier, Nantes, Paris-Saclay, Picardie Jules Verne, Strasbourg, Toulouse
DIU7 universités
Pathologies osseuses médicales
Angers, Jean Monnet Saint-Étienne, Lille, Lorraine, Paris Cité, Rennes, Toulouse
DIU6 universités
Médecine de l'obésité
Aix-Marseille, Bordeaux, Claude Bernard Lyon 1, Grenoble Alpes, Rouen Normandie, Toulouse
DIU6 universités
Obésité pédiatrique, approche de santé publique
DIU5 universités
Chirurgie de l'obésité
DIU5 universités
Biologie appliquée à la procréation
Besançon, Dijon, Lorraine, Reims Champagne-Ardenne, Strasbourg
DIU4 universités
CESIU Diagnostic et Prise en charge des Dyslipidémies
DIU4 universités
Diabète et greffes
DIU4 universités
Thyroïdologie
DIU4 universités
Troubles du comportement alimentaire
Voir les 70 DU et DIU liés, avec durée, coût et lien vers chaque formation
Option, FST ou DU : accès, candidature et effet sur la durée de l'internat
Après l'internat
DREES 2021 : 734 endocrinologues libéraux conventionnés ; 42,6 % combinent libéral et salariat.
La maquette cite comme lieux d'exercice les centres spécialisés de l'obésité, les CLAN, les réseaux ville-hôpital et les activités transversales de nutrition.
Post-internat hospitalier ou universitaire possible pour se sur-spécialiser (thyroïde, tumeurs endocrines, endocrinologie pédiatrique, andrologie).
Quel salaire en endocrinologie - diabétologie - nutrition ?
En euros par mois, avant impôt sur le revenu. Le brut est ce qu'affiche la grille ; le net ≈ ce qui arrive sur le compte une fois les cotisations retirées, estimé par nos soins. En libéral, les chiffres publiés sont déjà nets des charges.
- Interne, 5e année≈ 2 190 €2 727 € brut
- Praticien hospitalier débutant1er échelon, hors IESPE et gardes≈ 3 740 €4 634 € brut
- Praticien hospitalier, fin de carrière13e échelon, hors IESPE et gardes≈ 7 670 €9 368 € brut
- Libéral, moyenneDREES, revenus 2021≈ 5 670 €net de charges
Pendant l'internat
La même grille pour toutes les spécialités. Le salaire monte surtout en 3e année, puis avec les primes de fin de cursus.
+ une garde de nuit ≈ 235 € brut, payée en plus du salaire.
Selon la maquette, la phase de docteur junior remplace la 4e et/ou la 5e année.
En endocrinologie - diabétologie - nutritionPas de spécificité au-delà du socle commun.
Après l'internat, selon le mode d'exercice
Hôpital public
Salaire fixé par arrêté, identique partout en France et pour toutes les spécialités, qui progresse avec l'ancienneté (13 échelons). Les praticiens hospitaliers sont des agents publics, pas des fonctionnaires.
Paramètres des cas-types : grille PH ÷ 12 ; IESPE 1 010 € brut par mois ; garde de nuit 422,03 € brut ; 4 gardes par mois.
- PH 1er échelondébut de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 3 740 €4 634 € brut
- PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE≈ 4 580 €5 644 € brut
- PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 5 980 €7 332 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 7 670 €9 368 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE≈ 8 510 €10 378 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 9 910 €12 066 € brut
Cas-types calculés : grille PH ÷ 12, + IESPE (1 010 €) si exercice public exclusif, + N gardes de nuit de semaine à 422,03 € (indemnité de sujétion). Hors prime d'exercice territorial, astreintes, temps additionnel et primes d'engagement. Le net est estimé avec les taux du bloc « Comment le net est estimé » : gardes et IESPE entrent dans l'assiette IRCANTEC (fiche médecins IRCANTEC).
Avant de devenir PH
- Assistant spécialiste1re et 2e années, hors IESPE≈ 2 250 €2 804 € brut
- Assistant spécialiste5e et 6e années, hors IESPE≈ 2 770 €3 449 € brut
- Chef de clinique-assistantavant 2 ans, part hospitalière + part universitaire≈ 2 440 €3 036 € brut
- Chef de clinique-assistantaprès 2 ans, les deux parts≈ 2 840 €3 535 € brut
Chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux et assistant hospitalier universitaire : 1er échelon (avant 2 ans), puis 2e échelon. Les deux parts s'additionnent. Prime d'engagement à exercer à plein temps : 5 666 € brut pour 2 ans ou 11 332 € pour 4 ans.
En plus du salaire
- IESPE 1 010 € brut par mois : Engagement de 3 ans renouvelable à n'exercer aucune activité libérale et à exercer exclusivement à l'hôpital public ; au prorata des obligations de service. Versée aussi aux assistants, CCA et hospitalo-universitaires (même montant).
- Prime d'exercice territorial : 250 € (1 demi-journée hebdomadaire moyenne hors site principal) ; 450 € (plus de 1 à 3 demi-journées inclus) ; 700 € (plus de 3 à 4 demi-journées inclus) ; 1 000 € (4 demi-journées sur au moins 2 sites différents du site principal, ou plus de 4 demi-journées) brut par mois. Activité hors du site principal, sur un site à au moins 20 km (route), dans le cadre d'une convention entre établissements ; moyenne mensuelle de demi-journées hebdomadaires.
- PH : 422,03 € brut par nuit, dimanche ou jour férié ; 211,01 € par demi-nuit ou samedi après-midi (indemnité de sujétion, dans les obligations de service).
- Temps de travail additionnel (au-delà des obligations de service) : 335,60 € brut par période de jour ou de nuit, 167,79 € par demi-période.
- Hospitalo-universitaires (PU-PH, MCU-PH, CCA, AHU) : 755,81 € brut par garde, 377,93 € par demi-garde de nuit, 253,20 € par demi-garde du samedi après-midi.
- Astreinte : forfait fixé par chaque établissement, entre 70 € et 280 € brut par nuit ou deux demi-journées (500 € au plus pour les hospitalo-universitaires). Les déplacements ne sont plus payés à part : le temps d'intervention, trajet compris, est décompté en demi-journées de service.
- Prime d'engagement de carrière hospitalière (praticiens contractuels et assistants qui s'engagent à devenir PH) : 20 000 € brut (poste où l'offre de soins est insuffisante), 10 000 € (spécialité en difficulté de recrutement au niveau national), 30 000 € si les deux ; versée en deux fois, remboursable en cas de rupture.
- Par demi-journée d'activité partagée dans un autre hôpital public au-delà des obligations de service : 293,25 € brut de jour, 427,25 € la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés (modulable de ±30 % par l'établissement).
Hospitalo-universitaires
- PU-PH : émoluments hospitaliers de 40 304 € à 60 930 € brut par an, plus un traitement universitaire de 39 697 € à 78 804 € brut par an.
- MCU-PH : émoluments hospitaliers de 34 690 € à 50 451 € brut par an, plus un traitement universitaire de 27 765 € à 63 327 € brut par an.
Deux rémunérations cumulées : émoluments hospitaliers (hôpital) et traitement universitaire (université). La correspondance entre les échelons des deux grilles n'est pas reprise ici : on ne les additionne pas échelon par échelon. Pas de net estimé : la part universitaire relève du régime des fonctionnaires.
Non publié : Forfaits d'astreinte réellement appliqués : fixés par chaque établissement entre 70 et 280 €, pas de barème national. Primes universitaires, indemnité de résidence et part variable des hospitalo-universitaires : non reprises.
Libéral
Revenu annuel ÷ 12. C'est déjà un net : honoraires moins charges du cabinet et cotisations sociales (URSSAF, CARMF), avant impôt. Il reste environ 2,9 % de CSG et CRDS à retirer des chiffres DREES.
DREES, revenus 2021, libellé « Endocrinologie et métabolisme »
En moyenne, ≈ 5 670 € par mois de revenu libéral en « Endocrinologie et métabolisme »
Pour situer la dispersion, la DREES ne publie la médiane et la fourchette que pour le regroupement « Autres spécialistes », commun à plusieurs spécialités :
La moitié gagne plus de 8 140 € par moisagrégat
8 sur 10 gagnent entre 2 910 € et 17 930 € par mois.
Revenu d'activité (libéral + salaire éventuel) ; bloc foncé : la moitié du milieu, entre 4 680 € et 12 380 €.
Ces chiffres portent sur le regroupement DREES « Autres spécialistes » (2 672 médecins), où cette spécialité ne pèse que 28 %. Ce ne sont pas ses valeurs propres.
- ≈ 6 530 € par mois en moyenne en comptant un éventuel salaire
- Secteur 1 : ≈ 5 780 € ; secteur 2 (dépassements autorisés) : ≈ 5 600 € par mois de revenu libéral moyen
- 734 médecins libéraux, dont 64,7 % en secteur 2
CARMF, revenus 2024
- ≈ 6 770 € par mois de revenu libéral net moyen en « Endocrinologie et métabolisme » (754 médecins ; 6 100 € en 2022)
Regroupement DREES « Autres spécialistes » (2021)
- Installés depuis 10 ans ou moins : ≈ 8 640 € par mois de revenu d'activité (secteur 1 : 9 770 € ; secteur 2 : 7 400 €), 47,5 % en secteur 2
- Femmes : ≈ 7 010 €, hommes : ≈ 12 130 € par mois de revenu d'activité (50,2 % de femmes). Écart brut, sans correction du temps de travail ni de l'âge.
- Parmi les médecins autorisés à dépasser, 57,8 % ont signé l'OPTAM (dépassements plafonnés), 62,9 % chez les installés depuis moins de 10 ans.
La DREES ne publie pas les honoraires encaissés (chiffre d'affaires) par spécialité : il n'y a donc pas de « brut » libéral à afficher. La CARMF mesure le revenu libéral seul (sans salaire), sur ses cotisants, en 2024 ; la DREES le revenu libéral et le revenu d'activité, en 2021. Les deux ne se comparent pas au centime.
En endocrinologie - diabétologie - nutritionDREES 2021 : revenu d'activité moyen de 78 300 € pour les endocrinologues libéraux conventionnés (81 300 € en secteur 1, 76 600 € en secteur 2).
Salarié hors hôpital public
Seuls les salaires fixés par un texte officiel ou une convention collective publiée sont repris. Montants bruts mensuels ; pour la fonction publique, traitement indiciaire seul (indice majoré × 5 907,34 € ÷ 100 ÷ 12), hors primes.
- Médecine du travail (services de prévention et de santé au travail interentreprises)7 204 € à 8 933 € brut par mois (médecin du travail, classe M, minimum conventionnel ; 107 197 € par an après 24 ans de présence)Rémunération minimale annuelle garantie au 1er janvier 2026 : 86 449 € brut pour le médecin du travail ; 73 693 € pour le collaborateur médecin (en formation), 81 247 € à la fin de sa formation théorique.CCN des services de prévention et de santé au travail interentreprises (IDCC 897), accord du 19 février 2026 (étendu), art. 2
- Médecin territorial (PMI, services de santé des collectivités)2 294 € à 5 558 € brut par mois (traitement indiciaire seul, de l'indice majoré 466 à l'échelon spécial HEB bis)Trois grades (2e classe, 1re classe, hors classe). S'y ajoutent des primes (RIFSEEP) fixées par chaque collectivité, dans la limite des plafonds des médecins inspecteurs de santé publique. Il n'y a pas de grille propre à la PMI.Décret n° 92-851 (statut) et décret n° 2014-924 (échelonnement indiciaire) ; valeur du point : décret n° 85-1148, art. 3
- Médecin inspecteur de santé publique (ARS, ministère)2 294 € à 6 321 € brut par mois (traitement indiciaire seul ; fin de grade de base : 3 923 € (indice majoré 797) ; médecin inspecteur en chef : jusqu'à 5 277 € (HEB) ; médecin général : 6 321 € (HED))Primes (RIFSEEP) en plus : prime de fonctions jusqu'à 29 495 à 43 180 € brut par an selon le groupe de fonctions, complément annuel jusqu'à 5 205 à 7 620 € (plafonds).Décret n° 2020-501 (échelonnement indiciaire, modifié le 25 juillet 2025) ; arrêté du 13 juillet 2018 (RIFSEEP)
- Médecin de l'Éducation nationale2 294 € à 5 277 € brut par mois (traitement indiciaire seul, jusqu'au 5e échelon hors classe (HEB))Primes (RIFSEEP) en plus : prime de fonctions jusqu'à 30 000 à 34 000 € brut par an, complément annuel jusqu'à 5 200 à 6 000 € (plafonds).Décret n° 2009-1303, art. 4-1 ; arrêté du 26 novembre 2015 modifié (RIFSEEP)
- ESPIC et établissements privés non lucratifs (FEHAP, CCN 51)Pas de grille médecin publiéeLa grille médecin existe (coefficient de référence 937, compléments de spécialité, ancienneté jusqu'à 30 %), mais la valeur du point en vigueur n'est pas publiée sur Légifrance : la dernière trouvée date de 2018. Salaire non calculable.CCN du 31 octobre 1951 (IDCC 29), titre XX et annexe I
- Cliniques privées (FHP, hospitalisation privée)Pas de grille médecin publiéeLa convention couvre les médecins salariés (coefficients 425 à 760). Le seul minimum chiffré trouvé est celui de l'avenant n° 33 du 22 février 2023, non étendu (43 558 € brut par an pour le niveau « médecin ») ; sa valeur au 27/09/2026 n'est pas confirmée. La plupart des médecins de clinique exercent en libéral.CCN de l'hospitalisation privée du 18 avril 2002 (IDCC 2264), art. 101 ; avenant n° 33
- Centres de santéPas de grille médecin publiéeIl n'existe pas de convention collective des centres de santé : le salaire dépend du gestionnaire (fonction publique territoriale pour un centre municipal, convention de la mutualité, CCN 51…). L'accord national du 28 août 2025 fixe les rapports avec l'Assurance maladie, pas les salaires.Accord national des centres de santé du 28 août 2025 (avis au JO du 15 octobre 2025)
- Praticien-conseil de l'Assurance maladiePas de grille médecin publiéeLes coefficients sont publiés (620 à 1 375 selon le niveau), mais pas la valeur du point de l'institution : salaire non calculable.CCN des praticiens-conseils du régime général (IDCC 2603), art. 2-3
Mixte : libéral à l'hôpital public, ou libéral et salarié
Un praticien hospitalier peut garder une activité libérale dans son hôpital, dans des limites fixées par la loi.
- Réservée aux praticiens temps plein ou à au moins 8 demi-journées par semaine et aux hospitalo-universitaires titulaires (CSP, art. L6154-1).
- Au plus 20 % du temps de service : 2 demi-journées par semaine pour 10 demi-journées de service, 1 pour 8 ou 9 (CSP, art. L6154-2).
- Le nombre de consultations et d'actes en libéral doit rester inférieur à celui de l'activité publique ; aucun lit ni équipement réservé.
- Contrat de 5 ans approuvé par le directeur général de l'ARS ; adhésion obligatoire à la convention médicale ; le secteur (1, 2, OPTAM) suit la situation conventionnelle du praticien (CSP, art. L6154-4).
- Incompatible avec l'IESPE (1 010 € brut par mois).
- Clause de non-concurrence possible au départ : 6 à 24 mois, dans un rayon de 3 à 10 km (CSP, art. L6154-2).
| Type d'acte | CHU | Autre hôpital |
|---|---|---|
| Consultations | 16 % | 15 % |
| Actes (hors imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie) | 25 % | 16 % |
| Imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie | 60 % | 60 % |
Aucun plafond de revenus n'est fixé par les textes (seuls le temps et le volume sont plafonnés).
Côté libéral, la DREES compare les médecins qui n'ont que le libéral et ceux qui ont aussi un salaire (regroupement « Autres spécialistes », 2021) : ≈ 8 970 € par mois pour les libéraux exclusifs, ≈ 10 330 € pour les mixtes, dont 7 330 € de libéral.
Ce que rapportent les actes
Tarifs de la Sécurité sociale en vigueur au 27/09/2026. C'est ce que touche un médecin de secteur 1 (ou de secteur 2 qui signe l'OPTAM) pour un acte, avant ses charges : un chiffre d'affaires, pas un revenu.
| Code | Consultation | Tarif |
|---|---|---|
| CS | Consultation du spécialiste (cas général) | 26,50 € |
| MCS | Majoration de coordination, patient adressé par le médecin traitant | 5,00 € |
| MCE | Majoration de certaines consultations des endocrinologues et internistes | 30,50 € |
| APC | Avis ponctuel de consultant (adressé par le médecin traitant) | 60,00 € |
| Code | Acte | Secteur 1 / OPTAM | Secteur 2 hors OPTAM |
|---|---|---|---|
| KCQM001 | Échographie transcutanée de la glande thyroïde | 34,97 € | 34,97 € + dépassement |
| KCHJ001 | Ponction ou cytoponction d'une lésion de la glande thyroïde, par voie transcutanée avec guidage échographique | 38,40 € | 38,40 € + dépassement |
| KCHB001 | Ponction ou cytoponction de la glande thyroïde, par voie transcutanée sans guidage | 38,40 € | 38,40 € + dépassement |
Secteur 2 et OPTAM
- Secteur 2 : honoraires libres « à des niveaux modérés » et « avec tact et mesure » ; devis écrit dès 70 €. Le dépassement n'est jamais remboursé par la Sécurité sociale.
- Sans OPTAM, la base de remboursement est plus basse (colonne de droite ; consultation cotée C à 23 €, CP à 42,50 € pour psychiatres et neurologues).
- Avec l'OPTAM (ou l'OPTAM-ACO en chirurgie, anesthésie et obstétrique), le médecin plafonne ses dépassements ; ses patients sont remboursés au tarif du secteur 1 et il touche une prime annuelle.
Actes qui supposent un diplôme ou une formation
- Usage ou recommandationÉchographie hors grossesseAucun texte trouvé qui impose un DU ou un DIU pour réaliser et facturer une échographie hors diagnostic prénatal. Le DIU d'échographie est une formation reconnue par l'Ordre (mention possible sur la plaque).
Echographie, option « Echographie Générale » ou Echographie, « option Echographie de Spécialité » (DIU)
Recherche non exhaustive : un texte a pu nous échapper.CNOM, « Titres et mentions autorisés sur les plaques et ordonnances » (juillet 2023) - Exigé par un texteAutres actes CCAM marqués « formation »434 actes de la CCAM portent une mention « Formation », le plus souvent « spécifique à cet acte en plus de la formation initiale », sans diplôme nommé (électromyographie, polysomnographie, stimulateurs cardiaques, lambeaux libres…). Un diplôme n'est nommé que pour quelques actes (DIU d'hyperbarie ; diplômes de chirurgie de la main et de microchirurgie pour les greffes du plexus brachial).
Formation : spécifique à cet acte en plus de la formation initiale
CCAM V84 (liste des actes et prestations, art. L162-1-7 du code de la sécurité sociale)
Sources : Classification commune des actes médicaux (CCAM), version 84, applicable au 31/07/2026 (fichier CCAM_V84_VF.xls, ameli.fr) ; ameli - Tarifs conventionnels des médecins généralistes et spécialistes (page du 17 mars 2026 ; majorations 'Tarifs en euros au 1er janvier 2026') ; NGAP - version en vigueur du 01/09/2026 (PDF ameli). Tarifs de métropole en vigueur depuis le 1er janvier 2026, inchangés au 27/09/2026 (dernière revalorisation des consultations de la convention de 2024). Secteur 1, OPTAM, ou secteur 2 qui applique le tarif opposable.
Détail et sources
Comment le net est estimé
Internes, docteurs juniors, assistants et praticiens hospitaliers sont des agents publics non titulaires (PH : statut particulier, pas fonctionnaires) : régime général de la Sécurité sociale pour la retraite de base et IRCANTEC pour la retraite complémentaire, pas la CNRACL. IRCANTEC sur la totalité des émoluments pour un PH temps plein sans activité libérale (fiche médecins IRCANTEC).
- Retraite de base : 6,9 % jusqu'au plafond + 0,4 % sur tout le brut
- IRCANTEC (part agent) : 2,84 % jusqu'au plafond, 7,06 % au-delà
- CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut
Plafond de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 €/an, soit 4 005 €/mois (la limite de 192 240 € affichée par l'URSSAF pour la CSG en 2026 vaut 4 plafonds). Estimation mensuelle, tranches calculées sur le plafond mensuel ; hors impôt sur le revenu (prélèvement à la source), mutuelle, cotisation maladie supplémentaire d'Alsace-Moselle (1,30 %) et régularisations annuelles.
Internat : grille détaillée
| Année | Brut annuel (émoluments) | Brut mensuel | Net mensuel ≈ | Ce qui est compté |
|---|---|---|---|---|
| 1re année (TCEM1) | 19 406 € | 2 052 € | 1 650 € | Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres). |
| 2e année (TCEM2) | 21 483 € | 2 225 € | 1 790 € | Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres). |
| 3e année (TCEM3) | 28 408 € | 2 367 € | 1 900 € | Émoluments de base ; plus d'indemnité de sujétion. |
| 4e année | 28 430 € | 2 549 € | 2 050 € | Interne encore en approfondissement (DES de 5 ans ou plus) ; en phase de consolidation, voir docteur junior. Émoluments + prime de responsabilité 2 154,10 €/an brut. |
| 5e année | 28 448 € | 2 727 € | 2 190 € | Si la 5e année n'est pas une année de docteur junior (allongement de la maquette, par exemple). Émoluments + prime de responsabilité 4 273,93 €/an brut. |
| Docteur junior, 1re année | 28 495 € | 2 791 € | 2 240 € | Phase de consolidation : émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 5 000 €/an (arrêté du 11 février 2020, annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022). |
| Docteur junior, 2e année | 28 495 € | 2 875 € | 2 310 € | Émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 6 000 €/an. |
Nuit de semaine : 234,80 € brut ; samedi, dimanche, jour férié : 256,86 € brut ; demi-garde : 117,39 € (semaine) / 128,43 € (week-end). Montants en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (arrêté du 22 décembre 2023, qui a pérennisé la majoration de 50 %). Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives ; une garde de nuit compte pour deux demi-journées.
10 demi-journées par semaine : 8 en stage, 2 hors stage (formation). Plafond de 48 h par semaine en moyenne sur trois mois (décret n° 2015-225 du 26 février 2015). Repos de sécurité de 11 h, sans aucune activité hospitalière, immédiatement après chaque garde de nuit ou demi-garde et après le dernier déplacement d'une astreinte ; il n'est pas décompté des obligations de service. Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives.
- Indemnité de sujétion (4 premiers semestres) : 435,18 € brut/mois
- Prime de responsabilité (4e et 5e année) (4e année : 2 154,10 €/an brut ; 5e année : 4 273,93 €/an brut (ISNI, 2026))
- Prime SASPAS (médecine générale, stage autonome en soins primaires ambulatoires supervisé) : 125 € brut/mois, arrêté du 4 mars 2014
- Indemnité compensatrice d'avantages en nature (interne non logé et/ou non nourri) (336,32 à 1 010,64 €/an brut (environ 28 à 84 €/mois) selon que l'établissement fournit ou non le logement et les repas)
- Docteur junior (phase de consolidation) : 28 495,49 € brut/an d'émoluments forfaitaires, + prime d'autonomie supervisée de 5 000 € (1re année) puis 6 000 € (2e année) ; arrêté du 11 février 2020 et annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022
Grille des praticiens hospitaliers
| Échelon | Brut annuel | Brut mensuel | Net mensuel ≈ | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 55 607,79 € | 4 634 € | 3 740 € | 2 ans |
| 2 | 58 082,41 € | 4 840 € | 3 910 € | 2 ans |
| 3 | 62 148,07 € | 5 179 € | 4 190 € | 2 ans |
| 4 | 66 567,09 € | 5 547 € | 4 500 € | 2 ans |
| 5 | 68 688,21 € | 5 724 € | 4 640 € | 2 ans |
| 6 | 71 162,83 € | 5 930 € | 4 820 € | 2 ans |
| 7 | 76 465,74 € | 6 372 € | 5 180 € | 2 ans |
| 8 | 79 647,54 € | 6 637 € | 5 400 € | 2 ans |
| 9 | 90 549,14 € | 7 546 € | 6 160 € | 4 ans |
| 10 | 94 557,64 € | 7 880 € | 6 430 € | 4 ans |
| 11 | 99 810,26 € | 8 318 € | 6 800 € | 4 ans |
| 12 | 105 062,89 € | 8 755 € | 7 160 € | 4 ans |
| 13 | 112 416,56 € | 9 368 € | 7 670 € | dernier échelon |
Temps partiel (5 à 9 demi-journées par semaine) : émoluments au prorata (CSP, art. R6152-23 et R6152-26).
- Arrêté du 8 juillet 2022, annexe II (montants au 1er juillet 2023, inchangés au 27/09/2026) ; durées d'échelon : CSP, art. R6152-21
- Arrêté du 8 juin 2000 modifié, art. 1 ; CSP, art. D6152-23-1, 6°
- Arrêté du 14 mars 2017 relatif à la prime d'exercice territorial, art. 5
- Arrêté du 30 avril 2003 modifié (montants de garde fixés par l'arrêté du 22 décembre 2023, en vigueur depuis le 1er janvier 2024 ; astreintes forfaitisées par l'arrêté du 17 avril 2026, en vigueur le 1er mai 2026), version consolidée au 27/09/2026, art. 13, 14 et 14 bis
- Arrêté du 8 juillet 2022, annexe V
- Part hospitalière : arrêté du 8 juillet 2022, annexe I-D ; part universitaire : arrêté du 13 décembre 2021 relatif à la rémunération universitaire, art. 2 (modifié en 2024, effet au 1er juillet 2023)
- Émoluments hospitaliers : arrêté du 8 juillet 2022, annexe I (A et B) ; traitement universitaire : grilles indiciaires du décret n° 2021-1646 du 13 décembre 2021, valeur du point : décret n° 85-1148 modifié (5 907,34 € brut par an pour l'indice majoré 100 depuis le 1er juillet 2023)
- Arrêté du 14 mars 2017 modifié (arrêté du 23 janvier 2024)
- Arrêté du 15 décembre 2021 relatif à la prime de solidarité territoriale, art. 5
Remplacements. Rémunération fixée de gré à gré entre remplaçant et remplacé : aucun barème officiel n'est publié. Repère réglementaire : les médecins libéraux assurant la permanence des soins en établissement (PDSES) perçoivent depuis le 1er novembre 2025 une indemnité forfaitaire de 422 € par garde de nuit, dimanche ou jour férié (contre 229 €), 141 € en début de nuit (contre 79 €), 281 € en nuit profonde ou samedi après-midi (contre 150 €) ; astreintes non revalorisées (arrêté du 24 juillet 2025).
Libéral : ce que mesurent la DREES et la CARMF
DREES : « Le revenu libéral correspond au revenu tiré des recettes perçues au titre de l'activité professionnelle de santé (majoritairement des honoraires) une fois les charges fiscales et sociales déduites. […] Il correspond au revenu net fiscal qui intègre les contributions sociales de la CSG non-déductible et CRDS, avant soumission au barème de l'impôt sur les revenus. »
Net des charges professionnelles et des cotisations sociales personnelles (URSSAF, CARMF) ; la CSG non déductible et la CRDS (2,9 % environ) n'en sont pas encore retirées ; avant impôt sur le revenu.
Champ DREES : France métropolitaine et DROM, médecins conventionnés, âgés de 70 ans ou moins, installés avant 2021, ayant déclaré au moins 1 euro d’honoraires et pratiqué au moins un acte en 2021, hors remplacements. Les percentiles (P10 à P90) portent sur le revenu d’activité (libéral + salarié) et ne sont publiés que par regroupement de spécialités. Le regroupement « Autres spécialistes » rassemble les spécialités à faible effectif : médecine interne, médecine génétique, médecine physique et de réadaptation, neurologie, gériatrie, néphrologie, endocrinologie, et hématologie.
CARMF : Revenu net d'activité indépendante (RNAI) moyen : « un revenu global qui regroupe l'ensemble des revenus du médecin, dont les bénéfices non commerciaux (BNC), les revenus de gérance et les primes Madelin ». Revenu libéral net des charges professionnelles, avant impôt ; les salaires éventuels n'y sont pas. Champ : « Les RNAI de l'année N concernent les revenus enregistrés au 3e trimestre de l'année N+1, de tous les cotisants, hors dispensés des premières années et hors taxés, mais y compris cumul retraite / activité libérale. » Libellés CARMF : toutes les chirurgies sont regroupées sous « Chirurgie » ; « Cancérologie » ne distingue pas oncologie médicale et radiothérapie. Aucune ventilation par secteur ni par sexe n'est publiée.
Écart entre les mieux et les moins bien payés : les 10 % du haut gagnent au moins 4,4 fois plus que les 10 % du bas (rapport D9/D1).
Évolutions 2021-2024 annoncées par la DREES pour 2027 (ER n° 1383, septembre 2026).
Sources
- DREES, Études et Résultats n° 1322 (décembre 2024) : revenu des médecins libéraux en 2021 — tableaux 1, complémentaires A, B et E
- CARMF, « Les revenus nets d'activité indépendante par spécialité » (revenus 2022, 2023 et 2024, page du 29 janvier 2026)
- Arrêté du 29 juin 2023 modifiant l’arrêté du 8 juillet 2022 (annexe II, émoluments des praticiens hospitaliers)
- URSSAF, taux de cotisations 2026 (vieillesse 6,90 % plafonnée + 0,40 %, CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut)
- IRCANTEC, taux d'appel 2026 (part agent : 2,84 % tranche A, 7,06 % tranche B)
- IRCANTEC, assiette des cotisations des praticiens hospitaliers (fiche médecins, mise à jour du 23/06/2026)
- DREES, jeu de données « Les revenus des professionnels de santé libéraux » (définition du revenu libéral)
- Arrêté du 8 juillet 2022 relatif aux émoluments, rémunérations ou indemnités des personnels médicaux, pharmaceutiques et odontologiques exerçant leurs fonctions dans les établissements publics de santé
- Arrêté du 22 décembre 2023 modifiant le montant des indemnités des gardes (dont internes, en vigueur au 1er janvier 2024)
- Arrêté du 29 juin 2023 relatif à l'indemnisation de la permanence et de la continuité des soins (montants de garde des internes avant 2024)
- Arrêté du 10 septembre 2002 relatif aux gardes des internes et au repos de sécurité
- Décret n° 2015-225 du 26 février 2015 relatif au temps de travail des internes
- Arrêté du 4 mars 2014 fixant le montant de la prime de responsabilité des internes de médecine générale en SASPAS
- ISNI, Docteur junior (émoluments, prime d'autonomie supervisée ; arrêté du 11 février 2020)
- ISNI, Rémunérations de l'interne (grille 2026, primes de responsabilité, avantages en nature)
- ISNI - Temps de travail de l'interne
- ISNAR-IMG, rémunération et indemnisations des internes de médecine générale
- FHF, revalorisation des indemnités PDSES des médecins libéraux au 1er novembre 2025 (arrêté du 24 juillet 2025)
- Décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 modifié, art. 3 (rédaction issue du décret n° 2023-519 du 28 juin 2023, art. 1)
Données réglementaires à jour au 2026-09.
Points à regarder avant de choisir
Durée
4 ans d'internat, parmi les DES les plus courts (18 spécialités sur 44 durent 4 ans).
Accès
Fermée au rang 6 065 en 2026, plus tard qu'en 2025 (5 121) : 26e plus sélective sur 44 selon ce rang limite national.
Exercice
Modes d'exercice listés : hospitalier, libéral.
Revenu libéral
≈ 5 670 € par mois en moyenne (DREES 2021, détail), en dessous de la médiane des 37 spécialités renseignées (≈ 9 870 € par mois).
Options & FST
3 options ou FST possibles pendant le DES.
Gardes & rythme
Charge et fréquence des gardes selon les terrains : voir Terrains & rythme.
Repères calculés à partir des données de cette fiche et des rangs limites 2026, comparés aux 44 spécialités. Pour mettre deux spécialités face à face : le comparateur.
Pour qui ?
- Aimer le raisonnement biologique et l'interprétation des dosages
- Vouloir suivre des patients chroniques sur le long terme
- S'intéresser à l'éducation thérapeutique
- Aimer la technologie du diabète : capteurs, pompes, boucle fermée
- Travailler en réseau : médecin traitant, chirurgie bariatrique, diététique
Questions fréquentes sur Endocrinologie - diabétologie - nutrition
Combien de temps dure l'internat d'endocrinologie - diabétologie - nutrition ?
4 ans : Socle 1 an, Approfondissement 2 ans, Consolidation 1 an. La durée peut s'allonger d'un an avec certaines options ou FST.
Quel est le rang limite d'endocrinologie - diabétologie - nutrition aux EDN 2026 ?
Au choix de poste 2026, endocrinologie - diabétologie - nutrition s'est choisie jusqu'au rang 6 065 au niveau national (dernier affecté, toutes subdivisions confondues), pour 110 postes ; en 2025, le dernier rang était 5 121. Le rang limite varie fortement d'une ville à l'autre. Source : CNG.
Combien gagne un médecin en endocrinologie - diabétologie - nutrition ?
En libéral, le revenu moyen observé est d'environ 5 670 € par mois (DREES, revenus 2021), avec de fortes différences selon le secteur et l'activité. Pendant l'internat, la rémunération est celle, commune, des internes ; à l'hôpital, celle de la grille des praticiens hospitaliers.
Peut-on s'orienter vers l'enfant avec ce DES ?
Pas directement, mais la maquette inclut les troubles de croissance et de puberté et la transition enfant-adulte ; la pédiatrie figure parmi les stages connexes.
Quelle est la part de gestes techniques ?
Surtout des explorations : mesure continue du glucose, calorimétrie, composition corporelle, tests hormonaux ; pose et suivi de pompes à insuline.
Ce DES comporte-t-il beaucoup de gardes ?
La maquette ne fixe pas de volume. Exemple local (AIHD, Dijon) : 8 à 10 gardes par semestre.
Faut-il un rang très haut pour accéder à ce DES ?
Le rang limite varie selon les années et les subdivisions : consultez les rangs limites publiés sur RÉFOUA.
Peut-on s'orienter vers la nutrition et l'obésité ?
Oui : la nutrition pèse 25 % de l'enseignement, avec un stage obésité/dénutrition dès la phase socle.
Sources
- Arrêté du 21 avril 2017 modifié, art. 6 (durée des options et FST)
- Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES d'endocrinologie-diabétologie-nutrition (version en vigueur)
- SIHP (syndicat d'internes d'Île-de-France), fiche spécialité Endocrinologie-diabétologie-nutrition
- AIHD (association d'internes de Dijon), fiche Endocrinologie-diabétologie-nutrition
- Arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine (art. 13, 59, 60)
- DREES, Études et Résultats n° 1322 (déc. 2024), tableaux complémentaires : effectifs, secteur 2 et exercice mixte par spécialité
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Endocrinologie - diabétologie - nutrition fait partie du groupe Endocrinologie / gynécologie médicale.
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