Médecine générale
DES Médecine Générale
Le médecin du premier recours, pour tous les âges : consultations et visites, suivi des maladies chroniques, prévention et coordination des soins. 100 974 généralistes en activité au 1er janvier 2026 (DREES).
- Internat
- 4 ans 8 semestres
- Exercice
- Médical libéral · salarié · mixte

Le métier
Six compétences certifiées par le DES : premier recours et urgence, relation et communication, approche globale, prévention et santé communautaire, continuité et coordination des soins, professionnalisme.
Tous les âges, avec un accent mis par la maquette sur la santé de la femme et de l'enfant, la santé mentale, la personne âgée et les maladies chroniques.
Porte d'entrée du système de soins : distinguer urgence réelle et urgence ressentie, gérer l'incertitude des tableaux précoces et indifférenciés, orienter vers le 2e ou 3e recours.
Consultations au cabinet et visites sur les lieux de vie des patients ; certificats, dont médico-légaux ; cotation des actes.
Coordination avec les autres soignants (infirmiers, pharmaciens, spécialistes, CPTS) et participation possible à la permanence des soins ambulatoires (PDSA).
Ce qui pèse : l'incertitude diagnostique en première ligne et, en libéral, la gestion d'un cabinet (administratif, fiscalité), d'ailleurs au programme de la 4e année.
Combien de temps dure l'internat de médecine générale ?
Durée totale : 4 ans (8 semestres, dont au moins 4 auprès de maîtres de stage des universités agréés en médecine générale), en trois phases de plus en plus autonomes.
Socle1 an
Un stage chez le praticien (niveau 1) et un stage aux urgences.
- 1×Médecine générale ambulatoire (niveau 1)obligatoireAuprès d'un à trois maîtres de stage des universités (MSU) agréés à titre principal en médecine générale
- 1×Médecine d'urgenceobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en médecine d'urgence et/ou à titre complémentaire en médecine généraleAvec participation programmée aux entretiens de patients en urgence psychiatrique.
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage : une supervisée, une en autonomie
- Travaux d'écriture clinique, groupes d'échanges de pratique (GEP), groupes de formation à la relation thérapeutique, tutorat par familles de situations
- Ateliers de gestes pratiques, y compris en simulation
Compétences clés
- Décider en premier recours à partir de la prévalence, de la clinique et de l'incertitude
- Approche centrée sur le patient et approche globale bio-psycho-sociale
- Distinguer urgence réelle et urgence ressentie
- Situations prioritaires : maladies chroniques et polymorbidité, problèmes aigus fréquents, problèmes sociaux au premier plan, patients difficiles ou exigeants
Évaluation
Présence en stage et en cours ; validation de la production personnelle ; portfolio et argumentation orale des travaux ; compétences évaluées en stage sur une grille standardisée de l'université. Validation : enseignements, stages et portfolio (art. 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017).
Approfondissement2 ans
Médecine polyvalente, stage couplé santé de la femme et de l'enfant, SASPAS en autonomie supervisée et un stage libre.
- 1×Médecine polyvalenteobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal ou complémentaire en médecine généraleFormation possible en santé de la personne âgée polypathologique ; au cours d'un des deux premiers semestres de la phase.
- 1×Stage couplé santé de la femme et de l'enfantobligatoireChez au moins deux MSU (dont un agréé en gynécologie, pédiatrie ou pédopsychiatrie), en stage mixte MSU + hôpital, ou à l'hôpital (gynécologie et/ou pédiatrie, pédopsychiatrie)Au cours d'un des deux premiers semestres ; demi-journées en PMI, consultation maïeutique ou santé mentale maternelle si accessibles. Peut être remplacé par un stage de pédiatrie si les capacités de formation manquent (sauf internes des armées).
- 1×SASPAS (stage ambulatoire en soins primaires en autonomie supervisée, niveau 2)obligatoireAuprès d'au moins deux MSU agréés à titre principal en médecine généraleAu cours d'un des deux derniers semestres de la phase.
- 1×Stage librelibreDe préférence en gériatrie, pédiatrie, psychiatrie, pédopsychiatrie, gynécologie médicale ou gynécologie-obstétrique (MSU, stage mixte ou hôpital)Demi-journées en addictologie ou en CMP si disponibles ; couplé pour moitié avec la gynécologie si le stage couplé n'a pas pu être fait.
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage : une supervisée, une en autonomie
- Écriture clinique, GEP, formation à la relation thérapeutique, tutorat, ateliers de gestes et de simulation
Compétences clés
- Suivre nourrissons, enfants et adolescents lors des examens systématiques
- Santé de la femme : contraception, grossesse, accès à l'IVG, post-partum, ménopause, dépistages
- Santé mentale : repérer addictions et troubles psychiatriques chroniques, connaître les parcours de soins
- Hiérarchiser les demandes multiples d'un patient ; envisager les symptômes médicalement inexpliqués
- Rédiger les certificats, notamment médico-légaux ; connaître la nomenclature des actes
Évaluation
Présence ; validation de la production personnelle ; portfolio (traces écrites d'apprentissage) ; compétences évaluées en stage sur grille standardisée. Validation : enseignements, stages et portfolio.
Consolidation1 an
Deux stages ambulatoires de niveau 3 en docteur junior, le premier pouvant être reconduit au semestre suivant.
- 2×Médecine générale ambulatoire (niveau 3)obligatoireLieu agréé à titre principal en médecine générale, auprès de MSU spécifiquement agréés pour cette phaseLe 1er stage peut être reconduit au semestre suivant avec l'accord des deux parties. Par dérogation (projet professionnel), l'un des deux peut être hospitalier ou extra-hospitalier.
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage
- Groupes d'échanges de pratique territoriaux (GEPT), relation thérapeutique et psychothérapie en médecine générale
- Ateliers « entrée dans la vie professionnelle » : gestion d'un cabinet, management, fiscalité, éthique, déontologie
- Simulation avec patients experts, urgences au cabinet et en PDSA, initiation à l'encadrement des externes
Compétences clés
- Accompagner la fin de vie à domicile ; coordonner une hospitalisation à domicile
- Suivre dans la durée les patients polymorbides
- Gérer les situations où les aspects légaux, déontologiques ou juridiques dominent
- Connaître les modes d'exercice, leur rémunération et les démarches d'installation
- Juste prescription, lutte contre l'antibiorésistance, sécurité informatique et RGPD
Évaluation
Soutenance et validation du mémoire de DES, constitué du portfolio complet des 3 phases ; niveau de fin de consolidation attendu pour les six compétences, évalué sur grille standardisée.
Les stages clés
8 semestres, dont au moins 4 chez des MSU agréés à titre principal en médecine générale (dérogation possible sur projet professionnel). En niveau 3, l'agrément exige une rétroaction pédagogique quotidienne, une supervision indirecte joignable à tout moment, des consultations et des visites à domicile.
Mémoire et thèse
Pour les promotions 2023 et suivantes, thèse soutenue avant la fin de la phase d'approfondissement, soit dans les 3 ans après le début de l'internat (ISNAR-IMG). Le mémoire de DES est le portfolio complet des 3 phases, soutenu en fin de consolidation (maquette).
Accès et particularités
- Accès par les EDN ; DES sans option.
- Réforme de 2023 (arrêté du 3 août 2023) : DES en 4 ans, dont une 4e année de docteur junior en ambulatoire (ISNAR-IMG).
- La réforme s'applique aux internes entrés en novembre 2023 : cette première promotion commence sa 4e année, en docteur junior, en novembre 2026.
- Une FST allonge le DES d'un an (DES de 4 ans), sauf pour les internes des hôpitaux des armées suivant la FST « médecine en situation de guerre ou SSE ».
- Les FST hors de la liste indicative restent accessibles selon le projet professionnel.
- Au 1er janvier 2026, 71 365 des 100 974 généralistes en activité sont inscrits comme spécialistes en médecine générale (DREES, RPPS).
Docteur junior
4e année (2 semestres) en docteur junior ambulatoire, dans un lieu comportant un médecin thésé et selon une convention-type d'accueil. Rétroaction pédagogique au moins quotidienne, le MSU n'étant pas forcément sur le même lieu ; demi-journées possibles en EHPAD, hôpital de proximité ou équipe mobile ; participation à la PDSA avec son superviseur.
Source de la maquette : Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES de médecine générale (version en vigueur)
Terrains et rythme d'internat
Terrains de stage
Au moins 4 semestres chez des MSU (cabinets, structures de soins primaires) ; urgences et médecine polyvalente à l'hôpital ; stage femme-enfant en ville, à l'hôpital ou mixte selon les terrains agréés de la subdivision.
Rythme, gardes et astreintes
Enquête ISNAR-IMG/ISNI/FNSIP-BM/SNIO (2 277 répondants, automne 2023) : environ 50 heures par semaine déclarées en médecine générale, contre 59 heures toutes spécialités confondues.
Les gardes se concentrent sur les stages hospitaliers. En 4e année, le docteur junior peut participer à la permanence des soins ambulatoires quand son superviseur y participe (maquette).
Où faire l'internat de médecine générale, et à quel rang ?
En 2026, 3 758 postes de médecine générale ont été ouverts dans 28 subdivisions. Pour chacune : la place offerte, le rang du dernier admis et le nombre de services agréés à titre principal pour ce DES par l'ARS.
| Subdivision | Postes 2026 | Rang limite 2026 | Services agréés à titre principal | Périph. |
|---|---|---|---|---|
| AP-HP - Paris | 571postes | rang 9 396 | 664 servicesprinc. + compl. | 142 étab. de périphérie |
| Lille | 218postes | rang 8 930 | 318 services | 47 étab. de périphérie |
| AP-HM - Marseille | 205postes | rang 8 199 | 106 services + 312 compl. | 38 étab. de périphérie |
| Toulouse | 165postes | rang 9 563 | 39 services + 119 compl. | 15 étab. de périphérie |
| HCL - Lyon | 162postes | rang 9 136 | 155 servicespostes ouverts | 16 étab. de périphérie |
| Montpellier | 152postes | rang 8 963 | 128 services + 146 compl. | 44 étab. de périphérie |
| Bordeaux | 148postes | rang 8 815 | 154 services + 8 compl. | 31 étab. de périphérie |
| Tours | 146postes | rang 10 174 | 42 services + 194 compl. | 16 étab. de périphérie |
| Nancy | 138postes | rang 10 003 | 208 services + 111 compl. | 54 étab. de périphérie |
| Strasbourg | 119postes | rang 8 937 | 121 services + 92 compl. | 29 étab. de périphérie |
| Nantes | 118postes | rang 9 541 | liste non publique | — |
| Angers | 118postes | rang 10 008 | liste non publique | — |
| Rennes | 117postes | rang 9 087 | 87 services | 35 étab. de périphérie |
| Rouen | 117postes | rang 9 871 | 142 services + 3 compl. | 25 étab. de périphérie |
| Grenoble | 115postes | rang 7 267 | 92 servicespostes ouverts | 13 étab. de périphérie |
| Poitiers | 115postes | rang 9 891 | 132 services | 15 étab. de périphérie |
| Brest | 108postes | rang 9 946 | 206 services | 15 étab. de périphérie |
| Caen | 107postes | rang 9 957 | 17 servicesprinc. + compl.partielle | 8 étab. de périphérie |
| Amiens | 107postes | rang 10 035 | 122 services | 24 étab. de périphérie |
| Dijon | 99postes | rang 9 771 | liste non publique | — |
| Clermont-Ferrand | 94postes | rang 9 836 | 73 servicespostes ouverts | 12 étab. de périphérie |
| Reims | 93postes | rang 10 028 | 126 services + 51 compl. | 26 étab. de périphérie |
| Saint-Etienne | 85postes | rang 9 010 | 57 services + 100 compl. | 15 étab. de périphérie |
| Besançon | 83postes | rang 9 550 | liste non publique | — |
| Nice | 75postes | rang 8 287 | 76 services + 95 compl. | 32 étab. de périphérie |
| Océan Indien - La Réunion | 67postes | rang 7 429 | 90 services + 47 compl. | 15 étab. de périphérie |
| Limoges | 63postes | rang 10 195 | 77 services + 3 compl. | 16 étab. de périphérie |
| Martinique / Pointe-à-Pitre | 53postes | rang 9 574 | 144 servicesprinc. + compl. | 12 étab. de périphérie |
Postes et rangs limites : appariement EDN 2026 (CNG). Services agréés : listes publiées par les ARS, comptées service par service (un service agréé pour plusieurs phases ou semestres compte une fois) ; seuls les agréments à titre principal sont comptés, pas les agréments complémentaires qui ouvrent à ce DES un service d'une autre spécialité (affichés à part : « + N compl. »). Stages chez un praticien libéral, FST et options non comptés. « Périph. » : établissements hors des communes des sites CHU ayant au moins un de ces services (rattachement FINESS ; détail et distances sur la page de chaque ville). « Princ. + compl. » : 3 subdivisions publient une liste qui ne distingue pas les deux ; le nombre est alors plus élevé qu'un décompte à titre principal. « Liste non publique » : 4 subdivisions ne publient pas leurs terrains sous une forme exploitable. « Postes ouverts » et « partielle » : seule une partie des terrains est publiée (postes ouverts au choix sur un ou deux semestres, ou décisions d'une commission), le vrai nombre est plus élevé. Chaque nom de ville mène au détail des terrains et des rangs de la subdivision.
Options et formations spécialisées transversales
Ce qu'on peut ajouter au DES pour se sur-spécialiser : une option (dans le DES), une FST (partagée entre plusieurs DES) ou un diplôme d'université en parallèle.
8FST transversales
- FST AddictologiePrise en charge des conduites addictives en soins primaires.
- FST DouleurÉvaluation et traitement de la douleur chronique.
- FST Expertise médicale - préjudice corporelMissions d'expertise et de réparation du dommage corporel.
- FST Médecine du sportSuivi des sportifs, pathologies liées à la pratique sportive.
- FST Médecine hospitalière polyvalenteExercice en service de médecine polyvalente.
- FST Médecine palliativeSoins palliatifs et accompagnement de fin de vie.
- FST Médecine scolaireSuivi de l'enfant et de l'adolescent en milieu scolaire.
- FST PhoniatrieTroubles de la voix, de la parole et de la déglutition.
DU et DIU liés
151 diplômes d'université relevés pour cette spécialité ; les 10 proposés dans le plus de facultés :
DIU27 universités
Médecine de la personne âgée
Aix-Marseille, Angers, Besançon, Bordeaux, Bretagne Occidentale, Caen Normandie, Clermont Auvergne, Côte d'Azur, Dijon, Jean Monnet Saint-Étienne, Lille, Limoges, Lorraine, Montpellier, Nantes, Paris Cité, Paris-Est Créteil, Paris-Saclay, Poitiers, Reims Champagne-Ardenne, Rennes, Sorbonne, Sorbonne Paris Nord, Strasbourg, Toulouse, Tours, Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
DIU11 universités
Formation complémentaire en gynécologie obstétrique pour les médecins généralistes
Aix-Marseille, Angers, Bordeaux, Lille, Montpellier, Nantes, Poitiers, Reims Champagne-Ardenne, Sorbonne, Toulouse, Tours
DIU10 universités
Coordination en gérontologie
Aix-Marseille, Limoges, Lorraine, Nantes, Paris Cité, Poitiers, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Tours
DIU7 universités
Sexologie et médecine sexuelle
Aix-Marseille, Claude Bernard Lyon 1, Côte d'Azur, Montpellier, Nantes, Paris Cité, Toulouse
DIU7 universités
Médecine manuelle et ostéopathie médicale
Aix-Marseille, Montpellier, Nantes, Paris-Saclay, Sorbonne, Toulouse, Tours
DIU6 universités
Médecine de l'obésité
Aix-Marseille, Bordeaux, Claude Bernard Lyon 1, Grenoble Alpes, Rouen Normandie, Toulouse
DIU6 universités
Formation complémentaire en gynécologie et obstétrique
Besançon, Caen Normandie, Claude Bernard Lyon 1, Jean Monnet Saint-Étienne, Lorraine, Rouen Normandie
DIU5 universités
Pratique médicale en station thermale
Bordeaux, Clermont Auvergne, Lorraine, Montpellier, Toulouse
DIU5 universités
Santé de l'enfant
DIU5 universités
Urgences traumatologiques
Besançon, Paris-Saclay, Rennes, Sorbonne Paris Nord, Strasbourg
Voir les 151 DU et DIU liés, avec durée, coût et lien vers chaque formation
Option, FST ou DU : accès, candidature et effet sur la durée de l'internat
Après l'internat
Au 1er janvier 2026, 55 % des généralistes en activité exercent en libéral exclusif, 11 % en mixte et 34 % en salarié, dont 16 % à l'hôpital (DREES, RPPS).
Entre 2022 et 2026, le libéral exclusif recule (57 033 → 55 281) quand l'exercice mixte progresse (8 437 → 11 225) (DREES, RPPS).
En 2021, 51 023 omnipraticiens libéraux conventionnés : 4,5 % en secteur 2, 28,9 % avec une activité salariée en plus (DREES).
La 4e année prépare à l'installation : gestion de cabinet et fiscalité, rôle de l'ARS, des URPS, des CPTS et de l'Ordre, convention médicale.
Quel salaire en médecine générale ?
En euros par mois, avant impôt sur le revenu. Le brut est ce qu'affiche la grille ; le net ≈ ce qui arrive sur le compte une fois les cotisations retirées, estimé par nos soins. En libéral, les chiffres publiés sont déjà nets des charges.
- Interne, 5e année≈ 2 190 €2 727 € brut
- Praticien hospitalier débutant1er échelon, hors IESPE et gardes≈ 3 740 €4 634 € brut
- Praticien hospitalier, fin de carrière13e échelon, hors IESPE et gardes≈ 7 670 €9 368 € brut
- Libéral, médianeDREES, revenus 2021≈ 7 310 €net de charges
Pendant l'internat
La même grille pour toutes les spécialités. Le salaire monte surtout en 3e année, puis avec les primes de fin de cursus.
+ une garde de nuit ≈ 235 € brut, payée en plus du salaire.
Selon la maquette, la phase de docteur junior remplace la 4e et/ou la 5e année.
En médecine généraleLe SASPAS ouvre droit à une prime de responsabilité de 125 € brut par mois. Un stage ambulatoire situé à plus de 15 km du CHU de rattachement et du domicile donne droit à une indemnité forfaitaire de transport de 130 € brut par mois. Une indemnité d'hébergement (300 € par mois selon l'ISNAR-IMG) existe pour les stages ambulatoires en zone sous-dotée.
Après l'internat, selon le mode d'exercice
Hôpital public
Salaire fixé par arrêté, identique partout en France et pour toutes les spécialités, qui progresse avec l'ancienneté (13 échelons). Les praticiens hospitaliers sont des agents publics, pas des fonctionnaires.
Paramètres des cas-types : grille PH ÷ 12 ; IESPE 1 010 € brut par mois ; garde de nuit 422,03 € brut ; 4 gardes par mois.
- PH 1er échelondébut de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 3 740 €4 634 € brut
- PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE≈ 4 580 €5 644 € brut
- PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 5 980 €7 332 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 7 670 €9 368 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE≈ 8 510 €10 378 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 9 910 €12 066 € brut
Cas-types calculés : grille PH ÷ 12, + IESPE (1 010 €) si exercice public exclusif, + N gardes de nuit de semaine à 422,03 € (indemnité de sujétion). Hors prime d'exercice territorial, astreintes, temps additionnel et primes d'engagement. Le net est estimé avec les taux du bloc « Comment le net est estimé » : gardes et IESPE entrent dans l'assiette IRCANTEC (fiche médecins IRCANTEC).
Avant de devenir PH
- Assistant spécialiste1re et 2e années, hors IESPE≈ 2 250 €2 804 € brut
- Assistant spécialiste5e et 6e années, hors IESPE≈ 2 770 €3 449 € brut
- Chef de clinique-assistantavant 2 ans, part hospitalière + part universitaire≈ 2 440 €3 036 € brut
- Chef de clinique-assistantaprès 2 ans, les deux parts≈ 2 840 €3 535 € brut
Chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux et assistant hospitalier universitaire : 1er échelon (avant 2 ans), puis 2e échelon. Les deux parts s'additionnent. Prime d'engagement à exercer à plein temps : 5 666 € brut pour 2 ans ou 11 332 € pour 4 ans.
En plus du salaire
- IESPE 1 010 € brut par mois : Engagement de 3 ans renouvelable à n'exercer aucune activité libérale et à exercer exclusivement à l'hôpital public ; au prorata des obligations de service. Versée aussi aux assistants, CCA et hospitalo-universitaires (même montant).
- Prime d'exercice territorial : 250 € (1 demi-journée hebdomadaire moyenne hors site principal) ; 450 € (plus de 1 à 3 demi-journées inclus) ; 700 € (plus de 3 à 4 demi-journées inclus) ; 1 000 € (4 demi-journées sur au moins 2 sites différents du site principal, ou plus de 4 demi-journées) brut par mois. Activité hors du site principal, sur un site à au moins 20 km (route), dans le cadre d'une convention entre établissements ; moyenne mensuelle de demi-journées hebdomadaires.
- PH : 422,03 € brut par nuit, dimanche ou jour férié ; 211,01 € par demi-nuit ou samedi après-midi (indemnité de sujétion, dans les obligations de service).
- Temps de travail additionnel (au-delà des obligations de service) : 335,60 € brut par période de jour ou de nuit, 167,79 € par demi-période.
- Hospitalo-universitaires (PU-PH, MCU-PH, CCA, AHU) : 755,81 € brut par garde, 377,93 € par demi-garde de nuit, 253,20 € par demi-garde du samedi après-midi.
- Astreinte : forfait fixé par chaque établissement, entre 70 € et 280 € brut par nuit ou deux demi-journées (500 € au plus pour les hospitalo-universitaires). Les déplacements ne sont plus payés à part : le temps d'intervention, trajet compris, est décompté en demi-journées de service.
- Prime d'engagement de carrière hospitalière (praticiens contractuels et assistants qui s'engagent à devenir PH) : 20 000 € brut (poste où l'offre de soins est insuffisante), 10 000 € (spécialité en difficulté de recrutement au niveau national), 30 000 € si les deux ; versée en deux fois, remboursable en cas de rupture.
- Par demi-journée d'activité partagée dans un autre hôpital public au-delà des obligations de service : 293,25 € brut de jour, 427,25 € la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés (modulable de ±30 % par l'établissement).
Hospitalo-universitaires
- PU-PH : émoluments hospitaliers de 40 304 € à 60 930 € brut par an, plus un traitement universitaire de 39 697 € à 78 804 € brut par an.
- MCU-PH : émoluments hospitaliers de 34 690 € à 50 451 € brut par an, plus un traitement universitaire de 27 765 € à 63 327 € brut par an.
Deux rémunérations cumulées : émoluments hospitaliers (hôpital) et traitement universitaire (université). La correspondance entre les échelons des deux grilles n'est pas reprise ici : on ne les additionne pas échelon par échelon. Pas de net estimé : la part universitaire relève du régime des fonctionnaires.
En médecine généraleEn salariat, la rémunération suit la grille de chaque structure.
Non publié : Forfaits d'astreinte réellement appliqués : fixés par chaque établissement entre 70 et 280 €, pas de barème national. Primes universitaires, indemnité de résidence et part variable des hospitalo-universitaires : non reprises.
Libéral
Revenu annuel ÷ 12. C'est déjà un net : honoraires moins charges du cabinet et cotisations sociales (URSSAF, CARMF), avant impôt. Il reste environ 2,9 % de CSG et CRDS à retirer des chiffres DREES.
DREES, revenus 2021, libellé « Médecine Générale »
La moitié gagne plus de 7 310 € par mois
8 sur 10 gagnent entre 3 290 € et 14 010 € par mois.
Revenu d'activité (libéral + salaire éventuel) ; bloc foncé : la moitié du milieu, entre 5 030 € et 10 230 €.
- ≈ 7 780 € par mois de revenu libéral moyen, propre à « Médecine Générale » (8 190 € avec un éventuel salaire)
- Secteur 1 : ≈ 7 830 € ; secteur 2 (dépassements autorisés) : ≈ 6 850 € par mois de revenu libéral moyen
- 51 023 médecins libéraux, dont 4,5 % en secteur 2
CARMF, revenus 2024
- ≈ 8 090 € par mois de revenu libéral net moyen en « Médecine générale » (57 227 médecins ; 7 470 € en 2022)
Regroupement DREES « Omnipraticiens » (2021)
- Installés depuis 10 ans ou moins : ≈ 7 230 € par mois de revenu d'activité (secteur 1 : 7 190 € ; secteur 2 : 8 720 €), 2,5 % en secteur 2
- Femmes : ≈ 6 460 €, hommes : ≈ 9 580 € par mois de revenu d'activité (44,5 % de femmes). Écart brut, sans correction du temps de travail ni de l'âge.
- Parmi les médecins autorisés à dépasser, 66,7 % ont signé l'OPTAM (dépassements plafonnés), 69,6 % chez les installés depuis moins de 10 ans.
La DREES ne publie pas les honoraires encaissés (chiffre d'affaires) par spécialité : il n'y a donc pas de « brut » libéral à afficher. La CARMF mesure le revenu libéral seul (sans salaire), sur ses cotisants, en 2024 ; la DREES le revenu libéral et le revenu d'activité, en 2021. Les deux ne se comparent pas au centime.
En médecine généraleUn revenu après charges, pas un salaire garanti : il varie selon le secteur, la zone d'installation et les activités complémentaires.
Salarié hors hôpital public
Seuls les salaires fixés par un texte officiel ou une convention collective publiée sont repris. Montants bruts mensuels ; pour la fonction publique, traitement indiciaire seul (indice majoré × 5 907,34 € ÷ 100 ÷ 12), hors primes.
- Médecine du travail (services de prévention et de santé au travail interentreprises)7 204 € à 8 933 € brut par mois (médecin du travail, classe M, minimum conventionnel ; 107 197 € par an après 24 ans de présence)Rémunération minimale annuelle garantie au 1er janvier 2026 : 86 449 € brut pour le médecin du travail ; 73 693 € pour le collaborateur médecin (en formation), 81 247 € à la fin de sa formation théorique.CCN des services de prévention et de santé au travail interentreprises (IDCC 897), accord du 19 février 2026 (étendu), art. 2
- Médecin territorial (PMI, services de santé des collectivités)2 294 € à 5 558 € brut par mois (traitement indiciaire seul, de l'indice majoré 466 à l'échelon spécial HEB bis)Trois grades (2e classe, 1re classe, hors classe). S'y ajoutent des primes (RIFSEEP) fixées par chaque collectivité, dans la limite des plafonds des médecins inspecteurs de santé publique. Il n'y a pas de grille propre à la PMI.Décret n° 92-851 (statut) et décret n° 2014-924 (échelonnement indiciaire) ; valeur du point : décret n° 85-1148, art. 3
- Médecin inspecteur de santé publique (ARS, ministère)2 294 € à 6 321 € brut par mois (traitement indiciaire seul ; fin de grade de base : 3 923 € (indice majoré 797) ; médecin inspecteur en chef : jusqu'à 5 277 € (HEB) ; médecin général : 6 321 € (HED))Primes (RIFSEEP) en plus : prime de fonctions jusqu'à 29 495 à 43 180 € brut par an selon le groupe de fonctions, complément annuel jusqu'à 5 205 à 7 620 € (plafonds).Décret n° 2020-501 (échelonnement indiciaire, modifié le 25 juillet 2025) ; arrêté du 13 juillet 2018 (RIFSEEP)
- Médecin de l'Éducation nationale2 294 € à 5 277 € brut par mois (traitement indiciaire seul, jusqu'au 5e échelon hors classe (HEB))Primes (RIFSEEP) en plus : prime de fonctions jusqu'à 30 000 à 34 000 € brut par an, complément annuel jusqu'à 5 200 à 6 000 € (plafonds).Décret n° 2009-1303, art. 4-1 ; arrêté du 26 novembre 2015 modifié (RIFSEEP)
- ESPIC et établissements privés non lucratifs (FEHAP, CCN 51)Pas de grille médecin publiéeLa grille médecin existe (coefficient de référence 937, compléments de spécialité, ancienneté jusqu'à 30 %), mais la valeur du point en vigueur n'est pas publiée sur Légifrance : la dernière trouvée date de 2018. Salaire non calculable.CCN du 31 octobre 1951 (IDCC 29), titre XX et annexe I
- Cliniques privées (FHP, hospitalisation privée)Pas de grille médecin publiéeLa convention couvre les médecins salariés (coefficients 425 à 760). Le seul minimum chiffré trouvé est celui de l'avenant n° 33 du 22 février 2023, non étendu (43 558 € brut par an pour le niveau « médecin ») ; sa valeur au 27/09/2026 n'est pas confirmée. La plupart des médecins de clinique exercent en libéral.CCN de l'hospitalisation privée du 18 avril 2002 (IDCC 2264), art. 101 ; avenant n° 33
- Centres de santéPas de grille médecin publiéeIl n'existe pas de convention collective des centres de santé : le salaire dépend du gestionnaire (fonction publique territoriale pour un centre municipal, convention de la mutualité, CCN 51…). L'accord national du 28 août 2025 fixe les rapports avec l'Assurance maladie, pas les salaires.Accord national des centres de santé du 28 août 2025 (avis au JO du 15 octobre 2025)
- Praticien-conseil de l'Assurance maladiePas de grille médecin publiéeLes coefficients sont publiés (620 à 1 375 selon le niveau), mais pas la valeur du point de l'institution : salaire non calculable.CCN des praticiens-conseils du régime général (IDCC 2603), art. 2-3
Mixte : libéral à l'hôpital public, ou libéral et salarié
Un praticien hospitalier peut garder une activité libérale dans son hôpital, dans des limites fixées par la loi.
- Réservée aux praticiens temps plein ou à au moins 8 demi-journées par semaine et aux hospitalo-universitaires titulaires (CSP, art. L6154-1).
- Au plus 20 % du temps de service : 2 demi-journées par semaine pour 10 demi-journées de service, 1 pour 8 ou 9 (CSP, art. L6154-2).
- Le nombre de consultations et d'actes en libéral doit rester inférieur à celui de l'activité publique ; aucun lit ni équipement réservé.
- Contrat de 5 ans approuvé par le directeur général de l'ARS ; adhésion obligatoire à la convention médicale ; le secteur (1, 2, OPTAM) suit la situation conventionnelle du praticien (CSP, art. L6154-4).
- Incompatible avec l'IESPE (1 010 € brut par mois).
- Clause de non-concurrence possible au départ : 6 à 24 mois, dans un rayon de 3 à 10 km (CSP, art. L6154-2).
| Type d'acte | CHU | Autre hôpital |
|---|---|---|
| Consultations | 16 % | 15 % |
| Actes (hors imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie) | 25 % | 16 % |
| Imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie | 60 % | 60 % |
Aucun plafond de revenus n'est fixé par les textes (seuls le temps et le volume sont plafonnés).
Côté libéral, la DREES compare les médecins qui n'ont que le libéral et ceux qui ont aussi un salaire (regroupement « Omnipraticiens », 2021) : ≈ 7 980 € par mois pour les libéraux exclusifs, ≈ 8 720 € pour les mixtes, dont 7 320 € de libéral.
Ce que rapportent les actes
Tarifs de la Sécurité sociale en vigueur au 27/09/2026. C'est ce que touche un médecin de secteur 1 (ou de secteur 2 qui signe l'OPTAM) pour un acte, avant ses charges : un chiffre d'affaires, pas un revenu.
| Code | Consultation | Tarif |
|---|---|---|
| G | Consultation du médecin généraliste | 30,00 € |
| COE | Examen obligatoire de l'enfant donnant lieu à certificat (pédiatre ou généraliste) | 60,00 € |
| Code | Acte | Secteur 1 / OPTAM | Secteur 2 hors OPTAM |
|---|---|---|---|
| DEQP003 | Électrocardiographie sur au moins 12 dérivations | 14,77 € | 13,81 € + dépassement |
| JKLD001 | Pose d'un dispositif intra-utérin | 38,40 € | 38,40 € + dépassement |
| QZLA004 | Pose d'implant pharmacologique souscutané | 18,77 € | 14,92 € + dépassement |
| JKHD001 | Prélèvement cervicovaginal | 13,00 € | 9,96 € + dépassement |
| QZJA002 | Parage et/ou suture de plaie superficielle de la peau de moins de 3 cm de grand axe, en dehors de la face | 26,60 € | 24,21 € + dépassement |
| CAGD001 | Ablation unilatérale ou bilatérale de bouchon de cérumen ou de corps étranger du méat acoustique externe | 20,00 € | 17,65 € + dépassement |
Secteur 2 et OPTAM
- Secteur 2 : honoraires libres « à des niveaux modérés » et « avec tact et mesure » ; devis écrit dès 70 €. Le dépassement n'est jamais remboursé par la Sécurité sociale.
- Sans OPTAM, la base de remboursement est plus basse (colonne de droite ; consultation cotée C à 23 €, CP à 42,50 € pour psychiatres et neurologues).
- Avec l'OPTAM (ou l'OPTAM-ACO en chirurgie, anesthésie et obstétrique), le médecin plafonne ses dépassements ; ses patients sont remboursés au tarif du secteur 1 et il touche une prime annuelle.
Actes qui supposent un diplôme ou une formation
- Exigé par un texteÉchographie obstétricale et fœtalePour les médecins spécialistes visés par l'annexe II qui ont commencé l'échographie prénatale à partir de 1997 : DIU d'échographie générale et son module de gynécologie-obstétrique.
Les autres médecins spécialistes ayant débuté l'exercice de l'échographie prénatale à partir de l'année 1997 doivent avoir validé le DIU d'échographie générale ainsi que son module optionnel de gynécologie-obstétrique.
Arrêté du 20 avril 2018 (diagnostic prénatal), annexe II - Exigé par un texteMesure de la clarté nucale (dépistage de la trisomie 21)L'échographiste doit avoir un identifiant délivré par le réseau de santé en périnatalité et adhérer à un programme d'assurance qualité.
Les mesures échographiques réalisées au premier trimestre de la grossesse et utilisées pour le calcul de risque de trisomie 21 fœtale sont effectuées par des échographistes ayant obtenu un identifiant spécifique délivré par le réseau de santé en périnatalité dont il relève
Arrêté du 23 juin 2009 modifié (arrêté du 14 décembre 2018), annexe, B - Usage ou recommandationÉchographie hors grossesseAucun texte trouvé qui impose un DU ou un DIU pour réaliser et facturer une échographie hors diagnostic prénatal. Le DIU d'échographie est une formation reconnue par l'Ordre (mention possible sur la plaque).
Echographie, option « Echographie Générale » ou Echographie, « option Echographie de Spécialité » (DIU)
Recherche non exhaustive : un texte a pu nous échapper.CNOM, « Titres et mentions autorisés sur les plaques et ordonnances » (juillet 2023) - Exigé par un texteIVG médicamenteuse en villeQualification en gynécologie médicale ou gynécologie-obstétrique, ou pratique suffisante attestée, ou formation ; dans le cadre d'une convention avec un établissement de santé.
Le médecin ou la sage-femme effectuant des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse, dans le cadre de la convention mentionnée au 1° de l'article R. 2212-9, justifie d'une compétence professionnelle adaptée
Code de la santé publique, art. R2212-11, I - Exigé par un texteIVG instrumentale hors établissement (centres de santé)Qualification en gynécologie-obstétrique, ou en gynécologie médicale avec pratique régulière, ou formation théorique et pratique spécifique.
par une qualification universitaire en gynécologie-obstétrique ; -ou par une qualification universitaire en gynécologie médicale, complétée d'une pratique régulière
Code de la santé publique, art. R2212-11, II - Exigé par un texteTitre d'ostéopatheUn médecin ne peut se dire ostéopathe qu'avec un DU ou DIU d'ostéopathie reconnu par l'Ordre, et après enregistrement auprès de l'ARS. Le texte encadre le titre, pas les gestes de manipulation.
L'usage professionnel du titre d'ostéopathe est réservé : 1° Aux médecins, sages-femmes, masseurs-kinésithérapeutes et infirmiers autorisés à exercer, titulaires d'un diplôme universitaire ou interuniversitaire
Décret n° 2007-435 du 25 mars 2007, art. 4 et 5 - Exigé par un texteAutres actes CCAM marqués « formation »434 actes de la CCAM portent une mention « Formation », le plus souvent « spécifique à cet acte en plus de la formation initiale », sans diplôme nommé (électromyographie, polysomnographie, stimulateurs cardiaques, lambeaux libres…). Un diplôme n'est nommé que pour quelques actes (DIU d'hyperbarie ; diplômes de chirurgie de la main et de microchirurgie pour les greffes du plexus brachial).
Formation : spécifique à cet acte en plus de la formation initiale
CCAM V84 (liste des actes et prestations, art. L162-1-7 du code de la sécurité sociale) - Reconnu par l'Ordre (mention sur la plaque)AcupunctureActe CCAM QZRB001 (18 €). Aucun texte ne conditionne sa facturation à un diplôme ; la capacité d'acupuncture (et l'ancien DIU) permet la mention sur la plaque.
Acupuncture (DIU) […] → Création de la capacité en Acupuncture par arrêté du 26 avril 2007.
CNOM, « Titres et mentions autorisés sur les plaques et ordonnances » (juillet 2023) - Reconnu par l'Ordre (mention sur la plaque)MésothérapieSéance de mésothérapie non prise en charge par l'Assurance maladie ; DIU reconnu par l'Ordre, non exigé.
Mésothérapie (DIU)
CNOM, « Titres et mentions autorisés sur les plaques et ordonnances » (juillet 2023) - Usage ou recommandationMédecine du sportAucun texte trouvé qui réserve le certificat de non-contre-indication ou le suivi des sportifs aux titulaires de la capacité ou de la FST de médecine du sport.Recherche non exhaustive : un texte a pu nous échapper.Recherche du 27/09/2026 (code du sport non relu en entier)
- Usage ou recommandationHypnoseSéance d'hypnose à visée antalgique (CCAM ANRP001) non prise en charge ; aucun DU d'hypnose n'est autorisé sur la plaque.CNOM, « Titres et mentions autorisés sur les plaques et ordonnances » (juillet 2023)
- Reconnu par l'Ordre (mention sur la plaque)SexologieDIU de sexologie et médecine sexuelle reconnu par l'Ordre ; aucun texte ne l'exige.
A partir d'octobre 2022, le Conseil national de l'Ordre des médecins autorise, en lieu et place du DIU de Sexologie, le nouvel intitulé DIU de Sexologie et Médecine Sexuelle
CNOM, « Titres et mentions autorisés sur les plaques et ordonnances » (juillet 2023) - Reconnu par l'Ordre (mention sur la plaque)Addictologie et tabacologieDIU de tabacologie reconnu par l'Ordre ; aucun texte trouvé qui exige un diplôme pour prendre en charge une addiction en ville.Recherche non exhaustive : un texte a pu nous échapper.CNOM, « Titres et mentions autorisés sur les plaques et ordonnances » (juillet 2023)
- Reconnu par l'Ordre (mention sur la plaque)Soins palliatifsDIU reconnu par l'Ordre ; aucun texte ne l'exige pour la prise en charge palliative en ville.
Soins Palliatifs et Accompagnement (DIU)
CNOM, « Titres et mentions autorisés sur les plaques et ordonnances » (juillet 2023) - Usage ou recommandationHoméopathiePas d'acte coté propre ; mention ordinale suspendue depuis le 3 octobre 2019.
La mention est suspendue en date du 3 octobre 2019.
CNOM, « Titres et mentions autorisés sur les plaques et ordonnances » (juillet 2023)
Sources : Classification commune des actes médicaux (CCAM), version 84, applicable au 31/07/2026 (fichier CCAM_V84_VF.xls, ameli.fr) ; ameli - Tarifs conventionnels des médecins généralistes et spécialistes (page du 17 mars 2026 ; majorations 'Tarifs en euros au 1er janvier 2026') ; NGAP - version en vigueur du 01/09/2026 (PDF ameli). Tarifs de métropole en vigueur depuis le 1er janvier 2026, inchangés au 27/09/2026 (dernière revalorisation des consultations de la convention de 2024). Secteur 1, OPTAM, ou secteur 2 qui applique le tarif opposable.
Détail et sources
Comment le net est estimé
Internes, docteurs juniors, assistants et praticiens hospitaliers sont des agents publics non titulaires (PH : statut particulier, pas fonctionnaires) : régime général de la Sécurité sociale pour la retraite de base et IRCANTEC pour la retraite complémentaire, pas la CNRACL. IRCANTEC sur la totalité des émoluments pour un PH temps plein sans activité libérale (fiche médecins IRCANTEC).
- Retraite de base : 6,9 % jusqu'au plafond + 0,4 % sur tout le brut
- IRCANTEC (part agent) : 2,84 % jusqu'au plafond, 7,06 % au-delà
- CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut
Plafond de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 €/an, soit 4 005 €/mois (la limite de 192 240 € affichée par l'URSSAF pour la CSG en 2026 vaut 4 plafonds). Estimation mensuelle, tranches calculées sur le plafond mensuel ; hors impôt sur le revenu (prélèvement à la source), mutuelle, cotisation maladie supplémentaire d'Alsace-Moselle (1,30 %) et régularisations annuelles.
Internat : grille détaillée
| Année | Brut annuel (émoluments) | Brut mensuel | Net mensuel ≈ | Ce qui est compté |
|---|---|---|---|---|
| 1re année (TCEM1) | 19 406 € | 2 052 € | 1 650 € | Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres). |
| 2e année (TCEM2) | 21 483 € | 2 225 € | 1 790 € | Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres). |
| 3e année (TCEM3) | 28 408 € | 2 367 € | 1 900 € | Émoluments de base ; plus d'indemnité de sujétion. |
| 4e année | 28 430 € | 2 549 € | 2 050 € | Interne encore en approfondissement (DES de 5 ans ou plus) ; en phase de consolidation, voir docteur junior. Émoluments + prime de responsabilité 2 154,10 €/an brut. |
| 5e année | 28 448 € | 2 727 € | 2 190 € | Si la 5e année n'est pas une année de docteur junior (allongement de la maquette, par exemple). Émoluments + prime de responsabilité 4 273,93 €/an brut. |
| Docteur junior, 1re année | 28 495 € | 2 791 € | 2 240 € | Phase de consolidation : émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 5 000 €/an (arrêté du 11 février 2020, annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022). |
| Docteur junior, 2e année | 28 495 € | 2 875 € | 2 310 € | Émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 6 000 €/an. |
Nuit de semaine : 234,80 € brut ; samedi, dimanche, jour férié : 256,86 € brut ; demi-garde : 117,39 € (semaine) / 128,43 € (week-end). Montants en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (arrêté du 22 décembre 2023, qui a pérennisé la majoration de 50 %). Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives ; une garde de nuit compte pour deux demi-journées.
10 demi-journées par semaine : 8 en stage, 2 hors stage (formation). Plafond de 48 h par semaine en moyenne sur trois mois (décret n° 2015-225 du 26 février 2015). Repos de sécurité de 11 h, sans aucune activité hospitalière, immédiatement après chaque garde de nuit ou demi-garde et après le dernier déplacement d'une astreinte ; il n'est pas décompté des obligations de service. Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives.
- Indemnité de sujétion (4 premiers semestres) : 435,18 € brut/mois
- Prime de responsabilité (4e et 5e année) (4e année : 2 154,10 €/an brut ; 5e année : 4 273,93 €/an brut (ISNI, 2026))
- Prime SASPAS (médecine générale, stage autonome en soins primaires ambulatoires supervisé) : 125 € brut/mois, arrêté du 4 mars 2014
- Indemnité compensatrice d'avantages en nature (interne non logé et/ou non nourri) (336,32 à 1 010,64 €/an brut (environ 28 à 84 €/mois) selon que l'établissement fournit ou non le logement et les repas)
- Docteur junior (phase de consolidation) : 28 495,49 € brut/an d'émoluments forfaitaires, + prime d'autonomie supervisée de 5 000 € (1re année) puis 6 000 € (2e année) ; arrêté du 11 février 2020 et annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022
Grille des praticiens hospitaliers
| Échelon | Brut annuel | Brut mensuel | Net mensuel ≈ | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 55 607,79 € | 4 634 € | 3 740 € | 2 ans |
| 2 | 58 082,41 € | 4 840 € | 3 910 € | 2 ans |
| 3 | 62 148,07 € | 5 179 € | 4 190 € | 2 ans |
| 4 | 66 567,09 € | 5 547 € | 4 500 € | 2 ans |
| 5 | 68 688,21 € | 5 724 € | 4 640 € | 2 ans |
| 6 | 71 162,83 € | 5 930 € | 4 820 € | 2 ans |
| 7 | 76 465,74 € | 6 372 € | 5 180 € | 2 ans |
| 8 | 79 647,54 € | 6 637 € | 5 400 € | 2 ans |
| 9 | 90 549,14 € | 7 546 € | 6 160 € | 4 ans |
| 10 | 94 557,64 € | 7 880 € | 6 430 € | 4 ans |
| 11 | 99 810,26 € | 8 318 € | 6 800 € | 4 ans |
| 12 | 105 062,89 € | 8 755 € | 7 160 € | 4 ans |
| 13 | 112 416,56 € | 9 368 € | 7 670 € | dernier échelon |
Temps partiel (5 à 9 demi-journées par semaine) : émoluments au prorata (CSP, art. R6152-23 et R6152-26).
- Arrêté du 8 juillet 2022, annexe II (montants au 1er juillet 2023, inchangés au 27/09/2026) ; durées d'échelon : CSP, art. R6152-21
- Arrêté du 8 juin 2000 modifié, art. 1 ; CSP, art. D6152-23-1, 6°
- Arrêté du 14 mars 2017 relatif à la prime d'exercice territorial, art. 5
- Arrêté du 30 avril 2003 modifié (montants de garde fixés par l'arrêté du 22 décembre 2023, en vigueur depuis le 1er janvier 2024 ; astreintes forfaitisées par l'arrêté du 17 avril 2026, en vigueur le 1er mai 2026), version consolidée au 27/09/2026, art. 13, 14 et 14 bis
- Arrêté du 8 juillet 2022, annexe V
- Part hospitalière : arrêté du 8 juillet 2022, annexe I-D ; part universitaire : arrêté du 13 décembre 2021 relatif à la rémunération universitaire, art. 2 (modifié en 2024, effet au 1er juillet 2023)
- Émoluments hospitaliers : arrêté du 8 juillet 2022, annexe I (A et B) ; traitement universitaire : grilles indiciaires du décret n° 2021-1646 du 13 décembre 2021, valeur du point : décret n° 85-1148 modifié (5 907,34 € brut par an pour l'indice majoré 100 depuis le 1er juillet 2023)
- Arrêté du 14 mars 2017 modifié (arrêté du 23 janvier 2024)
- Arrêté du 15 décembre 2021 relatif à la prime de solidarité territoriale, art. 5
Remplacements. Rémunération fixée de gré à gré entre remplaçant et remplacé : aucun barème officiel n'est publié. Repère réglementaire : les médecins libéraux assurant la permanence des soins en établissement (PDSES) perçoivent depuis le 1er novembre 2025 une indemnité forfaitaire de 422 € par garde de nuit, dimanche ou jour férié (contre 229 €), 141 € en début de nuit (contre 79 €), 281 € en nuit profonde ou samedi après-midi (contre 150 €) ; astreintes non revalorisées (arrêté du 24 juillet 2025).
Libéral : ce que mesurent la DREES et la CARMF
DREES : « Le revenu libéral correspond au revenu tiré des recettes perçues au titre de l'activité professionnelle de santé (majoritairement des honoraires) une fois les charges fiscales et sociales déduites. […] Il correspond au revenu net fiscal qui intègre les contributions sociales de la CSG non-déductible et CRDS, avant soumission au barème de l'impôt sur les revenus. »
Net des charges professionnelles et des cotisations sociales personnelles (URSSAF, CARMF) ; la CSG non déductible et la CRDS (2,9 % environ) n'en sont pas encore retirées ; avant impôt sur le revenu.
Champ DREES : France métropolitaine et DROM, médecins conventionnés, âgés de 70 ans ou moins, installés avant 2021, ayant déclaré au moins 1 euro d’honoraires et pratiqué au moins un acte en 2021, hors remplacements. Les percentiles (P10 à P90) portent sur le revenu d’activité (libéral + salarié) et ne sont publiés que par regroupement de spécialités.
CARMF : Revenu net d'activité indépendante (RNAI) moyen : « un revenu global qui regroupe l'ensemble des revenus du médecin, dont les bénéfices non commerciaux (BNC), les revenus de gérance et les primes Madelin ». Revenu libéral net des charges professionnelles, avant impôt ; les salaires éventuels n'y sont pas. Champ : « Les RNAI de l'année N concernent les revenus enregistrés au 3e trimestre de l'année N+1, de tous les cotisants, hors dispensés des premières années et hors taxés, mais y compris cumul retraite / activité libérale. » Libellés CARMF : toutes les chirurgies sont regroupées sous « Chirurgie » ; « Cancérologie » ne distingue pas oncologie médicale et radiothérapie. Aucune ventilation par secteur ni par sexe n'est publiée.
Écart entre les mieux et les moins bien payés : les 10 % du haut gagnent au moins 4,2 fois plus que les 10 % du bas (rapport D9/D1).
Évolutions 2021-2024 annoncées par la DREES pour 2027 (ER n° 1383, septembre 2026).
Repère de la fiche : DREES, Études et Résultats n° 1322 (décembre 2024) : revenu d'activité moyen 2021 des omnipraticiens libéraux, libéral + salarié.
Sources
- DREES, Études et Résultats n° 1322 (décembre 2024) : revenu des médecins libéraux en 2021 — tableaux 1, complémentaires A, B et E
- CARMF, « Les revenus nets d'activité indépendante par spécialité » (revenus 2022, 2023 et 2024, page du 29 janvier 2026)
- Arrêté du 29 juin 2023 modifiant l’arrêté du 8 juillet 2022 (annexe II, émoluments des praticiens hospitaliers)
- URSSAF, taux de cotisations 2026 (vieillesse 6,90 % plafonnée + 0,40 %, CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut)
- IRCANTEC, taux d'appel 2026 (part agent : 2,84 % tranche A, 7,06 % tranche B)
- IRCANTEC, assiette des cotisations des praticiens hospitaliers (fiche médecins, mise à jour du 23/06/2026)
- DREES, jeu de données « Les revenus des professionnels de santé libéraux » (définition du revenu libéral)
- Arrêté du 8 juillet 2022 relatif aux émoluments, rémunérations ou indemnités des personnels médicaux, pharmaceutiques et odontologiques exerçant leurs fonctions dans les établissements publics de santé
- Arrêté du 22 décembre 2023 modifiant le montant des indemnités des gardes (dont internes, en vigueur au 1er janvier 2024)
- Arrêté du 29 juin 2023 relatif à l'indemnisation de la permanence et de la continuité des soins (montants de garde des internes avant 2024)
- Arrêté du 10 septembre 2002 relatif aux gardes des internes et au repos de sécurité
- Décret n° 2015-225 du 26 février 2015 relatif au temps de travail des internes
- Arrêté du 4 mars 2014 fixant le montant de la prime de responsabilité des internes de médecine générale en SASPAS
- ISNI, Docteur junior (émoluments, prime d'autonomie supervisée ; arrêté du 11 février 2020)
- ISNI, Rémunérations de l'interne (grille 2026, primes de responsabilité, avantages en nature)
- ISNI - Temps de travail de l'interne
- ISNAR-IMG, rémunération et indemnisations des internes de médecine générale
- FHF, revalorisation des indemnités PDSES des médecins libéraux au 1er novembre 2025 (arrêté du 24 juillet 2025)
- Décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 modifié, art. 3 (rédaction issue du décret n° 2023-519 du 28 juin 2023, art. 1)
Données réglementaires à jour au 2026-09.
Points à regarder avant de choisir
Durée
4 ans d'internat, parmi les DES les plus courts (18 spécialités sur 44 durent 4 ans).
Accès
Fermée au rang 10 195 en 2026, plus tard qu'en 2025 (8 957) : 38e plus sélective sur 44 selon ce rang limite national.
Exercice
Modes d'exercice listés : libéral, salarié, mixte.
Revenu libéral
≈ 7 780 € par mois en moyenne (DREES 2021, détail), en dessous de la médiane des 37 spécialités renseignées (≈ 9 870 € par mois).
Options & FST
8 options ou FST possibles pendant le DES.
Gardes & rythme
Charge et fréquence des gardes selon les terrains : voir Terrains & rythme.
Repères calculés à partir des données de cette fiche et des rangs limites 2026, comparés aux 44 spécialités. Pour mettre deux spécialités face à face : le comparateur.
Pour qui ?
- Préférer la polyvalence (enfant, femme, santé mentale, sujet âgé, maladies chroniques) à un seul organe.
- Vouloir suivre les mêmes patients et familles sur des années.
- Être à l'aise avec l'incertitude des tableaux précoces, sans plateau technique sur place.
- S'intéresser à la prévention, au dépistage et à l'éducation du patient.
- Envisager de gérer un cabinet ou de travailler en équipe pluriprofessionnelle.
Questions fréquentes sur Médecine générale
Combien de temps dure l'internat de médecine générale ?
4 ans : Socle 1 an, Approfondissement 2 ans, Consolidation 1 an. La durée peut s'allonger d'un an avec certaines options ou FST.
Quel est le rang limite de médecine générale aux EDN 2026 ?
Au choix de poste 2026, médecine générale s'est choisie jusqu'au rang 10 195 au niveau national (dernier affecté, toutes subdivisions confondues), pour 3758 postes ; en 2025, le dernier rang était 8 957. Le rang limite varie fortement d'une ville à l'autre. Source : CNG.
Combien gagne un médecin en médecine générale ?
En libéral, le revenu moyen observé est d'environ 7 780 € par mois (DREES, revenus 2021), avec de fortes différences selon le secteur et l'activité. Pendant l'internat, la rémunération est celle, commune, des internes ; à l'hôpital, celle de la grille des praticiens hospitaliers.
Peut-on faire de la pédiatrie via ce DES ?
En partie : stage couplé santé de la femme et de l'enfant en phase 2 (ou stage de pédiatrie si les capacités manquent) et suivi des nourrissons, enfants et adolescents au programme des compétences.
Quelle part de gestes techniques dans ce métier ?
La maquette prévoit des ateliers de gestes pratiques et de simulation dans les trois phases ; le cœur du métier reste la consultation et la visite.
Faut-il un rang très haut pour accéder à ce DES ?
Cela varie selon les années et les villes : consulte les rangs limites du site.
Peut-on exercer autrement qu'en libéral ?
Oui : au 1er janvier 2026, 45 % des généralistes en activité ne sont pas en libéral exclusif (11 % en mixte, 34 % salariés) (DREES, RPPS).
Ce DES dure-t-il toujours 3 ans ?
Non : depuis la réforme de 2023, il dure 4 ans, avec une dernière année de docteur junior en ambulatoire.
Peut-on se spécialiser davantage ensuite ?
Oui : via une FST (liste indicative ou autre selon le projet), qui ajoute un an au DES, ou via des DU/DIU.
Sources
- Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES de médecine générale (version en vigueur)
- DREES, Études et Résultats n° 1322 — Revenu des médecins libéraux (décembre 2024)
- ISNAR-IMG (syndicat d'internes) — Rémunération et indemnités en stage (SASPAS, transport, hébergement)
- ISNAR-IMG (syndicat d'internes) — Stages ambulatoires
- Egora (presse) — Enquête ISNI/ISNAR-IMG/FNSIP-BM/SNIO sur le temps de travail des internes (2 277 répondants, automne 2023)
- DREES, La démographie des professionnels de santé depuis 2012 : médecins actifs au RPPS au 1er janvier 2026 (publication du 2 juillet 2026)
- Arrêté du 21 avril 2017 modifié, art. 6 (durée des options et FST)
- ISNAR-IMG (syndicat d'internes) — Mémoire et thèse (délais de soutenance)
- ISNAR-IMG (syndicat d'internes) — DES de médecine générale (réforme du 3 août 2023, docteur junior)
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