Chirurgie hors tête et cou

Gynécologie-obstétrique

DES Gynécologie – Obstétrique

Chirurgien et médecin de la grossesse, le gynécologue-obstétricien gère aussi bien un accouchement en urgence qu'un cancer gynécologique ou une infertilité. Un DES de 6 ans, dont 8 semestres au moins dans la spécialité.

Internat
6 ans
12 semestres
Rang limite 2026
4 346
national · détail par ville
Options, FST, DU
4
pour se sur-spécialiser
Exercice
Médico-chirurgical
hospitalier · libéral · mixte
Écran d'échographie obstétricale montrant le profil d'un fœtus au deuxième trimestre
Photo : Goleisureintl, CC BY 4.0

Le métier

Obstétrique : suivi de grossesse, dépistage des complications, accouchement par voie basse ou césarienne.

Gynécologie : chirurgie et médecine de l'appareil génital féminin (cancers, endométriose, fertilité, contraception).

Le quotidien alterne bloc opératoire, salle de naissance et consultation.

Socle chirurgical commun : poser un cathéter sus-pubien, gérer les urgences urologiques des 12 premières heures, réaliser une colostomie.

La chirurgie gynécologique va de la cœlioscopie à la chirurgie carcinologique lourde.

DREES 2021 : 3 094 gynécologues-obstétriciens libéraux conventionnés, dont 76,2 % en secteur 2 et 36 % avec une activité salariée en plus.

Ce qui pèse, selon la presse spécialisée (Egora) : la charge de gardes, l'exposition médico-légale en obstétrique, une rémunération de l'accouchement jugée faible.

Combien de temps dure l'internat de gynécologie-obstétrique ?

Durée totale : 6 ans, en trois phases de plus en plus autonomes.

Internat en 3 phases, 12 semestres au total : Socle (1 an), Approfondissement (3 ans), Consolidation (2 ans).
  1. Socle1 an

    1 stage en gynécologie-obstétrique et 1 stage libre ; l'un des deux dans un lieu à forte activité d'urgence.

    • 1×Gynécologie-obstétriqueobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en gynécologie-obstétrique
    • 1×Stage librelibre
    Enseignements
    • 2 demi-journées par semaine hors stage : une supervisée, une en autonomie
    • E-learning, simulation technique et comportementale, séminaires régionaux ou nationaux
    Compétences clés
    • Surveiller mère et fœtus, connaître les bases de l'échographie pelvienne
    • Prendre en charge les urgences obstétricales et chirurgicales courantes
    • Gérer les complications postopératoires simples
    • Connaître les temps des interventions de base et l'instrumentation
    Évaluation

    Autoévaluation en ligne ; portefeuille numérique des actes certifié par le maître de stage ; bilan de simulation ; évaluation standardisée en 5 domaines ; entretien avec le coordonnateur local et un praticien d'une autre discipline sur la capacité à poursuivre un cursus chirurgical ; entretien avec la commission locale pour organiser la phase 2 et la thèse.

  2. Approfondissement3 ans

    3 stages en gynécologie-obstétrique, 2 stages dans d'autres spécialités chirurgicales et 1 stage libre.

    • 3×Gynécologie-obstétriqueobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en gynécologie-obstétriqueAu moins un sans encadrement universitaire ; au plus un en établissement privé à but lucratif.
    • 2×Autre spécialité chirurgicaleobligatoireAgréé à titre principal dans une autre spécialité chirurgicale et à titre complémentaire en gynécologie-obstétriqueSi un tel stage a été fait en phase socle, il est remplacé par un stage libre.
    • 1×Stage librelibre
    Enseignements
    • 2 demi-journées par semaine hors stage
    • E-learning, simulation, séminaires ; au moins un congrès annuel de la spécialité
    Compétences clés
    • Réaliser une échographie pour les principales pathologies de la spécialité
    • Effectuer entièrement les manœuvres obstétricales et interventions les plus courantes
    • Utiliser endoscopes, bistouris électriques et énergies avancées ; optimiser les doses de rayons X
    • Déclarer un événement indésirable et présenter un travail de recherche
    Évaluation

    Contrôle continu, autoévaluation en ligne, ateliers de simulation ; évaluation standardisée par le maître de stage ; portefeuille des actes. Validation : parcours, nombre d'interventions réalisées, simulation, formulaires. Les terrains doivent atteindre un nombre minimal d'actes traceurs fixé par le collège.

  3. Consolidation2 ans

    2 stages d'un an en gynécologie-obstétrique ; l'un peut être remplacé à titre exceptionnel par un stage libre d'un an.

    • 2×Gynécologie-obstétriqueobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en gynécologie-obstétriqueStages d'un an. L'un peut devenir, à titre exceptionnel et avec l'accord du coordonnateur local, un stage libre d'un an.
    Enseignements
    • 2 demi-journées par semaine : e-learning, simulation, séminaires, préparation à l'accréditation et au DPC
    Compétences clés
    • Assurer consultation, consultation d'annonce et garde ou astreinte d'urgence
    • Réaliser seul les interventions courantes et celles relevant d'une urgence vitale
    • Réaliser l'échographie gynécologique et obstétricale
    • Animer une RCP et diriger une équipe en situation de crise
    Évaluation

    Validation de l'e-learning et de la simulation ; évaluation par le maître de stage et le responsable du centre de simulation ; portefeuille des interventions ; entretien annuel. Validation : objectifs chiffrés d'interventions, entretien avec la commission locale, au moins un article soumis à une revue à comité de lecture et une présentation orale d'un travail de recherche. Certification européenne encouragée.

Les stages clés

12 semestres : au moins 8 en gynécologie-obstétrique, au moins 5 en lieu universitaire (dont 4 dans la spécialité) et au moins 3 sans encadrement universitaire. 2 stages dans une autre spécialité chirurgicale en phase 2.

Mémoire et thèse

Thèse soutenue avant la fin de la phase d'approfondissement (DES de plus de 3 ans) ; sujet choisi au plus tard avant la fin du 2e semestre validé de cette phase et inscrit au contrat de formation. L'accès à la consolidation exige la thèse soutenue. La maquette exige aussi, pour valider la consolidation, au moins un article soumis à une revue à comité de lecture et une présentation orale d'un travail de recherche ; pas de mémoire de DES prévu.

Accès et particularités

  • Accès par les EDN uniquement ; pas d'option.
  • DES long : 12 semestres, dont 2 ans de docteur junior.
  • Entretien de fin de socle avec un praticien d'une autre discipline sur l'aptitude au cursus chirurgical.
  • FST citées par la maquette : cancérologie, expertise médicale-préjudice corporel, fœtopathologie, médecine et biologie de la reproduction-andrologie ; +1 an de DES.
  • Au plus un stage de phase 2 en établissement privé à but lucratif.
  • DREES 2021 : 3 094 gynécologues-obstétriciens libéraux conventionnés, 76,2 % en secteur 2.

Docteur junior

Phase de consolidation de 2 ans (2 stages d'un an) en statut de docteur junior, avec garde ou astreinte d'urgence, consultation d'annonce et gestion d'un secteur d'hospitalisation parmi les compétences attendues.

Source de la maquette : Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES de gynécologie-obstétrique (version en vigueur)

Terrains et rythme d'internat

Terrains de stage

L'interne passe par des maternités de niveaux 1 à 3, en CHU et en périphérie, aux volumes d'activité très différents. Exemple : la maternité de niveau 3 du CHU de Toulouse réalise environ 4 800 accouchements par an (Pourquoi Docteur).

Rythme, gardes et astreintes

L'enquête intersyndicale de 2023 place la gynécologie-obstétrique juste après les spécialités chirurgicales pour le dépassement du temps de travail légal. Dans la maternité de niveau 3 de Toulouse, 39 % des soignants de salle de naissance présentaient un burn-out (étude Hastoy).

Les gardes obstétricales sont régulières dès l'internat ; à titre d'exemple, environ une garde par semaine et un week-end par mois à Brest (AGOF).

Où faire l'internat de gynécologie-obstétrique, et à quel rang ?

En 2026, 275 postes de gynécologie-obstétrique ont été ouverts dans 28 subdivisions. Pour chacune : la place offerte, le rang du dernier admis et le nombre de services agréés à titre principal pour ce DES par l'ARS.

Postes, rang limite 2026 et services agréés à titre principal en Gynécologie-obstétrique par subdivision, triés par nombre de postes
SubdivisionPostes 2026Rang limite 2026Services agréés à titre principalPériph.
AP-HP - Paris55postesrang 3 03655 servicesprinc. + compl.28 étab. de périphérie
Lille17postesrang 3 21034 services17 étab. de périphérie
AP-HM - Marseille16postesrang 1 98825 services + 29 compl.17 étab. de périphérie
Bordeaux16postesrang 3 27418 services + 20 compl.12 étab. de périphérie
HCL - Lyon14postesrang 1 80224 servicespostes ouverts4 étab. de périphérie
Strasbourg11postesrang 3 39911 services + 23 compl.5 étab. de périphérie
Toulouse10postesrang 1 92917 services + 12 compl.9 étab. de périphérie
Nancy9postesrang 4 24613 services + 55 compl.7 étab. de périphérie
Océan Indien - La Réunion8postesrang 2 9457 services + 9 compl.4 étab. de périphérie
Tours8postesrang 4 06715 services + 11 compl.7 étab. de périphérie
Reims8postesrang 4 07711 services + 33 compl.7 étab. de périphérie
Poitiers8postesrang 4 16411 services + 16 compl.7 étab. de périphérie
Montpellier7postesrang 1 62314 services + 14 compl.7 étab. de périphérie
Angers7postesrang 3 585liste non publique—
Dijon7postesrang 3 882liste non publique—
Rouen7postesrang 3 97812 services + 12 compl.8 étab. de périphérie
Clermont-Ferrand7postesrang 4 08513 servicespostes ouverts5 étab. de périphérie
Rennes6postesrang 2 0978 services5 étab. de périphérie
Grenoble6postesrang 2 59213 servicespostes ouverts6 étab. de périphérie
Nantes6postesrang 2 886liste non publique—
Caen6postesrang 3 6236 servicesprinc. + compl.partielle4 étab. de périphérie
Besançon6postesrang 4 230liste non publique—
Limoges6postesrang 4 3277 services + 7 compl.4 étab. de périphérie
Martinique / Pointe-à-Pitre6postesrang 4 34610 servicesprinc. + compl.2 étab. de périphérie
Nice5postesrang 2 75211 services + 11 compl.7 étab. de périphérie
Saint-Etienne5postesrang 3 6687 services + 13 compl.6 étab. de périphérie
Brest4postesrang 3 3625 services4 étab. de périphérie
Amiens4postesrang 4 15910 services7 étab. de périphérie

Postes et rangs limites : appariement EDN 2026 (CNG). Services agréés : listes publiées par les ARS, comptées service par service (un service agréé pour plusieurs phases ou semestres compte une fois) ; seuls les agréments à titre principal sont comptés, pas les agréments complémentaires qui ouvrent à ce DES un service d'une autre spécialité (affichés à part : « + N compl. »). Stages chez un praticien libéral, FST et options non comptés. « Périph. » : établissements hors des communes des sites CHU ayant au moins un de ces services (rattachement FINESS ; détail et distances sur la page de chaque ville). « Princ. + compl. » : 3 subdivisions publient une liste qui ne distingue pas les deux ; le nombre est alors plus élevé qu'un décompte à titre principal. « Liste non publique » : 4 subdivisions ne publient pas leurs terrains sous une forme exploitable. « Postes ouverts » et « partielle » : seule une partie des terrains est publiée (postes ouverts au choix sur un ou deux semestres, ou décisions d'une commission), le vrai nombre est plus élevé. Chaque nom de ville mène au détail des terrains et des rangs de la subdivision.

Options et formations spécialisées transversales

Ce qu'on peut ajouter au DES pour se sur-spécialiser : une option (dans le DES), une FST (partagée entre plusieurs DES) ou un diplôme d'université en parallèle.

DES Gynécologie-obstétrique

4FST transversales

  • FST Cancérologieutile pour une pratique orientée oncogynécologie.
  • FST Expertise médicale - préjudice corporelouvre vers l'expertise, notamment des dommages obstétricaux.
  • FST Fœtopathologieexamen du fœtus et du placenta, autopsies fœtales.
  • FST Médecine et biologie de la reproduction - andrologieinfertilité et assistance médicale à la procréation.

DU et DIU liés

109 diplômes d'université relevés pour cette spécialité ; les 10 proposés dans le plus de facultés :

Voir les 109 DU et DIU liés, avec durée, coût et lien vers chaque formation

Option, FST ou DU : accès, candidature et effet sur la durée de l'internat

Après l'internat

Exercice hospitalier (maternités de niveau 1 à 3, centres d'oncogynécologie), en clinique privée ou mixte.

Libéral : 3 094 praticiens conventionnés en 2021, dont 36 % combinent libéral et salariat (DREES).

Assistanat et clinicat servent à se former aux sur-spécialités : oncologie pelvienne, endométriose, médecine fœtale, AMP.

Quel salaire en gynécologie-obstétrique ?

En euros par mois, avant impôt sur le revenu. Le brut est ce qu'affiche la grille ; le net ≈ ce qui arrive sur le compte une fois les cotisations retirées, estimé par nos soins. En libéral, les chiffres publiés sont déjà nets des charges.

Quatre repères, même échelle
  • Interne, 5e année≈ 2 190 €2 727 € brut
  • Praticien hospitalier débutant1er échelon, hors IESPE et gardes≈ 3 740 €4 634 € brut
  • Praticien hospitalier, fin de carrière13e échelon, hors IESPE et gardes≈ 7 670 €9 368 € brut
  • Libéral, moyenneDREES, revenus 2021≈ 9 220 €net de charges

Pendant l'internat

La même grille pour toutes les spécialités. Le salaire monte surtout en 3e année, puis avec les primes de fin de cursus.

+ une garde de nuit ≈ 235 € brut, payée en plus du salaire.

Selon la maquette, la phase de docteur junior remplace la 4e et/ou la 5e année.

≈ 1 650 €2 052 € brut1re année
≈ 1 790 €2 225 € brut2e année
≈ 1 900 €2 367 € brut3e année
≈ 2 050 €2 549 € brut4e année
≈ 2 190 €2 727 € brut5e année
≈ 2 240 €2 791 € brutDr junior 1re année
≈ 2 310 €2 875 € brutDr junior 2e année

Après l'internat, selon le mode d'exercice

Hôpital public

Salaire fixé par arrêté, identique partout en France et pour toutes les spécialités, qui progresse avec l'ancienneté (13 échelons). Les praticiens hospitaliers sont des agents publics, pas des fonctionnaires.

Paramètres des cas-types : grille PH ÷ 12 ; IESPE 1 010 € brut par mois ; garde de nuit 422,03 € brut ; 4 gardes par mois.

  • PH 1er échelondébut de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 3 740 €4 634 € brut
  • PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE≈ 4 580 €5 644 € brut
  • PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 5 980 €7 332 € brut
  • PH 13e échelonfin de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 7 670 €9 368 € brut
  • PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE≈ 8 510 €10 378 € brut
  • PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 9 910 €12 066 € brut

Cas-types calculés : grille PH ÷ 12, + IESPE (1 010 €) si exercice public exclusif, + N gardes de nuit de semaine à 422,03 € (indemnité de sujétion). Hors prime d'exercice territorial, astreintes, temps additionnel et primes d'engagement. Le net est estimé avec les taux du bloc « Comment le net est estimé » : gardes et IESPE entrent dans l'assiette IRCANTEC (fiche médecins IRCANTEC).

Avant de devenir PH

  • Assistant spécialiste1re et 2e années, hors IESPE≈ 2 250 €2 804 € brut
  • Assistant spécialiste5e et 6e années, hors IESPE≈ 2 770 €3 449 € brut
  • Chef de clinique-assistantavant 2 ans, part hospitalière + part universitaire≈ 2 440 €3 036 € brut
  • Chef de clinique-assistantaprès 2 ans, les deux parts≈ 2 840 €3 535 € brut

Chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux et assistant hospitalier universitaire : 1er échelon (avant 2 ans), puis 2e échelon. Les deux parts s'additionnent. Prime d'engagement à exercer à plein temps : 5 666 € brut pour 2 ans ou 11 332 € pour 4 ans.

En plus du salaire

  • IESPE 1 010 € brut par mois : Engagement de 3 ans renouvelable à n'exercer aucune activité libérale et à exercer exclusivement à l'hôpital public ; au prorata des obligations de service. Versée aussi aux assistants, CCA et hospitalo-universitaires (même montant).
  • Prime d'exercice territorial : 250 € (1 demi-journée hebdomadaire moyenne hors site principal) ; 450 € (plus de 1 à 3 demi-journées inclus) ; 700 € (plus de 3 à 4 demi-journées inclus) ; 1 000 € (4 demi-journées sur au moins 2 sites différents du site principal, ou plus de 4 demi-journées) brut par mois. Activité hors du site principal, sur un site à au moins 20 km (route), dans le cadre d'une convention entre établissements ; moyenne mensuelle de demi-journées hebdomadaires.
  • PH : 422,03 € brut par nuit, dimanche ou jour férié ; 211,01 € par demi-nuit ou samedi après-midi (indemnité de sujétion, dans les obligations de service).
  • Temps de travail additionnel (au-delà des obligations de service) : 335,60 € brut par période de jour ou de nuit, 167,79 € par demi-période.
  • Hospitalo-universitaires (PU-PH, MCU-PH, CCA, AHU) : 755,81 € brut par garde, 377,93 € par demi-garde de nuit, 253,20 € par demi-garde du samedi après-midi.
  • Astreinte : forfait fixé par chaque établissement, entre 70 € et 280 € brut par nuit ou deux demi-journées (500 € au plus pour les hospitalo-universitaires). Les déplacements ne sont plus payés à part : le temps d'intervention, trajet compris, est décompté en demi-journées de service.
  • Prime d'engagement de carrière hospitalière (praticiens contractuels et assistants qui s'engagent à devenir PH) : 20 000 € brut (poste où l'offre de soins est insuffisante), 10 000 € (spécialité en difficulté de recrutement au niveau national), 30 000 € si les deux ; versée en deux fois, remboursable en cas de rupture.
  • Par demi-journée d'activité partagée dans un autre hôpital public au-delà des obligations de service : 293,25 € brut de jour, 427,25 € la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés (modulable de ±30 % par l'établissement).

Hospitalo-universitaires

  • PU-PH : émoluments hospitaliers de 40 304 € à 60 930 € brut par an, plus un traitement universitaire de 39 697 € à 78 804 € brut par an.
  • MCU-PH : émoluments hospitaliers de 34 690 € à 50 451 € brut par an, plus un traitement universitaire de 27 765 € à 63 327 € brut par an.

Deux rémunérations cumulées : émoluments hospitaliers (hôpital) et traitement universitaire (université). La correspondance entre les échelons des deux grilles n'est pas reprise ici : on ne les additionne pas échelon par échelon. Pas de net estimé : la part universitaire relève du régime des fonctionnaires.

Non publié : Forfaits d'astreinte réellement appliqués : fixés par chaque établissement entre 70 et 280 €, pas de barème national. Primes universitaires, indemnité de résidence et part variable des hospitalo-universitaires : non reprises.

Libéral

Revenu annuel ÷ 12. C'est déjà un net : honoraires moins charges du cabinet et cotisations sociales (URSSAF, CARMF), avant impôt. Il reste environ 2,9 % de CSG et CRDS à retirer des chiffres DREES.

DREES, revenus 2021, libellé « Gynécologie obstétrique »

En moyenne, ≈ 9 220 € par mois de revenu libéral en « Gynécologie obstétrique »

Pour situer la dispersion, la DREES ne publie la médiane et la fourchette que pour le regroupement « Gynécologues-obstétriciens », commun à plusieurs spécialités :

La moitié gagne plus de 8 290 € par moisagrégat

8 sur 10 gagnent entre 2 970 € et 18 320 € par mois.

Revenu d'activité (libéral + salaire éventuel) ; bloc foncé : la moitié du milieu, entre 4 760 € et 12 850 €.

Ces chiffres portent sur le regroupement DREES « Gynécologues-obstétriciens » (3 922 médecins), où cette spécialité ne pèse que 79 %. Ce ne sont pas ses valeurs propres.

  • ≈ 10 680 € par mois en moyenne en comptant un éventuel salaire
  • Secteur 1 : ≈ 7 480 € ; secteur 2 (dépassements autorisés) : ≈ 9 770 € par mois de revenu libéral moyen
  • 3 094 médecins libéraux, dont 76,2 % en secteur 2

CARMF, revenus 2024

  • ≈ 10 750 € par mois de revenu libéral net moyen en « Gynécologie obstétrique » (3 114 médecins ; 10 570 € en 2022)
  • ≈ 8 760 € par mois de revenu libéral net moyen en « Gynécologie médicale et obstétrique » (203 médecins ; 8 290 € en 2022)

Regroupement DREES « Gynécologues-obstétriciens » (2021)

  • Installés depuis 10 ans ou moins : ≈ 9 490 € par mois de revenu d'activité (secteur 1 : 8 250 € ; secteur 2 : 9 700 €), 86 % en secteur 2
  • Femmes : ≈ 7 410 €, hommes : ≈ 13 110 € par mois de revenu d'activité (58,1 % de femmes). Écart brut, sans correction du temps de travail ni de l'âge.
  • Parmi les médecins autorisés à dépasser, 54,8 % ont signé l'OPTAM (dépassements plafonnés), 56,9 % chez les installés depuis moins de 10 ans.

La DREES ne publie pas les honoraires encaissés (chiffre d'affaires) par spécialité : il n'y a donc pas de « brut » libéral à afficher. La CARMF mesure le revenu libéral seul (sans salaire), sur ses cotisants, en 2024 ; la DREES le revenu libéral et le revenu d'activité, en 2021. Les deux ne se comparent pas au centime.

En gynécologie-obstétriqueÉcart selon le secteur (DREES 2021, regroupement gynécologues-obstétriciens) : 96 800 € de revenu d’activité moyen en secteur 1, 126 600 € en secteur 2. Le tarif de base de l'accouchement par voie basse (313,50 €) est inchangé depuis 2005 (Egora). La prime d'assurance en responsabilité civile professionnelle pèse fortement sur le revenu des obstétriciens libéraux.

Salarié hors hôpital public

Seuls les salaires fixés par un texte officiel ou une convention collective publiée sont repris. Montants bruts mensuels ; pour la fonction publique, traitement indiciaire seul (indice majoré × 5 907,34 € ÷ 100 ÷ 12), hors primes.

Mixte : libéral à l'hôpital public, ou libéral et salarié

Un praticien hospitalier peut garder une activité libérale dans son hôpital, dans des limites fixées par la loi.

  • Réservée aux praticiens temps plein ou à au moins 8 demi-journées par semaine et aux hospitalo-universitaires titulaires (CSP, art. L6154-1).
  • Au plus 20 % du temps de service : 2 demi-journées par semaine pour 10 demi-journées de service, 1 pour 8 ou 9 (CSP, art. L6154-2).
  • Le nombre de consultations et d'actes en libéral doit rester inférieur à celui de l'activité publique ; aucun lit ni équipement réservé.
  • Contrat de 5 ans approuvé par le directeur général de l'ARS ; adhésion obligatoire à la convention médicale ; le secteur (1, 2, OPTAM) suit la situation conventionnelle du praticien (CSP, art. L6154-4).
  • Incompatible avec l'IESPE (1 010 € brut par mois).
  • Clause de non-concurrence possible au départ : 6 à 24 mois, dans un rayon de 3 à 10 km (CSP, art. L6154-2).
Redevance versée à l'hôpital, en % des honoraires perçus (CSP, art. D6154-10-3)
Type d'acteCHUAutre hôpital
Consultations16 %15 %
Actes (hors imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie)25 %16 %
Imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie60 %60 %

Aucun plafond de revenus n'est fixé par les textes (seuls le temps et le volume sont plafonnés).

Côté libéral, la DREES compare les médecins qui n'ont que le libéral et ceux qui ont aussi un salaire (regroupement « Gynécologues-obstétriciens », 2021) : ≈ 9 430 € par mois pour les libéraux exclusifs, ≈ 10 520 € pour les mixtes, dont 6 880 € de libéral.

Source : Code de la santé publique, art. L6154-1 à L6154-7 et R6154-1 et suivants (versions en vigueur au 27/09/2026)

Ce que rapportent les actes

Tarifs de la Sécurité sociale en vigueur au 27/09/2026. C'est ce que touche un médecin de secteur 1 (ou de secteur 2 qui signe l'OPTAM) pour un acte, avant ses charges : un chiffre d'affaires, pas un revenu.

Consultations (NGAP, métropole)
CodeConsultationTarif
CSConsultation du spécialiste (cas général)26,50 €
MCSMajoration de coordination, patient adressé par le médecin traitant5,00 €
CCPPremière consultation de santé sexuelle, contraception et prévention des IST47,50 €
APCAvis ponctuel de consultant (adressé par le médecin traitant)60,00 €
Actes techniques emblématiques (CCAM)
CodeActeSecteur 1 / OPTAMSecteur 2 hors OPTAM
JQGD010Accouchement céphalique unique par voie naturelle, chez une primipare313,50 €313,50 € + dépassement
JQGA002Accouchement par césarienne programmée, par laparotomie313,50 €313,50 € + dépassement
JQGA003Accouchement par césarienne au cours du travail, par laparotomie378,33 €313,50 € + dépassement
JQQM010Échographie biométrique et morphologique d'une grossesse uniembryonnaire au 1er trimestre63,66 €49,62 € + dépassement
JQQM018Échographie biométrique et morphologique d'une grossesse unifœtale au 2ème trimestre103,77 €84,00 € + dépassement
JKFC005Hystérectomie totale, par cœlioscopie342,23 €299,08 € + dépassement
JKQE002Hystéroscopie72,20 €68,21 € + dépassement

Secteur 2 et OPTAM

  • Secteur 2 : honoraires libres « à des niveaux modérés » et « avec tact et mesure » ; devis écrit dès 70 €. Le dépassement n'est jamais remboursé par la Sécurité sociale.
  • Sans OPTAM, la base de remboursement est plus basse (colonne de droite ; consultation cotée C à 23 €, CP à 42,50 € pour psychiatres et neurologues).
  • Avec l'OPTAM (ou l'OPTAM-ACO en chirurgie, anesthésie et obstétrique), le médecin plafonne ses dépassements ; ses patients sont remboursés au tarif du secteur 1 et il touche une prime annuelle.

Actes qui supposent un diplôme ou une formation

  • Exigé par un texteÉchographie obstétricale et fœtalePour les médecins spécialistes visés par l'annexe II qui ont commencé l'échographie prénatale à partir de 1997 : DIU d'échographie générale et son module de gynécologie-obstétrique.Les autres médecins spécialistes ayant débuté l'exercice de l'échographie prénatale à partir de l'année 1997 doivent avoir validé le DIU d'échographie générale ainsi que son module optionnel de gynécologie-obstétrique.Arrêté du 20 avril 2018 (diagnostic prénatal), annexe II
  • Exigé par un texteMesure de la clarté nucale (dépistage de la trisomie 21)L'échographiste doit avoir un identifiant délivré par le réseau de santé en périnatalité et adhérer à un programme d'assurance qualité.Les mesures échographiques réalisées au premier trimestre de la grossesse et utilisées pour le calcul de risque de trisomie 21 fœtale sont effectuées par des échographistes ayant obtenu un identifiant spécifique délivré par le réseau de santé en périnatalité dont il relèveArrêté du 23 juin 2009 modifié (arrêté du 14 décembre 2018), annexe, B
  • Exigé par un texteIVG médicamenteuse en villeQualification en gynécologie médicale ou gynécologie-obstétrique, ou pratique suffisante attestée, ou formation ; dans le cadre d'une convention avec un établissement de santé.Le médecin ou la sage-femme effectuant des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse, dans le cadre de la convention mentionnée au 1° de l'article R. 2212-9, justifie d'une compétence professionnelle adaptéeCode de la santé publique, art. R2212-11, I
  • Exigé par un texteIVG instrumentale hors établissement (centres de santé)Qualification en gynécologie-obstétrique, ou en gynécologie médicale avec pratique régulière, ou formation théorique et pratique spécifique.par une qualification universitaire en gynécologie-obstétrique ; -ou par une qualification universitaire en gynécologie médicale, complétée d'une pratique régulièreCode de la santé publique, art. R2212-11, II
  • Exigé par un texteAutres actes CCAM marqués « formation »434 actes de la CCAM portent une mention « Formation », le plus souvent « spécifique à cet acte en plus de la formation initiale », sans diplôme nommé (électromyographie, polysomnographie, stimulateurs cardiaques, lambeaux libres…). Un diplôme n'est nommé que pour quelques actes (DIU d'hyperbarie ; diplômes de chirurgie de la main et de microchirurgie pour les greffes du plexus brachial).Formation : spécifique à cet acte en plus de la formation initialeCCAM V84 (liste des actes et prestations, art. L162-1-7 du code de la sécurité sociale)

Sources : Classification commune des actes médicaux (CCAM), version 84, applicable au 31/07/2026 (fichier CCAM_V84_VF.xls, ameli.fr) ; ameli - Tarifs conventionnels des médecins généralistes et spécialistes (page du 17 mars 2026 ; majorations 'Tarifs en euros au 1er janvier 2026') ; NGAP - version en vigueur du 01/09/2026 (PDF ameli). Tarifs de métropole en vigueur depuis le 1er janvier 2026, inchangés au 27/09/2026 (dernière revalorisation des consultations de la convention de 2024). Secteur 1, OPTAM, ou secteur 2 qui applique le tarif opposable.

Détail et sources

Comment le net est estimé

Internes, docteurs juniors, assistants et praticiens hospitaliers sont des agents publics non titulaires (PH : statut particulier, pas fonctionnaires) : régime général de la Sécurité sociale pour la retraite de base et IRCANTEC pour la retraite complémentaire, pas la CNRACL. IRCANTEC sur la totalité des émoluments pour un PH temps plein sans activité libérale (fiche médecins IRCANTEC).

  • Retraite de base : 6,9 % jusqu'au plafond + 0,4 % sur tout le brut
  • IRCANTEC (part agent) : 2,84 % jusqu'au plafond, 7,06 % au-delà
  • CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut

Plafond de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 €/an, soit 4 005 €/mois (la limite de 192 240 € affichée par l'URSSAF pour la CSG en 2026 vaut 4 plafonds). Estimation mensuelle, tranches calculées sur le plafond mensuel ; hors impôt sur le revenu (prélèvement à la source), mutuelle, cotisation maladie supplémentaire d'Alsace-Moselle (1,30 %) et régularisations annuelles.

Internat : grille détaillée

AnnéeBrut annuel (émoluments)Brut mensuelNet mensuel ≈Ce qui est compté
1re année (TCEM1)19 406 €2 052 €1 650 €Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres).
2e année (TCEM2)21 483 €2 225 €1 790 €Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres).
3e année (TCEM3)28 408 €2 367 €1 900 €Émoluments de base ; plus d'indemnité de sujétion.
4e année28 430 €2 549 €2 050 €Interne encore en approfondissement (DES de 5 ans ou plus) ; en phase de consolidation, voir docteur junior. Émoluments + prime de responsabilité 2 154,10 €/an brut.
5e année28 448 €2 727 €2 190 €Si la 5e année n'est pas une année de docteur junior (allongement de la maquette, par exemple). Émoluments + prime de responsabilité 4 273,93 €/an brut.
Docteur junior, 1re année28 495 €2 791 €2 240 €Phase de consolidation : émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 5 000 €/an (arrêté du 11 février 2020, annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022).
Docteur junior, 2e année28 495 €2 875 €2 310 €Émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 6 000 €/an.

Nuit de semaine : 234,80 € brut ; samedi, dimanche, jour férié : 256,86 € brut ; demi-garde : 117,39 € (semaine) / 128,43 € (week-end). Montants en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (arrêté du 22 décembre 2023, qui a pérennisé la majoration de 50 %). Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives ; une garde de nuit compte pour deux demi-journées.

10 demi-journées par semaine : 8 en stage, 2 hors stage (formation). Plafond de 48 h par semaine en moyenne sur trois mois (décret n° 2015-225 du 26 février 2015). Repos de sécurité de 11 h, sans aucune activité hospitalière, immédiatement après chaque garde de nuit ou demi-garde et après le dernier déplacement d'une astreinte ; il n'est pas décompté des obligations de service. Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives.

  • Indemnité de sujétion (4 premiers semestres) : 435,18 € brut/mois
  • Prime de responsabilité (4e et 5e année) (4e année : 2 154,10 €/an brut ; 5e année : 4 273,93 €/an brut (ISNI, 2026))
  • Prime SASPAS (médecine générale, stage autonome en soins primaires ambulatoires supervisé) : 125 € brut/mois, arrêté du 4 mars 2014
  • Indemnité compensatrice d'avantages en nature (interne non logé et/ou non nourri) (336,32 à 1 010,64 €/an brut (environ 28 à 84 €/mois) selon que l'établissement fournit ou non le logement et les repas)
  • Docteur junior (phase de consolidation) : 28 495,49 € brut/an d'émoluments forfaitaires, + prime d'autonomie supervisée de 5 000 € (1re année) puis 6 000 € (2e année) ; arrêté du 11 février 2020 et annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022

Grille des praticiens hospitaliers

ÉchelonBrut annuelBrut mensuelNet mensuel ≈Durée
155 607,79 €4 634 €3 740 €2 ans
258 082,41 €4 840 €3 910 €2 ans
362 148,07 €5 179 €4 190 €2 ans
466 567,09 €5 547 €4 500 €2 ans
568 688,21 €5 724 €4 640 €2 ans
671 162,83 €5 930 €4 820 €2 ans
776 465,74 €6 372 €5 180 €2 ans
879 647,54 €6 637 €5 400 €2 ans
990 549,14 €7 546 €6 160 €4 ans
1094 557,64 €7 880 €6 430 €4 ans
1199 810,26 €8 318 €6 800 €4 ans
12105 062,89 €8 755 €7 160 €4 ans
13112 416,56 €9 368 €7 670 €dernier échelon

Temps partiel (5 à 9 demi-journées par semaine) : émoluments au prorata (CSP, art. R6152-23 et R6152-26).

Remplacements. Rémunération fixée de gré à gré entre remplaçant et remplacé : aucun barème officiel n'est publié. Repère réglementaire : les médecins libéraux assurant la permanence des soins en établissement (PDSES) perçoivent depuis le 1er novembre 2025 une indemnité forfaitaire de 422 € par garde de nuit, dimanche ou jour férié (contre 229 €), 141 € en début de nuit (contre 79 €), 281 € en nuit profonde ou samedi après-midi (contre 150 €) ; astreintes non revalorisées (arrêté du 24 juillet 2025).

Libéral : ce que mesurent la DREES et la CARMF

DREES : « Le revenu libéral correspond au revenu tiré des recettes perçues au titre de l'activité professionnelle de santé (majoritairement des honoraires) une fois les charges fiscales et sociales déduites. […] Il correspond au revenu net fiscal qui intègre les contributions sociales de la CSG non-déductible et CRDS, avant soumission au barème de l'impôt sur les revenus. »

Net des charges professionnelles et des cotisations sociales personnelles (URSSAF, CARMF) ; la CSG non déductible et la CRDS (2,9 % environ) n'en sont pas encore retirées ; avant impôt sur le revenu.

Champ DREES : France métropolitaine et DROM, médecins conventionnés, âgés de 70 ans ou moins, installés avant 2021, ayant déclaré au moins 1 euro d’honoraires et pratiqué au moins un acte en 2021, hors remplacements. Les percentiles (P10 à P90) portent sur le revenu d’activité (libéral + salarié) et ne sont publiés que par regroupement de spécialités.

CARMF : Revenu net d'activité indépendante (RNAI) moyen : « un revenu global qui regroupe l'ensemble des revenus du médecin, dont les bénéfices non commerciaux (BNC), les revenus de gérance et les primes Madelin ». Revenu libéral net des charges professionnelles, avant impôt ; les salaires éventuels n'y sont pas. Champ : « Les RNAI de l'année N concernent les revenus enregistrés au 3e trimestre de l'année N+1, de tous les cotisants, hors dispensés des premières années et hors taxés, mais y compris cumul retraite / activité libérale. » Libellés CARMF : toutes les chirurgies sont regroupées sous « Chirurgie » ; « Cancérologie » ne distingue pas oncologie médicale et radiothérapie. Aucune ventilation par secteur ni par sexe n'est publiée.

Écart entre les mieux et les moins bien payés : les 10 % du haut gagnent au moins 5,8 fois plus que les 10 % du bas (rapport D9/D1).

Évolutions 2021-2024 annoncées par la DREES pour 2027 (ER n° 1383, septembre 2026).

Repère de la fiche : DREES, Études et Résultats n°1322, décembre 2024 (données 2021), regroupement gynécologues-obstétriciens.

Sources

Données réglementaires à jour au 2026-09.

Points à regarder avant de choisir

  • Durée

    6 ans d'internat, parmi les DES les plus longs (12 spécialités sur 44 durent 6 ans).

  • Accès

    Fermée au rang 4 346 en 2026, plus tard qu'en 2025 (4 258) : 13e plus sélective sur 44 selon ce rang limite national.

  • Exercice

    Modes d'exercice listés : hospitalier, libéral, mixte.

  • Revenu libéral

    ≈ 9 220 € par mois en moyenne (DREES 2021, détail), en dessous de la médiane des 37 spécialités renseignées (≈ 9 870 € par mois).

  • Options & FST

    4 options ou FST possibles pendant le DES.

  • Gardes & rythme

    Charge et fréquence des gardes selon les terrains : voir Terrains & rythme.

Repères calculés à partir des données de cette fiche et des rangs limites 2026, comparés aux 44 spécialités. Pour mettre deux spécialités face à face : le comparateur.

Pour qui ?

  • Vous voulez à la fois opérer, accoucher et consulter.
  • La décision rapide sous pression, propre aux urgences obstétricales, ne vous effraie pas.
  • Vous acceptez gardes et astreintes : c'est une compétence exigée en fin d'internat.
  • L'accompagnement de la naissance vous motive.
  • Vous êtes prêt à un internat de 6 ans.

Questions fréquentes sur Gynécologie-obstétrique

Combien de temps dure l'internat de gynécologie-obstétrique ?

6 ans : Socle 1 an, Approfondissement 3 ans, Consolidation 2 ans. La durée peut s'allonger d'un an avec certaines options ou FST.

Quel est le rang limite de gynécologie-obstétrique aux EDN 2026 ?

Au choix de poste 2026, gynécologie-obstétrique s'est choisie jusqu'au rang 4 346 au niveau national (dernier affecté, toutes subdivisions confondues), pour 275 postes ; en 2025, le dernier rang était 4 258. Le rang limite varie fortement d'une ville à l'autre. Source : CNG.

Combien gagne un médecin en gynécologie-obstétrique ?

En libéral, le revenu moyen observé est d'environ 9 220 € par mois (DREES, revenus 2021), avec de fortes différences selon le secteur et l'activité. Pendant l'internat, la rémunération est celle, commune, des internes ; à l'hôpital, celle de la grille des praticiens hospitaliers.

Peut-on faire uniquement de la chirurgie sans obstétrique ?

Pas pendant l'internat : la maquette couvre les deux versants. Après, certains orientent leur exercice vers la chirurgie gynécologique.

Quelle part de gestes techniques dans ce métier ?

Très élevée : accouchements, césariennes, cœlioscopies, hystérectomies, chirurgie carcinologique.

Faut-il un rang très haut pour accéder à ce DES ?

L'accès varie selon les villes et les années ; consultez les rangs limites du site.

Peut-on se spécialiser en médecine fœtale ou en oncologie pelvienne ?

Oui, via le choix des stages, les FST Fœtopathologie ou Cancérologie, puis un assistanat ciblé.

Le rythme de garde est-il comparable aux spécialités chirurgicales ?

L'enquête intersyndicale 2023 place la gynécologie-obstétrique juste après les spécialités chirurgicales pour le dépassement du temps de travail légal.

Sources

Explorer ensuite

Gynécologie-obstétrique fait partie du groupe Chirurgie hors tête et cou.

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