Gynécologie-obstétrique
DES Gynécologie – Obstétrique
Chirurgien et médecin de la grossesse, le gynécologue-obstétricien gère aussi bien un accouchement en urgence qu'un cancer gynécologique ou une infertilité. Un DES de 6 ans, dont 8 semestres au moins dans la spécialité.
- Internat
- 6 ans 12 semestres
- Exercice
- Médico-chirurgical hospitalier · libéral · mixte

Le métier
Obstétrique : suivi de grossesse, dépistage des complications, accouchement par voie basse ou césarienne.
Gynécologie : chirurgie et médecine de l'appareil génital féminin (cancers, endométriose, fertilité, contraception).
Le quotidien alterne bloc opératoire, salle de naissance et consultation.
Socle chirurgical commun : poser un cathéter sus-pubien, gérer les urgences urologiques des 12 premières heures, réaliser une colostomie.
La chirurgie gynécologique va de la cœlioscopie à la chirurgie carcinologique lourde.
DREES 2021 : 3 094 gynécologues-obstétriciens libéraux conventionnés, dont 76,2 % en secteur 2 et 36 % avec une activité salariée en plus.
Ce qui pèse, selon la presse spécialisée (Egora) : la charge de gardes, l'exposition médico-légale en obstétrique, une rémunération de l'accouchement jugée faible.
Combien de temps dure l'internat de gynécologie-obstétrique ?
Durée totale : 6 ans, en trois phases de plus en plus autonomes.
Socle1 an
1 stage en gynécologie-obstétrique et 1 stage libre ; l'un des deux dans un lieu à forte activité d'urgence.
- 1×Gynécologie-obstétriqueobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en gynécologie-obstétrique
- 1×Stage librelibre
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage : une supervisée, une en autonomie
- E-learning, simulation technique et comportementale, séminaires régionaux ou nationaux
Compétences clés
- Surveiller mère et fœtus, connaître les bases de l'échographie pelvienne
- Prendre en charge les urgences obstétricales et chirurgicales courantes
- Gérer les complications postopératoires simples
- Connaître les temps des interventions de base et l'instrumentation
Évaluation
Autoévaluation en ligne ; portefeuille numérique des actes certifié par le maître de stage ; bilan de simulation ; évaluation standardisée en 5 domaines ; entretien avec le coordonnateur local et un praticien d'une autre discipline sur la capacité à poursuivre un cursus chirurgical ; entretien avec la commission locale pour organiser la phase 2 et la thèse.
Approfondissement3 ans
3 stages en gynécologie-obstétrique, 2 stages dans d'autres spécialités chirurgicales et 1 stage libre.
- 3×Gynécologie-obstétriqueobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en gynécologie-obstétriqueAu moins un sans encadrement universitaire ; au plus un en établissement privé à but lucratif.
- 2×Autre spécialité chirurgicaleobligatoireAgréé à titre principal dans une autre spécialité chirurgicale et à titre complémentaire en gynécologie-obstétriqueSi un tel stage a été fait en phase socle, il est remplacé par un stage libre.
- 1×Stage librelibre
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage
- E-learning, simulation, séminaires ; au moins un congrès annuel de la spécialité
Compétences clés
- Réaliser une échographie pour les principales pathologies de la spécialité
- Effectuer entièrement les manœuvres obstétricales et interventions les plus courantes
- Utiliser endoscopes, bistouris électriques et énergies avancées ; optimiser les doses de rayons X
- Déclarer un événement indésirable et présenter un travail de recherche
Évaluation
Contrôle continu, autoévaluation en ligne, ateliers de simulation ; évaluation standardisée par le maître de stage ; portefeuille des actes. Validation : parcours, nombre d'interventions réalisées, simulation, formulaires. Les terrains doivent atteindre un nombre minimal d'actes traceurs fixé par le collège.
Consolidation2 ans
2 stages d'un an en gynécologie-obstétrique ; l'un peut être remplacé à titre exceptionnel par un stage libre d'un an.
- 2×Gynécologie-obstétriqueobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en gynécologie-obstétriqueStages d'un an. L'un peut devenir, à titre exceptionnel et avec l'accord du coordonnateur local, un stage libre d'un an.
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine : e-learning, simulation, séminaires, préparation à l'accréditation et au DPC
Compétences clés
- Assurer consultation, consultation d'annonce et garde ou astreinte d'urgence
- Réaliser seul les interventions courantes et celles relevant d'une urgence vitale
- Réaliser l'échographie gynécologique et obstétricale
- Animer une RCP et diriger une équipe en situation de crise
Évaluation
Validation de l'e-learning et de la simulation ; évaluation par le maître de stage et le responsable du centre de simulation ; portefeuille des interventions ; entretien annuel. Validation : objectifs chiffrés d'interventions, entretien avec la commission locale, au moins un article soumis à une revue à comité de lecture et une présentation orale d'un travail de recherche. Certification européenne encouragée.
Les stages clés
12 semestres : au moins 8 en gynécologie-obstétrique, au moins 5 en lieu universitaire (dont 4 dans la spécialité) et au moins 3 sans encadrement universitaire. 2 stages dans une autre spécialité chirurgicale en phase 2.
Mémoire et thèse
Thèse soutenue avant la fin de la phase d'approfondissement (DES de plus de 3 ans) ; sujet choisi au plus tard avant la fin du 2e semestre validé de cette phase et inscrit au contrat de formation. L'accès à la consolidation exige la thèse soutenue. La maquette exige aussi, pour valider la consolidation, au moins un article soumis à une revue à comité de lecture et une présentation orale d'un travail de recherche ; pas de mémoire de DES prévu.
Accès et particularités
- Accès par les EDN uniquement ; pas d'option.
- DES long : 12 semestres, dont 2 ans de docteur junior.
- Entretien de fin de socle avec un praticien d'une autre discipline sur l'aptitude au cursus chirurgical.
- FST citées par la maquette : cancérologie, expertise médicale-préjudice corporel, fœtopathologie, médecine et biologie de la reproduction-andrologie ; +1 an de DES.
- Au plus un stage de phase 2 en établissement privé à but lucratif.
- DREES 2021 : 3 094 gynécologues-obstétriciens libéraux conventionnés, 76,2 % en secteur 2.
Docteur junior
Phase de consolidation de 2 ans (2 stages d'un an) en statut de docteur junior, avec garde ou astreinte d'urgence, consultation d'annonce et gestion d'un secteur d'hospitalisation parmi les compétences attendues.
Source de la maquette : Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES de gynécologie-obstétrique (version en vigueur)
Terrains et rythme d'internat
Terrains de stage
L'interne passe par des maternités de niveaux 1 à 3, en CHU et en périphérie, aux volumes d'activité très différents. Exemple : la maternité de niveau 3 du CHU de Toulouse réalise environ 4 800 accouchements par an (Pourquoi Docteur).
Rythme, gardes et astreintes
L'enquête intersyndicale de 2023 place la gynécologie-obstétrique juste après les spécialités chirurgicales pour le dépassement du temps de travail légal. Dans la maternité de niveau 3 de Toulouse, 39 % des soignants de salle de naissance présentaient un burn-out (étude Hastoy).
Les gardes obstétricales sont régulières dès l'internat ; à titre d'exemple, environ une garde par semaine et un week-end par mois à Brest (AGOF).
Où faire l'internat de gynécologie-obstétrique, et à quel rang ?
En 2026, 275 postes de gynécologie-obstétrique ont été ouverts dans 28 subdivisions. Pour chacune : la place offerte, le rang du dernier admis et le nombre de services agréés à titre principal pour ce DES par l'ARS.
| Subdivision | Postes 2026 | Rang limite 2026 | Services agréés à titre principal | Périph. |
|---|---|---|---|---|
| AP-HP - Paris | 55postes | rang 3 036 | 55 servicesprinc. + compl. | 28 étab. de périphérie |
| Lille | 17postes | rang 3 210 | 34 services | 17 étab. de périphérie |
| AP-HM - Marseille | 16postes | rang 1 988 | 25 services + 29 compl. | 17 étab. de périphérie |
| Bordeaux | 16postes | rang 3 274 | 18 services + 20 compl. | 12 étab. de périphérie |
| HCL - Lyon | 14postes | rang 1 802 | 24 servicespostes ouverts | 4 étab. de périphérie |
| Strasbourg | 11postes | rang 3 399 | 11 services + 23 compl. | 5 étab. de périphérie |
| Toulouse | 10postes | rang 1 929 | 17 services + 12 compl. | 9 étab. de périphérie |
| Nancy | 9postes | rang 4 246 | 13 services + 55 compl. | 7 étab. de périphérie |
| Océan Indien - La Réunion | 8postes | rang 2 945 | 7 services + 9 compl. | 4 étab. de périphérie |
| Tours | 8postes | rang 4 067 | 15 services + 11 compl. | 7 étab. de périphérie |
| Reims | 8postes | rang 4 077 | 11 services + 33 compl. | 7 étab. de périphérie |
| Poitiers | 8postes | rang 4 164 | 11 services + 16 compl. | 7 étab. de périphérie |
| Montpellier | 7postes | rang 1 623 | 14 services + 14 compl. | 7 étab. de périphérie |
| Angers | 7postes | rang 3 585 | liste non publique | — |
| Dijon | 7postes | rang 3 882 | liste non publique | — |
| Rouen | 7postes | rang 3 978 | 12 services + 12 compl. | 8 étab. de périphérie |
| Clermont-Ferrand | 7postes | rang 4 085 | 13 servicespostes ouverts | 5 étab. de périphérie |
| Rennes | 6postes | rang 2 097 | 8 services | 5 étab. de périphérie |
| Grenoble | 6postes | rang 2 592 | 13 servicespostes ouverts | 6 étab. de périphérie |
| Nantes | 6postes | rang 2 886 | liste non publique | — |
| Caen | 6postes | rang 3 623 | 6 servicesprinc. + compl.partielle | 4 étab. de périphérie |
| Besançon | 6postes | rang 4 230 | liste non publique | — |
| Limoges | 6postes | rang 4 327 | 7 services + 7 compl. | 4 étab. de périphérie |
| Martinique / Pointe-à-Pitre | 6postes | rang 4 346 | 10 servicesprinc. + compl. | 2 étab. de périphérie |
| Nice | 5postes | rang 2 752 | 11 services + 11 compl. | 7 étab. de périphérie |
| Saint-Etienne | 5postes | rang 3 668 | 7 services + 13 compl. | 6 étab. de périphérie |
| Brest | 4postes | rang 3 362 | 5 services | 4 étab. de périphérie |
| Amiens | 4postes | rang 4 159 | 10 services | 7 étab. de périphérie |
Postes et rangs limites : appariement EDN 2026 (CNG). Services agréés : listes publiées par les ARS, comptées service par service (un service agréé pour plusieurs phases ou semestres compte une fois) ; seuls les agréments à titre principal sont comptés, pas les agréments complémentaires qui ouvrent à ce DES un service d'une autre spécialité (affichés à part : « + N compl. »). Stages chez un praticien libéral, FST et options non comptés. « Périph. » : établissements hors des communes des sites CHU ayant au moins un de ces services (rattachement FINESS ; détail et distances sur la page de chaque ville). « Princ. + compl. » : 3 subdivisions publient une liste qui ne distingue pas les deux ; le nombre est alors plus élevé qu'un décompte à titre principal. « Liste non publique » : 4 subdivisions ne publient pas leurs terrains sous une forme exploitable. « Postes ouverts » et « partielle » : seule une partie des terrains est publiée (postes ouverts au choix sur un ou deux semestres, ou décisions d'une commission), le vrai nombre est plus élevé. Chaque nom de ville mène au détail des terrains et des rangs de la subdivision.
Options et formations spécialisées transversales
Ce qu'on peut ajouter au DES pour se sur-spécialiser : une option (dans le DES), une FST (partagée entre plusieurs DES) ou un diplôme d'université en parallèle.
4FST transversales
- FST Cancérologieutile pour une pratique orientée oncogynécologie.
- FST Expertise médicale - préjudice corporelouvre vers l'expertise, notamment des dommages obstétricaux.
- FST Fœtopathologieexamen du fœtus et du placenta, autopsies fœtales.
- FST Médecine et biologie de la reproduction - andrologieinfertilité et assistance médicale à la procréation.
DU et DIU liés
109 diplômes d'université relevés pour cette spécialité ; les 10 proposés dans le plus de facultés :
DIU15 universités
Médecine fœtale
Aix-Marseille, Besançon, Bordeaux, Claude Bernard Lyon 1, Clermont Auvergne, Grenoble Alpes, Jean Monnet Saint-Étienne, Lille, Lorraine, Montpellier, Paris Cité, Paris-Saclay, Sorbonne, Strasbourg, Toulouse
DIU11 universités
Formation complémentaire en gynécologie obstétrique pour les médecins généralistes
Aix-Marseille, Angers, Bordeaux, Lille, Montpellier, Nantes, Poitiers, Reims Champagne-Ardenne, Sorbonne, Toulouse, Tours
DIU10 universités
Échographie gynécologique et obstétricale
Aix-Marseille, Bordeaux, Claude Bernard Lyon 1, Clermont Auvergne, La Réunion, Lille, Nantes, Paris-Saclay, Sorbonne, Toulouse
DIU7 universités
Mécanique et techniques obstétricales
Aix-Marseille, Besançon, Grenoble Alpes, Lille, Rennes, Sorbonne Paris Nord, Toulouse
DIU6 universités
Formation complémentaire en gynécologie et obstétrique
Besançon, Caen Normandie, Claude Bernard Lyon 1, Jean Monnet Saint-Étienne, Lorraine, Rouen Normandie
DIU5 universités
Acupuncture obstétricale
Lille, Nantes, Rouen Normandie, Sorbonne Paris Nord, Strasbourg
DIU5 universités
Colposcopie et pathologie cervico-vaginale
Angers, Lille, Paris Cité, Reims Champagne-Ardenne, Sorbonne
DIU5 universités
Onco-sexologie
DIU5 universités
Biologie appliquée à la procréation
Besançon, Dijon, Lorraine, Reims Champagne-Ardenne, Strasbourg
DIU5 universités
Colposcopie et pathologies cervico-vaginales et vulvaires
Voir les 109 DU et DIU liés, avec durée, coût et lien vers chaque formation
Option, FST ou DU : accès, candidature et effet sur la durée de l'internat
Après l'internat
Exercice hospitalier (maternités de niveau 1 à 3, centres d'oncogynécologie), en clinique privée ou mixte.
Libéral : 3 094 praticiens conventionnés en 2021, dont 36 % combinent libéral et salariat (DREES).
Assistanat et clinicat servent à se former aux sur-spécialités : oncologie pelvienne, endométriose, médecine fœtale, AMP.
Quel salaire en gynécologie-obstétrique ?
En euros par mois, avant impôt sur le revenu. Le brut est ce qu'affiche la grille ; le net ≈ ce qui arrive sur le compte une fois les cotisations retirées, estimé par nos soins. En libéral, les chiffres publiés sont déjà nets des charges.
- Interne, 5e année≈ 2 190 €2 727 € brut
- Praticien hospitalier débutant1er échelon, hors IESPE et gardes≈ 3 740 €4 634 € brut
- Praticien hospitalier, fin de carrière13e échelon, hors IESPE et gardes≈ 7 670 €9 368 € brut
- Libéral, moyenneDREES, revenus 2021≈ 9 220 €net de charges
Pendant l'internat
La même grille pour toutes les spécialités. Le salaire monte surtout en 3e année, puis avec les primes de fin de cursus.
+ une garde de nuit ≈ 235 € brut, payée en plus du salaire.
Selon la maquette, la phase de docteur junior remplace la 4e et/ou la 5e année.
Après l'internat, selon le mode d'exercice
Hôpital public
Salaire fixé par arrêté, identique partout en France et pour toutes les spécialités, qui progresse avec l'ancienneté (13 échelons). Les praticiens hospitaliers sont des agents publics, pas des fonctionnaires.
Paramètres des cas-types : grille PH ÷ 12 ; IESPE 1 010 € brut par mois ; garde de nuit 422,03 € brut ; 4 gardes par mois.
- PH 1er échelondébut de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 3 740 €4 634 € brut
- PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE≈ 4 580 €5 644 € brut
- PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 5 980 €7 332 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 7 670 €9 368 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE≈ 8 510 €10 378 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 9 910 €12 066 € brut
Cas-types calculés : grille PH ÷ 12, + IESPE (1 010 €) si exercice public exclusif, + N gardes de nuit de semaine à 422,03 € (indemnité de sujétion). Hors prime d'exercice territorial, astreintes, temps additionnel et primes d'engagement. Le net est estimé avec les taux du bloc « Comment le net est estimé » : gardes et IESPE entrent dans l'assiette IRCANTEC (fiche médecins IRCANTEC).
Avant de devenir PH
- Assistant spécialiste1re et 2e années, hors IESPE≈ 2 250 €2 804 € brut
- Assistant spécialiste5e et 6e années, hors IESPE≈ 2 770 €3 449 € brut
- Chef de clinique-assistantavant 2 ans, part hospitalière + part universitaire≈ 2 440 €3 036 € brut
- Chef de clinique-assistantaprès 2 ans, les deux parts≈ 2 840 €3 535 € brut
Chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux et assistant hospitalier universitaire : 1er échelon (avant 2 ans), puis 2e échelon. Les deux parts s'additionnent. Prime d'engagement à exercer à plein temps : 5 666 € brut pour 2 ans ou 11 332 € pour 4 ans.
En plus du salaire
- IESPE 1 010 € brut par mois : Engagement de 3 ans renouvelable à n'exercer aucune activité libérale et à exercer exclusivement à l'hôpital public ; au prorata des obligations de service. Versée aussi aux assistants, CCA et hospitalo-universitaires (même montant).
- Prime d'exercice territorial : 250 € (1 demi-journée hebdomadaire moyenne hors site principal) ; 450 € (plus de 1 à 3 demi-journées inclus) ; 700 € (plus de 3 à 4 demi-journées inclus) ; 1 000 € (4 demi-journées sur au moins 2 sites différents du site principal, ou plus de 4 demi-journées) brut par mois. Activité hors du site principal, sur un site à au moins 20 km (route), dans le cadre d'une convention entre établissements ; moyenne mensuelle de demi-journées hebdomadaires.
- PH : 422,03 € brut par nuit, dimanche ou jour férié ; 211,01 € par demi-nuit ou samedi après-midi (indemnité de sujétion, dans les obligations de service).
- Temps de travail additionnel (au-delà des obligations de service) : 335,60 € brut par période de jour ou de nuit, 167,79 € par demi-période.
- Hospitalo-universitaires (PU-PH, MCU-PH, CCA, AHU) : 755,81 € brut par garde, 377,93 € par demi-garde de nuit, 253,20 € par demi-garde du samedi après-midi.
- Astreinte : forfait fixé par chaque établissement, entre 70 € et 280 € brut par nuit ou deux demi-journées (500 € au plus pour les hospitalo-universitaires). Les déplacements ne sont plus payés à part : le temps d'intervention, trajet compris, est décompté en demi-journées de service.
- Prime d'engagement de carrière hospitalière (praticiens contractuels et assistants qui s'engagent à devenir PH) : 20 000 € brut (poste où l'offre de soins est insuffisante), 10 000 € (spécialité en difficulté de recrutement au niveau national), 30 000 € si les deux ; versée en deux fois, remboursable en cas de rupture.
- Par demi-journée d'activité partagée dans un autre hôpital public au-delà des obligations de service : 293,25 € brut de jour, 427,25 € la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés (modulable de ±30 % par l'établissement).
Hospitalo-universitaires
- PU-PH : émoluments hospitaliers de 40 304 € à 60 930 € brut par an, plus un traitement universitaire de 39 697 € à 78 804 € brut par an.
- MCU-PH : émoluments hospitaliers de 34 690 € à 50 451 € brut par an, plus un traitement universitaire de 27 765 € à 63 327 € brut par an.
Deux rémunérations cumulées : émoluments hospitaliers (hôpital) et traitement universitaire (université). La correspondance entre les échelons des deux grilles n'est pas reprise ici : on ne les additionne pas échelon par échelon. Pas de net estimé : la part universitaire relève du régime des fonctionnaires.
Non publié : Forfaits d'astreinte réellement appliqués : fixés par chaque établissement entre 70 et 280 €, pas de barème national. Primes universitaires, indemnité de résidence et part variable des hospitalo-universitaires : non reprises.
Libéral
Revenu annuel ÷ 12. C'est déjà un net : honoraires moins charges du cabinet et cotisations sociales (URSSAF, CARMF), avant impôt. Il reste environ 2,9 % de CSG et CRDS à retirer des chiffres DREES.
DREES, revenus 2021, libellé « Gynécologie obstétrique »
En moyenne, ≈ 9 220 € par mois de revenu libéral en « Gynécologie obstétrique »
Pour situer la dispersion, la DREES ne publie la médiane et la fourchette que pour le regroupement « Gynécologues-obstétriciens », commun à plusieurs spécialités :
La moitié gagne plus de 8 290 € par moisagrégat
8 sur 10 gagnent entre 2 970 € et 18 320 € par mois.
Revenu d'activité (libéral + salaire éventuel) ; bloc foncé : la moitié du milieu, entre 4 760 € et 12 850 €.
Ces chiffres portent sur le regroupement DREES « Gynécologues-obstétriciens » (3 922 médecins), où cette spécialité ne pèse que 79 %. Ce ne sont pas ses valeurs propres.
- ≈ 10 680 € par mois en moyenne en comptant un éventuel salaire
- Secteur 1 : ≈ 7 480 € ; secteur 2 (dépassements autorisés) : ≈ 9 770 € par mois de revenu libéral moyen
- 3 094 médecins libéraux, dont 76,2 % en secteur 2
CARMF, revenus 2024
- ≈ 10 750 € par mois de revenu libéral net moyen en « Gynécologie obstétrique » (3 114 médecins ; 10 570 € en 2022)
- ≈ 8 760 € par mois de revenu libéral net moyen en « Gynécologie médicale et obstétrique » (203 médecins ; 8 290 € en 2022)
Regroupement DREES « Gynécologues-obstétriciens » (2021)
- Installés depuis 10 ans ou moins : ≈ 9 490 € par mois de revenu d'activité (secteur 1 : 8 250 € ; secteur 2 : 9 700 €), 86 % en secteur 2
- Femmes : ≈ 7 410 €, hommes : ≈ 13 110 € par mois de revenu d'activité (58,1 % de femmes). Écart brut, sans correction du temps de travail ni de l'âge.
- Parmi les médecins autorisés à dépasser, 54,8 % ont signé l'OPTAM (dépassements plafonnés), 56,9 % chez les installés depuis moins de 10 ans.
La DREES ne publie pas les honoraires encaissés (chiffre d'affaires) par spécialité : il n'y a donc pas de « brut » libéral à afficher. La CARMF mesure le revenu libéral seul (sans salaire), sur ses cotisants, en 2024 ; la DREES le revenu libéral et le revenu d'activité, en 2021. Les deux ne se comparent pas au centime.
En gynécologie-obstétriqueÉcart selon le secteur (DREES 2021, regroupement gynécologues-obstétriciens) : 96 800 € de revenu d’activité moyen en secteur 1, 126 600 € en secteur 2. Le tarif de base de l'accouchement par voie basse (313,50 €) est inchangé depuis 2005 (Egora). La prime d'assurance en responsabilité civile professionnelle pèse fortement sur le revenu des obstétriciens libéraux.
Salarié hors hôpital public
Seuls les salaires fixés par un texte officiel ou une convention collective publiée sont repris. Montants bruts mensuels ; pour la fonction publique, traitement indiciaire seul (indice majoré × 5 907,34 € ÷ 100 ÷ 12), hors primes.
- Médecine du travail (services de prévention et de santé au travail interentreprises)7 204 € à 8 933 € brut par mois (médecin du travail, classe M, minimum conventionnel ; 107 197 € par an après 24 ans de présence)Rémunération minimale annuelle garantie au 1er janvier 2026 : 86 449 € brut pour le médecin du travail ; 73 693 € pour le collaborateur médecin (en formation), 81 247 € à la fin de sa formation théorique.CCN des services de prévention et de santé au travail interentreprises (IDCC 897), accord du 19 février 2026 (étendu), art. 2
- Médecin territorial (PMI, services de santé des collectivités)2 294 € à 5 558 € brut par mois (traitement indiciaire seul, de l'indice majoré 466 à l'échelon spécial HEB bis)Trois grades (2e classe, 1re classe, hors classe). S'y ajoutent des primes (RIFSEEP) fixées par chaque collectivité, dans la limite des plafonds des médecins inspecteurs de santé publique. Il n'y a pas de grille propre à la PMI.Décret n° 92-851 (statut) et décret n° 2014-924 (échelonnement indiciaire) ; valeur du point : décret n° 85-1148, art. 3
- Médecin inspecteur de santé publique (ARS, ministère)2 294 € à 6 321 € brut par mois (traitement indiciaire seul ; fin de grade de base : 3 923 € (indice majoré 797) ; médecin inspecteur en chef : jusqu'à 5 277 € (HEB) ; médecin général : 6 321 € (HED))Primes (RIFSEEP) en plus : prime de fonctions jusqu'à 29 495 à 43 180 € brut par an selon le groupe de fonctions, complément annuel jusqu'à 5 205 à 7 620 € (plafonds).Décret n° 2020-501 (échelonnement indiciaire, modifié le 25 juillet 2025) ; arrêté du 13 juillet 2018 (RIFSEEP)
- Médecin de l'Éducation nationale2 294 € à 5 277 € brut par mois (traitement indiciaire seul, jusqu'au 5e échelon hors classe (HEB))Primes (RIFSEEP) en plus : prime de fonctions jusqu'à 30 000 à 34 000 € brut par an, complément annuel jusqu'à 5 200 à 6 000 € (plafonds).Décret n° 2009-1303, art. 4-1 ; arrêté du 26 novembre 2015 modifié (RIFSEEP)
- ESPIC et établissements privés non lucratifs (FEHAP, CCN 51)Pas de grille médecin publiéeLa grille médecin existe (coefficient de référence 937, compléments de spécialité, ancienneté jusqu'à 30 %), mais la valeur du point en vigueur n'est pas publiée sur Légifrance : la dernière trouvée date de 2018. Salaire non calculable.CCN du 31 octobre 1951 (IDCC 29), titre XX et annexe I
- Cliniques privées (FHP, hospitalisation privée)Pas de grille médecin publiéeLa convention couvre les médecins salariés (coefficients 425 à 760). Le seul minimum chiffré trouvé est celui de l'avenant n° 33 du 22 février 2023, non étendu (43 558 € brut par an pour le niveau « médecin ») ; sa valeur au 27/09/2026 n'est pas confirmée. La plupart des médecins de clinique exercent en libéral.CCN de l'hospitalisation privée du 18 avril 2002 (IDCC 2264), art. 101 ; avenant n° 33
- Centres de santéPas de grille médecin publiéeIl n'existe pas de convention collective des centres de santé : le salaire dépend du gestionnaire (fonction publique territoriale pour un centre municipal, convention de la mutualité, CCN 51…). L'accord national du 28 août 2025 fixe les rapports avec l'Assurance maladie, pas les salaires.Accord national des centres de santé du 28 août 2025 (avis au JO du 15 octobre 2025)
- Praticien-conseil de l'Assurance maladiePas de grille médecin publiéeLes coefficients sont publiés (620 à 1 375 selon le niveau), mais pas la valeur du point de l'institution : salaire non calculable.CCN des praticiens-conseils du régime général (IDCC 2603), art. 2-3
Mixte : libéral à l'hôpital public, ou libéral et salarié
Un praticien hospitalier peut garder une activité libérale dans son hôpital, dans des limites fixées par la loi.
- Réservée aux praticiens temps plein ou à au moins 8 demi-journées par semaine et aux hospitalo-universitaires titulaires (CSP, art. L6154-1).
- Au plus 20 % du temps de service : 2 demi-journées par semaine pour 10 demi-journées de service, 1 pour 8 ou 9 (CSP, art. L6154-2).
- Le nombre de consultations et d'actes en libéral doit rester inférieur à celui de l'activité publique ; aucun lit ni équipement réservé.
- Contrat de 5 ans approuvé par le directeur général de l'ARS ; adhésion obligatoire à la convention médicale ; le secteur (1, 2, OPTAM) suit la situation conventionnelle du praticien (CSP, art. L6154-4).
- Incompatible avec l'IESPE (1 010 € brut par mois).
- Clause de non-concurrence possible au départ : 6 à 24 mois, dans un rayon de 3 à 10 km (CSP, art. L6154-2).
| Type d'acte | CHU | Autre hôpital |
|---|---|---|
| Consultations | 16 % | 15 % |
| Actes (hors imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie) | 25 % | 16 % |
| Imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie | 60 % | 60 % |
Aucun plafond de revenus n'est fixé par les textes (seuls le temps et le volume sont plafonnés).
Côté libéral, la DREES compare les médecins qui n'ont que le libéral et ceux qui ont aussi un salaire (regroupement « Gynécologues-obstétriciens », 2021) : ≈ 9 430 € par mois pour les libéraux exclusifs, ≈ 10 520 € pour les mixtes, dont 6 880 € de libéral.
Ce que rapportent les actes
Tarifs de la Sécurité sociale en vigueur au 27/09/2026. C'est ce que touche un médecin de secteur 1 (ou de secteur 2 qui signe l'OPTAM) pour un acte, avant ses charges : un chiffre d'affaires, pas un revenu.
| Code | Consultation | Tarif |
|---|---|---|
| CS | Consultation du spécialiste (cas général) | 26,50 € |
| MCS | Majoration de coordination, patient adressé par le médecin traitant | 5,00 € |
| CCP | Première consultation de santé sexuelle, contraception et prévention des IST | 47,50 € |
| APC | Avis ponctuel de consultant (adressé par le médecin traitant) | 60,00 € |
| Code | Acte | Secteur 1 / OPTAM | Secteur 2 hors OPTAM |
|---|---|---|---|
| JQGD010 | Accouchement céphalique unique par voie naturelle, chez une primipare | 313,50 € | 313,50 € + dépassement |
| JQGA002 | Accouchement par césarienne programmée, par laparotomie | 313,50 € | 313,50 € + dépassement |
| JQGA003 | Accouchement par césarienne au cours du travail, par laparotomie | 378,33 € | 313,50 € + dépassement |
| JQQM010 | Échographie biométrique et morphologique d'une grossesse uniembryonnaire au 1er trimestre | 63,66 € | 49,62 € + dépassement |
| JQQM018 | Échographie biométrique et morphologique d'une grossesse unifœtale au 2ème trimestre | 103,77 € | 84,00 € + dépassement |
| JKFC005 | Hystérectomie totale, par cœlioscopie | 342,23 € | 299,08 € + dépassement |
| JKQE002 | Hystéroscopie | 72,20 € | 68,21 € + dépassement |
Secteur 2 et OPTAM
- Secteur 2 : honoraires libres « à des niveaux modérés » et « avec tact et mesure » ; devis écrit dès 70 €. Le dépassement n'est jamais remboursé par la Sécurité sociale.
- Sans OPTAM, la base de remboursement est plus basse (colonne de droite ; consultation cotée C à 23 €, CP à 42,50 € pour psychiatres et neurologues).
- Avec l'OPTAM (ou l'OPTAM-ACO en chirurgie, anesthésie et obstétrique), le médecin plafonne ses dépassements ; ses patients sont remboursés au tarif du secteur 1 et il touche une prime annuelle.
Actes qui supposent un diplôme ou une formation
- Exigé par un texteÉchographie obstétricale et fœtalePour les médecins spécialistes visés par l'annexe II qui ont commencé l'échographie prénatale à partir de 1997 : DIU d'échographie générale et son module de gynécologie-obstétrique.
Les autres médecins spécialistes ayant débuté l'exercice de l'échographie prénatale à partir de l'année 1997 doivent avoir validé le DIU d'échographie générale ainsi que son module optionnel de gynécologie-obstétrique.
Arrêté du 20 avril 2018 (diagnostic prénatal), annexe II - Exigé par un texteMesure de la clarté nucale (dépistage de la trisomie 21)L'échographiste doit avoir un identifiant délivré par le réseau de santé en périnatalité et adhérer à un programme d'assurance qualité.
Les mesures échographiques réalisées au premier trimestre de la grossesse et utilisées pour le calcul de risque de trisomie 21 fœtale sont effectuées par des échographistes ayant obtenu un identifiant spécifique délivré par le réseau de santé en périnatalité dont il relève
Arrêté du 23 juin 2009 modifié (arrêté du 14 décembre 2018), annexe, B - Exigé par un texteIVG médicamenteuse en villeQualification en gynécologie médicale ou gynécologie-obstétrique, ou pratique suffisante attestée, ou formation ; dans le cadre d'une convention avec un établissement de santé.
Le médecin ou la sage-femme effectuant des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse, dans le cadre de la convention mentionnée au 1° de l'article R. 2212-9, justifie d'une compétence professionnelle adaptée
Code de la santé publique, art. R2212-11, I - Exigé par un texteIVG instrumentale hors établissement (centres de santé)Qualification en gynécologie-obstétrique, ou en gynécologie médicale avec pratique régulière, ou formation théorique et pratique spécifique.
par une qualification universitaire en gynécologie-obstétrique ; -ou par une qualification universitaire en gynécologie médicale, complétée d'une pratique régulière
Code de la santé publique, art. R2212-11, II - Exigé par un texteAutres actes CCAM marqués « formation »434 actes de la CCAM portent une mention « Formation », le plus souvent « spécifique à cet acte en plus de la formation initiale », sans diplôme nommé (électromyographie, polysomnographie, stimulateurs cardiaques, lambeaux libres…). Un diplôme n'est nommé que pour quelques actes (DIU d'hyperbarie ; diplômes de chirurgie de la main et de microchirurgie pour les greffes du plexus brachial).
Formation : spécifique à cet acte en plus de la formation initiale
CCAM V84 (liste des actes et prestations, art. L162-1-7 du code de la sécurité sociale)
Sources : Classification commune des actes médicaux (CCAM), version 84, applicable au 31/07/2026 (fichier CCAM_V84_VF.xls, ameli.fr) ; ameli - Tarifs conventionnels des médecins généralistes et spécialistes (page du 17 mars 2026 ; majorations 'Tarifs en euros au 1er janvier 2026') ; NGAP - version en vigueur du 01/09/2026 (PDF ameli). Tarifs de métropole en vigueur depuis le 1er janvier 2026, inchangés au 27/09/2026 (dernière revalorisation des consultations de la convention de 2024). Secteur 1, OPTAM, ou secteur 2 qui applique le tarif opposable.
Détail et sources
Comment le net est estimé
Internes, docteurs juniors, assistants et praticiens hospitaliers sont des agents publics non titulaires (PH : statut particulier, pas fonctionnaires) : régime général de la Sécurité sociale pour la retraite de base et IRCANTEC pour la retraite complémentaire, pas la CNRACL. IRCANTEC sur la totalité des émoluments pour un PH temps plein sans activité libérale (fiche médecins IRCANTEC).
- Retraite de base : 6,9 % jusqu'au plafond + 0,4 % sur tout le brut
- IRCANTEC (part agent) : 2,84 % jusqu'au plafond, 7,06 % au-delà
- CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut
Plafond de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 €/an, soit 4 005 €/mois (la limite de 192 240 € affichée par l'URSSAF pour la CSG en 2026 vaut 4 plafonds). Estimation mensuelle, tranches calculées sur le plafond mensuel ; hors impôt sur le revenu (prélèvement à la source), mutuelle, cotisation maladie supplémentaire d'Alsace-Moselle (1,30 %) et régularisations annuelles.
Internat : grille détaillée
| Année | Brut annuel (émoluments) | Brut mensuel | Net mensuel ≈ | Ce qui est compté |
|---|---|---|---|---|
| 1re année (TCEM1) | 19 406 € | 2 052 € | 1 650 € | Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres). |
| 2e année (TCEM2) | 21 483 € | 2 225 € | 1 790 € | Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres). |
| 3e année (TCEM3) | 28 408 € | 2 367 € | 1 900 € | Émoluments de base ; plus d'indemnité de sujétion. |
| 4e année | 28 430 € | 2 549 € | 2 050 € | Interne encore en approfondissement (DES de 5 ans ou plus) ; en phase de consolidation, voir docteur junior. Émoluments + prime de responsabilité 2 154,10 €/an brut. |
| 5e année | 28 448 € | 2 727 € | 2 190 € | Si la 5e année n'est pas une année de docteur junior (allongement de la maquette, par exemple). Émoluments + prime de responsabilité 4 273,93 €/an brut. |
| Docteur junior, 1re année | 28 495 € | 2 791 € | 2 240 € | Phase de consolidation : émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 5 000 €/an (arrêté du 11 février 2020, annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022). |
| Docteur junior, 2e année | 28 495 € | 2 875 € | 2 310 € | Émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 6 000 €/an. |
Nuit de semaine : 234,80 € brut ; samedi, dimanche, jour férié : 256,86 € brut ; demi-garde : 117,39 € (semaine) / 128,43 € (week-end). Montants en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (arrêté du 22 décembre 2023, qui a pérennisé la majoration de 50 %). Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives ; une garde de nuit compte pour deux demi-journées.
10 demi-journées par semaine : 8 en stage, 2 hors stage (formation). Plafond de 48 h par semaine en moyenne sur trois mois (décret n° 2015-225 du 26 février 2015). Repos de sécurité de 11 h, sans aucune activité hospitalière, immédiatement après chaque garde de nuit ou demi-garde et après le dernier déplacement d'une astreinte ; il n'est pas décompté des obligations de service. Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives.
- Indemnité de sujétion (4 premiers semestres) : 435,18 € brut/mois
- Prime de responsabilité (4e et 5e année) (4e année : 2 154,10 €/an brut ; 5e année : 4 273,93 €/an brut (ISNI, 2026))
- Prime SASPAS (médecine générale, stage autonome en soins primaires ambulatoires supervisé) : 125 € brut/mois, arrêté du 4 mars 2014
- Indemnité compensatrice d'avantages en nature (interne non logé et/ou non nourri) (336,32 à 1 010,64 €/an brut (environ 28 à 84 €/mois) selon que l'établissement fournit ou non le logement et les repas)
- Docteur junior (phase de consolidation) : 28 495,49 € brut/an d'émoluments forfaitaires, + prime d'autonomie supervisée de 5 000 € (1re année) puis 6 000 € (2e année) ; arrêté du 11 février 2020 et annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022
Grille des praticiens hospitaliers
| Échelon | Brut annuel | Brut mensuel | Net mensuel ≈ | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 55 607,79 € | 4 634 € | 3 740 € | 2 ans |
| 2 | 58 082,41 € | 4 840 € | 3 910 € | 2 ans |
| 3 | 62 148,07 € | 5 179 € | 4 190 € | 2 ans |
| 4 | 66 567,09 € | 5 547 € | 4 500 € | 2 ans |
| 5 | 68 688,21 € | 5 724 € | 4 640 € | 2 ans |
| 6 | 71 162,83 € | 5 930 € | 4 820 € | 2 ans |
| 7 | 76 465,74 € | 6 372 € | 5 180 € | 2 ans |
| 8 | 79 647,54 € | 6 637 € | 5 400 € | 2 ans |
| 9 | 90 549,14 € | 7 546 € | 6 160 € | 4 ans |
| 10 | 94 557,64 € | 7 880 € | 6 430 € | 4 ans |
| 11 | 99 810,26 € | 8 318 € | 6 800 € | 4 ans |
| 12 | 105 062,89 € | 8 755 € | 7 160 € | 4 ans |
| 13 | 112 416,56 € | 9 368 € | 7 670 € | dernier échelon |
Temps partiel (5 à 9 demi-journées par semaine) : émoluments au prorata (CSP, art. R6152-23 et R6152-26).
- Arrêté du 8 juillet 2022, annexe II (montants au 1er juillet 2023, inchangés au 27/09/2026) ; durées d'échelon : CSP, art. R6152-21
- Arrêté du 8 juin 2000 modifié, art. 1 ; CSP, art. D6152-23-1, 6°
- Arrêté du 14 mars 2017 relatif à la prime d'exercice territorial, art. 5
- Arrêté du 30 avril 2003 modifié (montants de garde fixés par l'arrêté du 22 décembre 2023, en vigueur depuis le 1er janvier 2024 ; astreintes forfaitisées par l'arrêté du 17 avril 2026, en vigueur le 1er mai 2026), version consolidée au 27/09/2026, art. 13, 14 et 14 bis
- Arrêté du 8 juillet 2022, annexe V
- Part hospitalière : arrêté du 8 juillet 2022, annexe I-D ; part universitaire : arrêté du 13 décembre 2021 relatif à la rémunération universitaire, art. 2 (modifié en 2024, effet au 1er juillet 2023)
- Émoluments hospitaliers : arrêté du 8 juillet 2022, annexe I (A et B) ; traitement universitaire : grilles indiciaires du décret n° 2021-1646 du 13 décembre 2021, valeur du point : décret n° 85-1148 modifié (5 907,34 € brut par an pour l'indice majoré 100 depuis le 1er juillet 2023)
- Arrêté du 14 mars 2017 modifié (arrêté du 23 janvier 2024)
- Arrêté du 15 décembre 2021 relatif à la prime de solidarité territoriale, art. 5
Remplacements. Rémunération fixée de gré à gré entre remplaçant et remplacé : aucun barème officiel n'est publié. Repère réglementaire : les médecins libéraux assurant la permanence des soins en établissement (PDSES) perçoivent depuis le 1er novembre 2025 une indemnité forfaitaire de 422 € par garde de nuit, dimanche ou jour férié (contre 229 €), 141 € en début de nuit (contre 79 €), 281 € en nuit profonde ou samedi après-midi (contre 150 €) ; astreintes non revalorisées (arrêté du 24 juillet 2025).
Libéral : ce que mesurent la DREES et la CARMF
DREES : « Le revenu libéral correspond au revenu tiré des recettes perçues au titre de l'activité professionnelle de santé (majoritairement des honoraires) une fois les charges fiscales et sociales déduites. […] Il correspond au revenu net fiscal qui intègre les contributions sociales de la CSG non-déductible et CRDS, avant soumission au barème de l'impôt sur les revenus. »
Net des charges professionnelles et des cotisations sociales personnelles (URSSAF, CARMF) ; la CSG non déductible et la CRDS (2,9 % environ) n'en sont pas encore retirées ; avant impôt sur le revenu.
Champ DREES : France métropolitaine et DROM, médecins conventionnés, âgés de 70 ans ou moins, installés avant 2021, ayant déclaré au moins 1 euro d’honoraires et pratiqué au moins un acte en 2021, hors remplacements. Les percentiles (P10 à P90) portent sur le revenu d’activité (libéral + salarié) et ne sont publiés que par regroupement de spécialités.
CARMF : Revenu net d'activité indépendante (RNAI) moyen : « un revenu global qui regroupe l'ensemble des revenus du médecin, dont les bénéfices non commerciaux (BNC), les revenus de gérance et les primes Madelin ». Revenu libéral net des charges professionnelles, avant impôt ; les salaires éventuels n'y sont pas. Champ : « Les RNAI de l'année N concernent les revenus enregistrés au 3e trimestre de l'année N+1, de tous les cotisants, hors dispensés des premières années et hors taxés, mais y compris cumul retraite / activité libérale. » Libellés CARMF : toutes les chirurgies sont regroupées sous « Chirurgie » ; « Cancérologie » ne distingue pas oncologie médicale et radiothérapie. Aucune ventilation par secteur ni par sexe n'est publiée.
Écart entre les mieux et les moins bien payés : les 10 % du haut gagnent au moins 5,8 fois plus que les 10 % du bas (rapport D9/D1).
Évolutions 2021-2024 annoncées par la DREES pour 2027 (ER n° 1383, septembre 2026).
Repère de la fiche : DREES, Études et Résultats n°1322, décembre 2024 (données 2021), regroupement gynécologues-obstétriciens.
Sources
- DREES, Études et Résultats n° 1322 (décembre 2024) : revenu des médecins libéraux en 2021 — tableaux 1, complémentaires A, B et E
- CARMF, « Les revenus nets d'activité indépendante par spécialité » (revenus 2022, 2023 et 2024, page du 29 janvier 2026)
- Arrêté du 29 juin 2023 modifiant l’arrêté du 8 juillet 2022 (annexe II, émoluments des praticiens hospitaliers)
- URSSAF, taux de cotisations 2026 (vieillesse 6,90 % plafonnée + 0,40 %, CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut)
- IRCANTEC, taux d'appel 2026 (part agent : 2,84 % tranche A, 7,06 % tranche B)
- IRCANTEC, assiette des cotisations des praticiens hospitaliers (fiche médecins, mise à jour du 23/06/2026)
- DREES, jeu de données « Les revenus des professionnels de santé libéraux » (définition du revenu libéral)
- Arrêté du 8 juillet 2022 relatif aux émoluments, rémunérations ou indemnités des personnels médicaux, pharmaceutiques et odontologiques exerçant leurs fonctions dans les établissements publics de santé
- Arrêté du 22 décembre 2023 modifiant le montant des indemnités des gardes (dont internes, en vigueur au 1er janvier 2024)
- Arrêté du 29 juin 2023 relatif à l'indemnisation de la permanence et de la continuité des soins (montants de garde des internes avant 2024)
- Arrêté du 10 septembre 2002 relatif aux gardes des internes et au repos de sécurité
- Décret n° 2015-225 du 26 février 2015 relatif au temps de travail des internes
- Arrêté du 4 mars 2014 fixant le montant de la prime de responsabilité des internes de médecine générale en SASPAS
- ISNI, Docteur junior (émoluments, prime d'autonomie supervisée ; arrêté du 11 février 2020)
- ISNI, Rémunérations de l'interne (grille 2026, primes de responsabilité, avantages en nature)
- ISNI - Temps de travail de l'interne
- ISNAR-IMG, rémunération et indemnisations des internes de médecine générale
- FHF, revalorisation des indemnités PDSES des médecins libéraux au 1er novembre 2025 (arrêté du 24 juillet 2025)
- Décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 modifié, art. 3 (rédaction issue du décret n° 2023-519 du 28 juin 2023, art. 1)
Données réglementaires à jour au 2026-09.
Points à regarder avant de choisir
Durée
6 ans d'internat, parmi les DES les plus longs (12 spécialités sur 44 durent 6 ans).
Accès
Fermée au rang 4 346 en 2026, plus tard qu'en 2025 (4 258) : 13e plus sélective sur 44 selon ce rang limite national.
Exercice
Modes d'exercice listés : hospitalier, libéral, mixte.
Revenu libéral
≈ 9 220 € par mois en moyenne (DREES 2021, détail), en dessous de la médiane des 37 spécialités renseignées (≈ 9 870 € par mois).
Options & FST
4 options ou FST possibles pendant le DES.
Gardes & rythme
Charge et fréquence des gardes selon les terrains : voir Terrains & rythme.
Repères calculés à partir des données de cette fiche et des rangs limites 2026, comparés aux 44 spécialités. Pour mettre deux spécialités face à face : le comparateur.
Pour qui ?
- Vous voulez à la fois opérer, accoucher et consulter.
- La décision rapide sous pression, propre aux urgences obstétricales, ne vous effraie pas.
- Vous acceptez gardes et astreintes : c'est une compétence exigée en fin d'internat.
- L'accompagnement de la naissance vous motive.
- Vous êtes prêt à un internat de 6 ans.
Questions fréquentes sur Gynécologie-obstétrique
Combien de temps dure l'internat de gynécologie-obstétrique ?
6 ans : Socle 1 an, Approfondissement 3 ans, Consolidation 2 ans. La durée peut s'allonger d'un an avec certaines options ou FST.
Quel est le rang limite de gynécologie-obstétrique aux EDN 2026 ?
Au choix de poste 2026, gynécologie-obstétrique s'est choisie jusqu'au rang 4 346 au niveau national (dernier affecté, toutes subdivisions confondues), pour 275 postes ; en 2025, le dernier rang était 4 258. Le rang limite varie fortement d'une ville à l'autre. Source : CNG.
Combien gagne un médecin en gynécologie-obstétrique ?
En libéral, le revenu moyen observé est d'environ 9 220 € par mois (DREES, revenus 2021), avec de fortes différences selon le secteur et l'activité. Pendant l'internat, la rémunération est celle, commune, des internes ; à l'hôpital, celle de la grille des praticiens hospitaliers.
Peut-on faire uniquement de la chirurgie sans obstétrique ?
Pas pendant l'internat : la maquette couvre les deux versants. Après, certains orientent leur exercice vers la chirurgie gynécologique.
Quelle part de gestes techniques dans ce métier ?
Très élevée : accouchements, césariennes, cœlioscopies, hystérectomies, chirurgie carcinologique.
Faut-il un rang très haut pour accéder à ce DES ?
L'accès varie selon les villes et les années ; consultez les rangs limites du site.
Peut-on se spécialiser en médecine fœtale ou en oncologie pelvienne ?
Oui, via le choix des stages, les FST Fœtopathologie ou Cancérologie, puis un assistanat ciblé.
Le rythme de garde est-il comparable aux spécialités chirurgicales ?
L'enquête intersyndicale 2023 place la gynécologie-obstétrique juste après les spécialités chirurgicales pour le dépassement du temps de travail légal.
Sources
- Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES de gynécologie-obstétrique (version en vigueur)
- DREES, Études et Résultats n°1322 (décembre 2024), revenu des médecins libéraux en 2021
- Pourquoi Docteur (presse), Maternité : 2 soignants sur 5 souffrent de burn-out (étude Hastoy, CHU Toulouse)
- Egora (presse), Mal payés, épuisés, trop exposés : les gynécologues désertent les maternités
- Egora (presse), enquête intersyndicale Isni/Isnar-IMG/FNSIP-BM/SNIO 2023 sur le temps de travail des internes
- AGOF (association d'internes) — Internat de gynécologie-obstétrique à Brest
- Arrêté du 21 avril 2017 modifié, art. 6 (durée des options et FST)
- Arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine (art. 13, 59, 60)
- DREES, Études et Résultats n° 1322 (déc. 2024), tableaux complémentaires : effectifs, secteur 2 et exercice mixte par spécialité
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Gynécologie-obstétrique fait partie du groupe Chirurgie hors tête et cou.
- 6 ans
Chirurgie orthopédique et traumatologique
Fractures en urgence le jour, prothèses, arthroscopies et rachis au programme réglé : 6 ans d'internat pour la plus…
rang limite 4 004 - 6 ans
Chirurgie pédiatrique
Opérer de la naissance à l'adolescence, avec une option viscérale ou orthopédique qui oriente les stages dès la…
rang limite 5 351 - 6 ans
Chirurgie thoracique et cardiovasculaire
Le cœur, les gros vaisseaux, les poumons et le médiastin : 6 ans d'internat, dont au moins 8 semestres en lieu…
rang limite 5 678 - 6 ans
Chirurgie vasculaire
Réparer artères et veines à ciel ouvert ou par voie endovasculaire : la maquette forme aux deux, dans des services à…
rang limite 5 469 - 6 ans
Chirurgie viscérale et digestive
Du tube digestif au foie, au pancréas et aux glandes endocrines : 6 ans d'internat qui passent par les quatre…
rang limite 5 413 - 6 ans
Urologie
L'urologue opère l'appareil urinaire des deux sexes et les organes génitaux masculins, de la résection endoscopique…
rang limite 4 310
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