Endocrinologie / gynécologie médicale

Gynécologie médicale

DES Gynécologie Médicale

La gynécologie médicale suit la santé hormonale et génitale de la femme, de la puberté à la ménopause, sans accouchement. Spécialité de consultation : 633 gynécologues médicaux libéraux conventionnés en 2021 (DREES).

Internat
4 ans
8 semestres
Rang limite 2026
4 044
national · détail par ville
Options, FST, DU
3
pour se sur-spécialiser
Exercice
Médical
libéral · hospitalier
Fauteuil d'examen gynécologique avec échographe dans une salle de consultation
Photo : Sciencia58, domaine public (CC0)

Le métier

Suivi gynécologique hors grossesse et accouchement : contraception, troubles du cycle, ménopause, pathologies hormonales, infertilité.

Dépistage des cancers du col et du sein, avec orientation vers l'oncologie ou la chirurgie en cas d'anomalie.

Gestes : examen gynécologique et mammaire, frottis, pose d'implant et de DIU, échographie pelvienne ; principes de la colposcopie et de l'hystéroscopie.

Champ de la maquette : puberté précoce ou retardée, ménopause, endométriose, sénologie, hormonothérapies du cancer du sein, infertilité et AMP, IST, grossesses pathologiques.

Formation partagée avec l'endocrinologie, la gynécologie-obstétrique et l'oncologie, dont la maquette intègre des connaissances.

DES distinct de la gynécologie-obstétrique : 4 ans au lieu de 6, sans formation chirurgicale ni obstétricale opératoire.

Combien de temps dure l'internat de gynécologie médicale ?

Durée totale : 4 ans, en trois phases de plus en plus autonomes.

Internat en 3 phases, 8 semestres au total : Socle (1 an), Approfondissement (2 ans), Consolidation (1 an).
  1. Socle1 an

    1 stage en gynécologie médicale (ou endocrinologie, oncologie ou médecine de la reproduction, avec agrément complémentaire) et 1 stage en gynécologie-obstétrique.

    • 1×Gynécologie médicale ou spécialité apparentéeobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en gynécologie médicale, ou en EDN ou oncologie avec agrément complémentaire en gynécologie médicale, ou agréé à titre complémentaire en gynécologie médicale avec une activité de médecine de la reproduction
    • 1×Gynécologie-obstétriqueobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en gynécologie-obstétrique et à titre complémentaire en gynécologie médicale
    Enseignements
    • 2 demi-journées par semaine hors stage : une supervisée, une en autonomie
    • Cours magistraux, cas cliniques sur la plateforme du collège, e-learning validé par les coordonnateurs régionaux
    Compétences clés
    • Examen gynécologique et mammaire, frottis
    • Interpréter échographie pelvienne, mammographie et bilan hormonal
    • Prescrire toute contraception, poser implant et DIU
    • Recevoir en urgence hémorragie, infection pelvienne, fausse couche, GEU
    • Connaître le suivi d'une grossesse normale
    Évaluation

    Évaluation à chaque stage à partir du livret (travaux présentés en réunion régionale, présence à l'enseignement national) ; en fin de phase, session régionale sur cas cliniques (questions rédactionnelles ou oral devant un jury), avec rattrapage possible.

  2. Approfondissement2 ans

    1 stage en gynécologie médicale ou apparentée, 1 stage en gynécologie-obstétrique, 1 stage au choix entre les deux, et 1 stage libre.

    • 1×Gynécologie médicale ou spécialité apparentéeobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en gynécologie médicale, ou en EDN ou oncologie avec agrément complémentaire en gynécologie médicale, ou agréé à titre complémentaire en gynécologie médicale avec une activité de médecine de la reproductionPar exemple oncologie mammaire et gynécologique, orthogénie, gynécologie de l'enfant et de l'adolescente, reproduction.
    • 1×Gynécologie-obstétriqueobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en gynécologie-obstétrique et à titre complémentaire en gynécologie médicale
    • 1×Gynécologie-obstétrique ou spécialité apparentéeau choixGO (urgences gynécologiques, grossesses pathologiques) ou EDN, oncologie, reproduction avec agrément complémentaire ; par exemple sénologie, AMP ou orthogénie.
    • 1×Stage librelibre
    Enseignements
    • 2 demi-journées par semaine hors stage
    • 2 sessions nationales de 2 jours par an, e-learning, réunions régionales mensuelles (bibliographie, cas cliniques)
    Compétences clés
    • Prendre en charge puberté précoce ou retardée, périménopause et ménopause
    • Diagnostiquer et traiter endométriose, adénomyose, kystes et tumeurs de l'ovaire
    • Explorer un nodule mammaire et surveiller une hormonothérapie adjuvante
    • Explorer une infertilité du couple et induire une ovulation
    • Indiquer et interpréter hystéroscopies diagnostiques et opératoires
    Évaluation

    Évaluation tous les 6 mois par le responsable de stage ; RCP et bibliographie ; entretien annuel avec le coordonnateur ; portfolio (gestes, urgences, recherche, congrès, travaux pouvant correspondre à la thèse). Validation par le coordonnateur et un jury régional.

  3. Consolidation1 an

    2 stages d'un semestre en gynécologie médicale, à l'hôpital ou auprès d'un praticien maître de stage des universités.

    • 2×Gynécologie médicaleobligatoireLieu hospitalier ou praticien-maître de stage des universités agréé à titre principal ou complémentaire en gynécologie médicale ; stage mixte ou couplé possible
    Enseignements
    • 2 demi-journées par semaine : enseignement national complété en région
    • Types d'exercice, accréditation, organisation des soins, gestion d'un cabinet
    Compétences clés
    • Gérer contraception, hormonothérapie et reproduction en cas de maladie rare ou systémique
    • Approfondir pharmacologie, génétique, éthique, santé publique et médecine légale
    Évaluation

    Entretien semestriel avec le coordonnateur ; dossiers complexes en réunions mensuelles et régionales ; validation par une épreuve devant un jury régional (analyse argumentée d'un dossier de patiente), le cursus et les publications.

Les stages clés

8 semestres, dont au moins 3 en lieu avec encadrement universitaire et au moins 2 sans. Au moins 2 semestres en gynécologie-obstétrique (1 en socle, 1 en approfondissement), jusqu'à 3 selon le stage au choix.

Mémoire et thèse

Thèse soutenue avant la fin de la phase d'approfondissement (DES de plus de 3 ans) ; sujet choisi au plus tard avant la fin du 2e semestre validé de cette phase et inscrit au contrat de formation. L'accès à la consolidation exige la thèse soutenue. En phase 3, validation par une épreuve devant un jury régional (analyse d'un dossier de patiente) et prise en compte des publications ; pas de mémoire de DES prévu par la maquette.

Accès et particularités

  • Accès par les EDN uniquement ; pas d'option.
  • DES distinct de la gynécologie-obstétrique (4 ans contre 6), mais avec 2 à 3 semestres en service de GO.
  • FST citées par la maquette : cancérologie, médecine et biologie de la reproduction-andrologie, pharmacologie ; +1 an de DES.
  • Phase 3 possible chez un praticien libéral maître de stage des universités.
  • DREES 2021 : 633 gynécologues médicaux libéraux conventionnés, 44,2 % en secteur 2, 27,2 % en exercice mixte.

Docteur junior

Phase de consolidation d'un an (2 semestres) en statut de docteur junior, à l'hôpital ou auprès d'un gynécologue libéral maître de stage (stage mixte ou couplé possible).

Source de la maquette : Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES de gynécologie médicale (version en vigueur)

Terrains et rythme d'internat

Terrains de stage

2 à 3 semestres en gynécologie-obstétrique ; les autres en gynécologie médicale, endocrinologie, oncologie ou médecine de la reproduction.

Rythme, gardes et astreintes

Terrains agréés avec un staff de dossiers par semaine et une bibliographie toutes les deux semaines ; en phase 2, 2 sessions nationales de 2 jours par an et des réunions régionales mensuelles.

Gardes pendant les stages de gynécologie-obstétrique : à titre d'exemple, environ une garde par semaine et un week-end par mois à Brest (AGOF). La maquette fixe en phase socle l'apprentissage des principes des gardes en médecine ou obstétrique.

Où faire l'internat de gynécologie médicale, et à quel rang ?

En 2026, 99 postes de gynécologie médicale ont été ouverts dans 28 subdivisions. Pour chacune : la place offerte, le rang du dernier admis et le nombre de services agréés à titre principal pour ce DES par l'ARS.

Postes, rang limite 2026 et services agréés à titre principal en Gynécologie médicale par subdivision, triés par nombre de postes
SubdivisionPostes 2026Rang limite 2026Services agréés à titre principalPériph.
AP-HP - Paris23postesrang 2 85260 servicesprinc. + compl.16 étab. de périphérie
Lille7postesrang 1 97119 services11 étab. de périphérie
Toulouse6postesrang 1 8054 services + 13 compl.0 étab. de périphérie
HCL - Lyon5postesrang 1 8479 servicespostes ouverts1 étab. de périphérie
Bordeaux5postesrang 2 1637 services + 7 compl.3 étab. de périphérie
AP-HM - Marseille4postesrang 8686 services + 14 compl.1 étab. de périphérie
Nantes4postesrang 2 785liste non publique—
Nancy4postesrang 4 04410 services + 27 compl.4 étab. de périphérie
Montpellier3postesrang 1 7754 services + 17 compl.0 étab. de périphérie
Océan Indien - La Réunion3postesrang 2 8222 services + 13 compl.0 étab. de périphérie
Tours3postesrang 3 24813 services + 43 compl.4 étab. de périphérie
Rouen3postesrang 3 4818 services + 8 compl.5 étab. de périphérie
Amiens3postesrang 4 0286 services2 étab. de périphérie
Grenoble2postesrang 1 4298 servicespostes ouverts3 étab. de périphérie
Rennes2postesrang 2 1672 services2 étab. de périphérie
Strasbourg2postesrang 2 9914 services + 22 compl.2 étab. de périphérie
Nice2postesrang 3 0682 services + 10 compl.1 étab. de périphérie
Reims2postesrang 3 3445 services + 17 compl.2 étab. de périphérie
Martinique / Pointe-à-Pitre2postesrang 3 4455 servicesprinc. + compl.1 étab. de périphérie
Angers2postesrang 3 515liste non publique—
Caen2postesrang 3 6453 servicesprinc. + compl.partielle1 étab. de périphérie
Clermont-Ferrand2postesrang 3 7395 servicespostes ouverts1 étab. de périphérie
Brest2postesrang 3 8647 services5 étab. de périphérie
Besançon2postesrang 3 914liste non publique—
Poitiers1posterang 2 5721 service + 20 compl.0 étab. de périphérie
Dijon1posterang 2 895liste non publique—
Saint-Etienne1posterang 3 3731 service0 étab. de périphérie
Limoges1posterang 3 9817 services + 7 compl.2 étab. de périphérie

Postes et rangs limites : appariement EDN 2026 (CNG). Services agréés : listes publiées par les ARS, comptées service par service (un service agréé pour plusieurs phases ou semestres compte une fois) ; seuls les agréments à titre principal sont comptés, pas les agréments complémentaires qui ouvrent à ce DES un service d'une autre spécialité (affichés à part : « + N compl. »). Stages chez un praticien libéral, FST et options non comptés. « Périph. » : établissements hors des communes des sites CHU ayant au moins un de ces services (rattachement FINESS ; détail et distances sur la page de chaque ville). « Princ. + compl. » : 3 subdivisions publient une liste qui ne distingue pas les deux ; le nombre est alors plus élevé qu'un décompte à titre principal. « Liste non publique » : 4 subdivisions ne publient pas leurs terrains sous une forme exploitable. « Postes ouverts » et « partielle » : seule une partie des terrains est publiée (postes ouverts au choix sur un ou deux semestres, ou décisions d'une commission), le vrai nombre est plus élevé. Chaque nom de ville mène au détail des terrains et des rangs de la subdivision.

Options et formations spécialisées transversales

Ce qu'on peut ajouter au DES pour se sur-spécialiser : une option (dans le DES), une FST (partagée entre plusieurs DES) ou un diplôme d'université en parallèle.

DES Gynécologie médicale

3FST transversales

  • FST Cancérologieutile pour une orientation vers la sénologie ou l'oncogynécologie médicale.
  • FST Médecine et biologie de la reproduction - andrologieprise en charge de l'infertilité du couple et assistance médicale à la procréation.
  • FST Pharmacologie médicale/thérapeutiqueessais thérapeutiques et bon usage des traitements hormonaux.

DU et DIU liés

51 diplômes d'université relevés pour cette spécialité ; les 10 proposés dans le plus de facultés :

Voir les 51 DU et DIU liés, avec durée, coût et lien vers chaque formation

Option, FST ou DU : accès, candidature et effet sur la durée de l'internat

Après l'internat

Surtout libéral : 633 gynécologues médicaux libéraux conventionnés en 2021 (DREES).

Exercice hospitalier possible en sénologie, orthogénie, endocrinologie de la reproduction ou AMP (terrains cités par la maquette).

Assistanat et clinicat possibles.

27,2 % des libéraux combinent cabinet et activité salariée (DREES 2021).

Quel salaire en gynécologie médicale ?

En euros par mois, avant impôt sur le revenu. Le brut est ce qu'affiche la grille ; le net ≈ ce qui arrive sur le compte une fois les cotisations retirées, estimé par nos soins. En libéral, les chiffres publiés sont déjà nets des charges.

Quatre repères, même échelle
  • Interne, 5e année≈ 2 190 €2 727 € brut
  • Praticien hospitalier débutant1er échelon, hors IESPE et gardes≈ 3 740 €4 634 € brut
  • Praticien hospitalier, fin de carrière13e échelon, hors IESPE et gardes≈ 7 670 €9 368 € brut
  • Libéral, moyenneDREES, revenus 2021≈ 5 280 €net de charges

Pendant l'internat

La même grille pour toutes les spécialités. Le salaire monte surtout en 3e année, puis avec les primes de fin de cursus.

+ une garde de nuit ≈ 235 € brut, payée en plus du salaire.

Selon la maquette, la phase de docteur junior remplace la 4e et/ou la 5e année.

≈ 1 650 €2 052 € brut1re année
≈ 1 790 €2 225 € brut2e année
≈ 1 900 €2 367 € brut3e année
≈ 2 050 €2 549 € brut4e année
≈ 2 190 €2 727 € brut5e année
≈ 2 240 €2 791 € brutDr junior 1re année
≈ 2 310 €2 875 € brutDr junior 2e année

Après l'internat, selon le mode d'exercice

Hôpital public

Salaire fixé par arrêté, identique partout en France et pour toutes les spécialités, qui progresse avec l'ancienneté (13 échelons). Les praticiens hospitaliers sont des agents publics, pas des fonctionnaires.

Paramètres des cas-types : grille PH ÷ 12 ; IESPE 1 010 € brut par mois ; garde de nuit 422,03 € brut ; 4 gardes par mois.

  • PH 1er échelondébut de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 3 740 €4 634 € brut
  • PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE≈ 4 580 €5 644 € brut
  • PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 5 980 €7 332 € brut
  • PH 13e échelonfin de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 7 670 €9 368 € brut
  • PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE≈ 8 510 €10 378 € brut
  • PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 9 910 €12 066 € brut

Cas-types calculés : grille PH ÷ 12, + IESPE (1 010 €) si exercice public exclusif, + N gardes de nuit de semaine à 422,03 € (indemnité de sujétion). Hors prime d'exercice territorial, astreintes, temps additionnel et primes d'engagement. Le net est estimé avec les taux du bloc « Comment le net est estimé » : gardes et IESPE entrent dans l'assiette IRCANTEC (fiche médecins IRCANTEC).

Avant de devenir PH

  • Assistant spécialiste1re et 2e années, hors IESPE≈ 2 250 €2 804 € brut
  • Assistant spécialiste5e et 6e années, hors IESPE≈ 2 770 €3 449 € brut
  • Chef de clinique-assistantavant 2 ans, part hospitalière + part universitaire≈ 2 440 €3 036 € brut
  • Chef de clinique-assistantaprès 2 ans, les deux parts≈ 2 840 €3 535 € brut

Chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux et assistant hospitalier universitaire : 1er échelon (avant 2 ans), puis 2e échelon. Les deux parts s'additionnent. Prime d'engagement à exercer à plein temps : 5 666 € brut pour 2 ans ou 11 332 € pour 4 ans.

En plus du salaire

  • IESPE 1 010 € brut par mois : Engagement de 3 ans renouvelable à n'exercer aucune activité libérale et à exercer exclusivement à l'hôpital public ; au prorata des obligations de service. Versée aussi aux assistants, CCA et hospitalo-universitaires (même montant).
  • Prime d'exercice territorial : 250 € (1 demi-journée hebdomadaire moyenne hors site principal) ; 450 € (plus de 1 à 3 demi-journées inclus) ; 700 € (plus de 3 à 4 demi-journées inclus) ; 1 000 € (4 demi-journées sur au moins 2 sites différents du site principal, ou plus de 4 demi-journées) brut par mois. Activité hors du site principal, sur un site à au moins 20 km (route), dans le cadre d'une convention entre établissements ; moyenne mensuelle de demi-journées hebdomadaires.
  • PH : 422,03 € brut par nuit, dimanche ou jour férié ; 211,01 € par demi-nuit ou samedi après-midi (indemnité de sujétion, dans les obligations de service).
  • Temps de travail additionnel (au-delà des obligations de service) : 335,60 € brut par période de jour ou de nuit, 167,79 € par demi-période.
  • Hospitalo-universitaires (PU-PH, MCU-PH, CCA, AHU) : 755,81 € brut par garde, 377,93 € par demi-garde de nuit, 253,20 € par demi-garde du samedi après-midi.
  • Astreinte : forfait fixé par chaque établissement, entre 70 € et 280 € brut par nuit ou deux demi-journées (500 € au plus pour les hospitalo-universitaires). Les déplacements ne sont plus payés à part : le temps d'intervention, trajet compris, est décompté en demi-journées de service.
  • Prime d'engagement de carrière hospitalière (praticiens contractuels et assistants qui s'engagent à devenir PH) : 20 000 € brut (poste où l'offre de soins est insuffisante), 10 000 € (spécialité en difficulté de recrutement au niveau national), 30 000 € si les deux ; versée en deux fois, remboursable en cas de rupture.
  • Par demi-journée d'activité partagée dans un autre hôpital public au-delà des obligations de service : 293,25 € brut de jour, 427,25 € la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés (modulable de ±30 % par l'établissement).

Hospitalo-universitaires

  • PU-PH : émoluments hospitaliers de 40 304 € à 60 930 € brut par an, plus un traitement universitaire de 39 697 € à 78 804 € brut par an.
  • MCU-PH : émoluments hospitaliers de 34 690 € à 50 451 € brut par an, plus un traitement universitaire de 27 765 € à 63 327 € brut par an.

Deux rémunérations cumulées : émoluments hospitaliers (hôpital) et traitement universitaire (université). La correspondance entre les échelons des deux grilles n'est pas reprise ici : on ne les additionne pas échelon par échelon. Pas de net estimé : la part universitaire relève du régime des fonctionnaires.

Non publié : Forfaits d'astreinte réellement appliqués : fixés par chaque établissement entre 70 et 280 €, pas de barème national. Primes universitaires, indemnité de résidence et part variable des hospitalo-universitaires : non reprises.

Libéral

Revenu annuel ÷ 12. C'est déjà un net : honoraires moins charges du cabinet et cotisations sociales (URSSAF, CARMF), avant impôt. Il reste environ 2,9 % de CSG et CRDS à retirer des chiffres DREES.

DREES, revenus 2021, libellé « Gynécologie médicale »

En moyenne, ≈ 5 280 € par mois de revenu libéral en « Gynécologie médicale »

Pour situer la dispersion, la DREES ne publie la médiane et la fourchette que pour le regroupement « Gynécologues-obstétriciens », commun à plusieurs spécialités :

La moitié gagne plus de 8 290 € par moisagrégat

8 sur 10 gagnent entre 2 970 € et 18 320 € par mois.

Revenu d'activité (libéral + salaire éventuel) ; bloc foncé : la moitié du milieu, entre 4 760 € et 12 850 €.

Ces chiffres portent sur le regroupement DREES « Gynécologues-obstétriciens » (3 922 médecins), où cette spécialité ne pèse que 16 %. Ce ne sont pas ses valeurs propres.

  • ≈ 5 570 € par mois en moyenne en comptant un éventuel salaire
  • Secteur 1 : ≈ 4 810 € ; secteur 2 (dépassements autorisés) : ≈ 5 910 € par mois de revenu libéral moyen
  • 633 médecins libéraux, dont 44,2 % en secteur 2

CARMF, revenus 2024

  • ≈ 6 860 € par mois de revenu libéral net moyen en « Gynécologie médicale » (523 médecins ; 5 920 € en 2022)
  • ≈ 8 760 € par mois de revenu libéral net moyen en « Gynécologie médicale et obstétrique » (203 médecins ; 8 290 € en 2022)

Regroupement DREES « Gynécologues-obstétriciens » (2021)

  • Installés depuis 10 ans ou moins : ≈ 9 490 € par mois de revenu d'activité (secteur 1 : 8 250 € ; secteur 2 : 9 700 €), 86 % en secteur 2
  • Femmes : ≈ 7 410 €, hommes : ≈ 13 110 € par mois de revenu d'activité (58,1 % de femmes). Écart brut, sans correction du temps de travail ni de l'âge.
  • Parmi les médecins autorisés à dépasser, 54,8 % ont signé l'OPTAM (dépassements plafonnés), 56,9 % chez les installés depuis moins de 10 ans.

La DREES ne publie pas les honoraires encaissés (chiffre d'affaires) par spécialité : il n'y a donc pas de « brut » libéral à afficher. La CARMF mesure le revenu libéral seul (sans salaire), sur ses cotisants, en 2024 ; la DREES le revenu libéral et le revenu d'activité, en 2021. Les deux ne se comparent pas au centime.

En gynécologie médicaleDREES 2021 : revenu d'activité moyen de 66 800 € pour les gynécologues médicaux libéraux (61 200 € en secteur 1, 74 100 € en secteur 2), bien en dessous du regroupement « gynécologues-obstétriciens ».

Salarié hors hôpital public

Seuls les salaires fixés par un texte officiel ou une convention collective publiée sont repris. Montants bruts mensuels ; pour la fonction publique, traitement indiciaire seul (indice majoré × 5 907,34 € ÷ 100 ÷ 12), hors primes.

Mixte : libéral à l'hôpital public, ou libéral et salarié

Un praticien hospitalier peut garder une activité libérale dans son hôpital, dans des limites fixées par la loi.

  • Réservée aux praticiens temps plein ou à au moins 8 demi-journées par semaine et aux hospitalo-universitaires titulaires (CSP, art. L6154-1).
  • Au plus 20 % du temps de service : 2 demi-journées par semaine pour 10 demi-journées de service, 1 pour 8 ou 9 (CSP, art. L6154-2).
  • Le nombre de consultations et d'actes en libéral doit rester inférieur à celui de l'activité publique ; aucun lit ni équipement réservé.
  • Contrat de 5 ans approuvé par le directeur général de l'ARS ; adhésion obligatoire à la convention médicale ; le secteur (1, 2, OPTAM) suit la situation conventionnelle du praticien (CSP, art. L6154-4).
  • Incompatible avec l'IESPE (1 010 € brut par mois).
  • Clause de non-concurrence possible au départ : 6 à 24 mois, dans un rayon de 3 à 10 km (CSP, art. L6154-2).
Redevance versée à l'hôpital, en % des honoraires perçus (CSP, art. D6154-10-3)
Type d'acteCHUAutre hôpital
Consultations16 %15 %
Actes (hors imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie)25 %16 %
Imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie60 %60 %

Aucun plafond de revenus n'est fixé par les textes (seuls le temps et le volume sont plafonnés).

Côté libéral, la DREES compare les médecins qui n'ont que le libéral et ceux qui ont aussi un salaire (regroupement « Gynécologues-obstétriciens », 2021) : ≈ 9 430 € par mois pour les libéraux exclusifs, ≈ 10 520 € pour les mixtes, dont 6 880 € de libéral.

Source : Code de la santé publique, art. L6154-1 à L6154-7 et R6154-1 et suivants (versions en vigueur au 27/09/2026)

Ce que rapportent les actes

Tarifs de la Sécurité sociale en vigueur au 27/09/2026. C'est ce que touche un médecin de secteur 1 (ou de secteur 2 qui signe l'OPTAM) pour un acte, avant ses charges : un chiffre d'affaires, pas un revenu.

Consultations (NGAP, métropole)
CodeConsultationTarif
CSConsultation du gynécologue médical (codes de spécialité 70 ou 79)35,00 €
CCPPremière consultation de santé sexuelle, contraception et prévention des IST47,50 €
APCAvis ponctuel de consultant (adressé par le médecin traitant)60,00 €
Actes techniques emblématiques (CCAM)
CodeActeSecteur 1 / OPTAMSecteur 2 hors OPTAM
JKLD001Pose d'un dispositif intra-utérin38,40 €38,40 € + dépassement
QZLA004Pose d'implant pharmacologique souscutané18,77 €14,92 € + dépassement
JKHD001Prélèvement cervicovaginal13,00 €9,96 € + dépassement
JLQE002Colposcopie51,98 €38,21 € + dépassement
ZCQJ006Échographie transcutanée avec échographie par voie rectale et/ou vaginale [par voie cavitaire] du petit bassin [pelvis] féminin56,70 €56,70 € + dépassement
JKQE002Hystéroscopie72,20 €68,21 € + dépassement

Secteur 2 et OPTAM

  • Secteur 2 : honoraires libres « à des niveaux modérés » et « avec tact et mesure » ; devis écrit dès 70 €. Le dépassement n'est jamais remboursé par la Sécurité sociale.
  • Sans OPTAM, la base de remboursement est plus basse (colonne de droite ; consultation cotée C à 23 €, CP à 42,50 € pour psychiatres et neurologues).
  • Avec l'OPTAM (ou l'OPTAM-ACO en chirurgie, anesthésie et obstétrique), le médecin plafonne ses dépassements ; ses patients sont remboursés au tarif du secteur 1 et il touche une prime annuelle.

Actes qui supposent un diplôme ou une formation

  • Exigé par un texteÉchographie obstétricale et fœtalePour les médecins spécialistes visés par l'annexe II qui ont commencé l'échographie prénatale à partir de 1997 : DIU d'échographie générale et son module de gynécologie-obstétrique.Les autres médecins spécialistes ayant débuté l'exercice de l'échographie prénatale à partir de l'année 1997 doivent avoir validé le DIU d'échographie générale ainsi que son module optionnel de gynécologie-obstétrique.Arrêté du 20 avril 2018 (diagnostic prénatal), annexe II
  • Exigé par un texteMesure de la clarté nucale (dépistage de la trisomie 21)L'échographiste doit avoir un identifiant délivré par le réseau de santé en périnatalité et adhérer à un programme d'assurance qualité.Les mesures échographiques réalisées au premier trimestre de la grossesse et utilisées pour le calcul de risque de trisomie 21 fœtale sont effectuées par des échographistes ayant obtenu un identifiant spécifique délivré par le réseau de santé en périnatalité dont il relèveArrêté du 23 juin 2009 modifié (arrêté du 14 décembre 2018), annexe, B
  • Exigé par un texteIVG médicamenteuse en villeQualification en gynécologie médicale ou gynécologie-obstétrique, ou pratique suffisante attestée, ou formation ; dans le cadre d'une convention avec un établissement de santé.Le médecin ou la sage-femme effectuant des interruptions volontaires de grossesse par voie médicamenteuse, dans le cadre de la convention mentionnée au 1° de l'article R. 2212-9, justifie d'une compétence professionnelle adaptéeCode de la santé publique, art. R2212-11, I
  • Exigé par un texteIVG instrumentale hors établissement (centres de santé)Qualification en gynécologie-obstétrique, ou en gynécologie médicale avec pratique régulière, ou formation théorique et pratique spécifique.par une qualification universitaire en gynécologie-obstétrique ; -ou par une qualification universitaire en gynécologie médicale, complétée d'une pratique régulièreCode de la santé publique, art. R2212-11, II
  • Exigé par un texteAutres actes CCAM marqués « formation »434 actes de la CCAM portent une mention « Formation », le plus souvent « spécifique à cet acte en plus de la formation initiale », sans diplôme nommé (électromyographie, polysomnographie, stimulateurs cardiaques, lambeaux libres…). Un diplôme n'est nommé que pour quelques actes (DIU d'hyperbarie ; diplômes de chirurgie de la main et de microchirurgie pour les greffes du plexus brachial).Formation : spécifique à cet acte en plus de la formation initialeCCAM V84 (liste des actes et prestations, art. L162-1-7 du code de la sécurité sociale)
  • Reconnu par l'Ordre (mention sur la plaque)SexologieDIU de sexologie et médecine sexuelle reconnu par l'Ordre ; aucun texte ne l'exige.A partir d'octobre 2022, le Conseil national de l'Ordre des médecins autorise, en lieu et place du DIU de Sexologie, le nouvel intitulé DIU de Sexologie et Médecine SexuelleCNOM, « Titres et mentions autorisés sur les plaques et ordonnances » (juillet 2023)

Sources : Classification commune des actes médicaux (CCAM), version 84, applicable au 31/07/2026 (fichier CCAM_V84_VF.xls, ameli.fr) ; ameli - Tarifs conventionnels des médecins généralistes et spécialistes (page du 17 mars 2026 ; majorations 'Tarifs en euros au 1er janvier 2026') ; NGAP - version en vigueur du 01/09/2026 (PDF ameli). Tarifs de métropole en vigueur depuis le 1er janvier 2026, inchangés au 27/09/2026 (dernière revalorisation des consultations de la convention de 2024). Secteur 1, OPTAM, ou secteur 2 qui applique le tarif opposable.

Détail et sources

Comment le net est estimé

Internes, docteurs juniors, assistants et praticiens hospitaliers sont des agents publics non titulaires (PH : statut particulier, pas fonctionnaires) : régime général de la Sécurité sociale pour la retraite de base et IRCANTEC pour la retraite complémentaire, pas la CNRACL. IRCANTEC sur la totalité des émoluments pour un PH temps plein sans activité libérale (fiche médecins IRCANTEC).

  • Retraite de base : 6,9 % jusqu'au plafond + 0,4 % sur tout le brut
  • IRCANTEC (part agent) : 2,84 % jusqu'au plafond, 7,06 % au-delà
  • CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut

Plafond de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 €/an, soit 4 005 €/mois (la limite de 192 240 € affichée par l'URSSAF pour la CSG en 2026 vaut 4 plafonds). Estimation mensuelle, tranches calculées sur le plafond mensuel ; hors impôt sur le revenu (prélèvement à la source), mutuelle, cotisation maladie supplémentaire d'Alsace-Moselle (1,30 %) et régularisations annuelles.

Internat : grille détaillée

AnnéeBrut annuel (émoluments)Brut mensuelNet mensuel ≈Ce qui est compté
1re année (TCEM1)19 406 €2 052 €1 650 €Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres).
2e année (TCEM2)21 483 €2 225 €1 790 €Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres).
3e année (TCEM3)28 408 €2 367 €1 900 €Émoluments de base ; plus d'indemnité de sujétion.
4e année28 430 €2 549 €2 050 €Interne encore en approfondissement (DES de 5 ans ou plus) ; en phase de consolidation, voir docteur junior. Émoluments + prime de responsabilité 2 154,10 €/an brut.
5e année28 448 €2 727 €2 190 €Si la 5e année n'est pas une année de docteur junior (allongement de la maquette, par exemple). Émoluments + prime de responsabilité 4 273,93 €/an brut.
Docteur junior, 1re année28 495 €2 791 €2 240 €Phase de consolidation : émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 5 000 €/an (arrêté du 11 février 2020, annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022).
Docteur junior, 2e année28 495 €2 875 €2 310 €Émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 6 000 €/an.

Nuit de semaine : 234,80 € brut ; samedi, dimanche, jour férié : 256,86 € brut ; demi-garde : 117,39 € (semaine) / 128,43 € (week-end). Montants en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (arrêté du 22 décembre 2023, qui a pérennisé la majoration de 50 %). Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives ; une garde de nuit compte pour deux demi-journées.

10 demi-journées par semaine : 8 en stage, 2 hors stage (formation). Plafond de 48 h par semaine en moyenne sur trois mois (décret n° 2015-225 du 26 février 2015). Repos de sécurité de 11 h, sans aucune activité hospitalière, immédiatement après chaque garde de nuit ou demi-garde et après le dernier déplacement d'une astreinte ; il n'est pas décompté des obligations de service. Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives.

  • Indemnité de sujétion (4 premiers semestres) : 435,18 € brut/mois
  • Prime de responsabilité (4e et 5e année) (4e année : 2 154,10 €/an brut ; 5e année : 4 273,93 €/an brut (ISNI, 2026))
  • Prime SASPAS (médecine générale, stage autonome en soins primaires ambulatoires supervisé) : 125 € brut/mois, arrêté du 4 mars 2014
  • Indemnité compensatrice d'avantages en nature (interne non logé et/ou non nourri) (336,32 à 1 010,64 €/an brut (environ 28 à 84 €/mois) selon que l'établissement fournit ou non le logement et les repas)
  • Docteur junior (phase de consolidation) : 28 495,49 € brut/an d'émoluments forfaitaires, + prime d'autonomie supervisée de 5 000 € (1re année) puis 6 000 € (2e année) ; arrêté du 11 février 2020 et annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022

Grille des praticiens hospitaliers

ÉchelonBrut annuelBrut mensuelNet mensuel ≈Durée
155 607,79 €4 634 €3 740 €2 ans
258 082,41 €4 840 €3 910 €2 ans
362 148,07 €5 179 €4 190 €2 ans
466 567,09 €5 547 €4 500 €2 ans
568 688,21 €5 724 €4 640 €2 ans
671 162,83 €5 930 €4 820 €2 ans
776 465,74 €6 372 €5 180 €2 ans
879 647,54 €6 637 €5 400 €2 ans
990 549,14 €7 546 €6 160 €4 ans
1094 557,64 €7 880 €6 430 €4 ans
1199 810,26 €8 318 €6 800 €4 ans
12105 062,89 €8 755 €7 160 €4 ans
13112 416,56 €9 368 €7 670 €dernier échelon

Temps partiel (5 à 9 demi-journées par semaine) : émoluments au prorata (CSP, art. R6152-23 et R6152-26).

Remplacements. Rémunération fixée de gré à gré entre remplaçant et remplacé : aucun barème officiel n'est publié. Repère réglementaire : les médecins libéraux assurant la permanence des soins en établissement (PDSES) perçoivent depuis le 1er novembre 2025 une indemnité forfaitaire de 422 € par garde de nuit, dimanche ou jour férié (contre 229 €), 141 € en début de nuit (contre 79 €), 281 € en nuit profonde ou samedi après-midi (contre 150 €) ; astreintes non revalorisées (arrêté du 24 juillet 2025).

Libéral : ce que mesurent la DREES et la CARMF

DREES : « Le revenu libéral correspond au revenu tiré des recettes perçues au titre de l'activité professionnelle de santé (majoritairement des honoraires) une fois les charges fiscales et sociales déduites. […] Il correspond au revenu net fiscal qui intègre les contributions sociales de la CSG non-déductible et CRDS, avant soumission au barème de l'impôt sur les revenus. »

Net des charges professionnelles et des cotisations sociales personnelles (URSSAF, CARMF) ; la CSG non déductible et la CRDS (2,9 % environ) n'en sont pas encore retirées ; avant impôt sur le revenu.

Champ DREES : France métropolitaine et DROM, médecins conventionnés, âgés de 70 ans ou moins, installés avant 2021, ayant déclaré au moins 1 euro d’honoraires et pratiqué au moins un acte en 2021, hors remplacements. Les percentiles (P10 à P90) portent sur le revenu d’activité (libéral + salarié) et ne sont publiés que par regroupement de spécialités.

CARMF : Revenu net d'activité indépendante (RNAI) moyen : « un revenu global qui regroupe l'ensemble des revenus du médecin, dont les bénéfices non commerciaux (BNC), les revenus de gérance et les primes Madelin ». Revenu libéral net des charges professionnelles, avant impôt ; les salaires éventuels n'y sont pas. Champ : « Les RNAI de l'année N concernent les revenus enregistrés au 3e trimestre de l'année N+1, de tous les cotisants, hors dispensés des premières années et hors taxés, mais y compris cumul retraite / activité libérale. » Libellés CARMF : toutes les chirurgies sont regroupées sous « Chirurgie » ; « Cancérologie » ne distingue pas oncologie médicale et radiothérapie. Aucune ventilation par secteur ni par sexe n'est publiée.

Écart entre les mieux et les moins bien payés : les 10 % du haut gagnent au moins 4,7 fois plus que les 10 % du bas (rapport D9/D1).

Évolutions 2021-2024 annoncées par la DREES pour 2027 (ER n° 1383, septembre 2026).

Sources

Données réglementaires à jour au 2026-09.

Points à regarder avant de choisir

  • Durée

    4 ans d'internat, parmi les DES les plus courts (18 spécialités sur 44 durent 4 ans).

  • Accès

    Fermée au rang 4 044 en 2026, plus tôt qu'en 2025 (6 316) : 10e plus sélective sur 44 selon ce rang limite national.

  • Exercice

    Modes d'exercice listés : libéral, hospitalier.

  • Revenu libéral

    ≈ 5 280 € par mois en moyenne (DREES 2021, détail), en dessous de la médiane des 37 spécialités renseignées (≈ 9 870 € par mois).

  • Options & FST

    3 options ou FST possibles pendant le DES.

  • Gardes & rythme

    Charge et fréquence des gardes selon les terrains : voir Terrains & rythme.

Repères calculés à partir des données de cette fiche et des rangs limites 2026, comparés aux 44 spécialités. Pour mettre deux spécialités face à face : le comparateur.

Pour qui ?

  • Vous voulez suivre des patientes dans la durée, sans accouchement ni chirurgie.
  • Vous préférez la consultation et l'échographie au bloc opératoire.
  • L'endocrinologie de la reproduction et la contraception vous intéressent.
  • Un exercice libéral en cabinet correspond à votre projet.
  • Vous acceptez 2 à 3 semestres en gynécologie-obstétrique pendant l'internat.

Questions fréquentes sur Gynécologie médicale

Combien de temps dure l'internat de gynécologie médicale ?

4 ans : Socle 1 an, Approfondissement 2 ans, Consolidation 1 an. La durée peut s'allonger d'un an avec certaines options ou FST.

Quel est le rang limite de gynécologie médicale aux EDN 2026 ?

Au choix de poste 2026, gynécologie médicale s'est choisie jusqu'au rang 4 044 au niveau national (dernier affecté, toutes subdivisions confondues), pour 99 postes ; en 2025, le dernier rang était 6 316. Le rang limite varie fortement d'une ville à l'autre. Source : CNG.

Combien gagne un médecin en gynécologie médicale ?

En libéral, le revenu moyen observé est d'environ 5 280 € par mois (DREES, revenus 2021), avec de fortes différences selon le secteur et l'activité. Pendant l'internat, la rémunération est celle, commune, des internes ; à l'hôpital, celle de la grille des praticiens hospitaliers.

Peut-on faire des accouchements avec ce DES ?

Non. L'obstétrique et la chirurgie gynécologique relèvent du DES de gynécologie-obstétrique. La maquette comporte toutefois 2 à 3 semestres dans cette spécialité.

Quelle part de gestes techniques dans ce métier ?

Frottis, pose d'implant et de DIU, échographie pelvienne ; la maquette forme aussi aux indications et à l'interprétation de la colposcopie et de l'hystéroscopie.

Faut-il un rang très haut pour accéder à ce DES ?

L'accès varie selon les villes et les années ; consultez les rangs limites du site.

Quelle différence avec la gynécologie-obstétrique ?

La gynécologie-obstétrique dure 6 ans et associe gardes, accouchements et chirurgie. La gynécologie médicale dure 4 ans et se concentre sur le suivi en consultation.

Peut-on s'orienter vers la sénologie ou l'infertilité ?

Oui, via les stages en oncologie, sénologie, AMP ou endocrinologie et les FST Cancérologie ou Médecine et biologie de la reproduction - andrologie.

Sources

Explorer ensuite

Gynécologie médicale fait partie du groupe Endocrinologie / gynécologie médicale.

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