Médecine nucléaire
DES Médecine Nucléaire
Le médecin nucléaire diagnostique et traite avec des traceurs radioactifs qui montrent le fonctionnement des organes, là où l'imagerie classique montre surtout leur forme. La formation se mesure en examens : 3 000 à réaliser sur l'internat, dont 800 en oncologie.
- Internat
- 4 ans 8 semestres
- Exercice
- Médical hospitalier · libéral · mixte

Le métier
On injecte un traceur radioactif que l'organisme capte, puis on enregistre le rayonnement émis pour obtenir une image fonctionnelle (scintigraphie, TEMP, TEP), souvent couplée à un scanner.
Ces examens servent à détecter une extension tumorale, une ischémie myocardique ou une atteinte neurologique.
Un volet thérapeutique : certains radiopharmaceutiques traitent directement une maladie (certains cancers thyroïdiens, métastases osseuses, tumeurs neuroendocrines…) ; la maquette exige 30 traitements oncologiques par radionucléides dès la phase 2.
L'oncologie domine : 800 examens sur l'internat, dont au moins 80 % de TEP (maquette).
Les patients viennent de médecine interne, cardiologie, endocrinologie, oncologie et neurologie : ce sont les spécialités des stages partenaires de la maquette.
Un contact patient ponctuel : information sur la procédure, injection, acquisition, compte rendu.
Une base de physique évaluée par écrit : radioactivité, dosimétrie et radiopharmaceutiques doivent chacune être validées, sans compensation (maquette).
Combien de temps dure l'internat de médecine nucléaire ?
Durée totale : 4 ans (8 semestres, dont au moins 3 en lieu avec encadrement universitaire), en trois phases de plus en plus autonomes.
Socle1 an
Un stage en médecine nucléaire et un stage dans un service de médecine interne, cardiologie, endocrinologie, oncologie ou neurologie agréé à titre complémentaire en médecine nucléaire.
- 1×Médecine nucléaireobligatoireAgréé à titre principal en médecine nucléaire
- 1×Spécialité clinique partenaireau choixAgréé à titre complémentaire en médecine nucléaire et à titre principal dans la spécialité choisieMédecine interne, médecine cardiovasculaire, endocrinologie-diabétologie-nutrition, oncologie (médicale, radiothérapie ou hémato-oncologie), neurologie, ou autre spécialité avec l'accord du coordonnateur local.
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage : une supervisée, une en autonomie
- Cours magistraux, séminaires, e-learning, lecture encadrée de documents essentiels
- Indications et réalisation des examens, mise à niveau en mathématiques, bases de radioprotection et d'assurance qualité
Compétences clés
- Réaliser un examen en sécurité pour le patient, le personnel et le public
- Adapter le protocole à la situation du patient
- Interpréter l'examen en confrontant clinique, biologie et imagerie
- Rédiger le compte rendu dans des délais optimaux
Évaluation
Auto-évaluation des connaissances transversales et examen du portfolio ; validation de la phase et plan de formation selon les art. 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017.
Approfondissement2 ans
Deux stages en médecine nucléaire, un stage en imagerie, cardiologie, endocrinologie, oncologie ou neurologie, et un dernier stage soit dans une autre de ces disciplines, soit en médecine nucléaire à activité thérapeutique.
- 2×Médecine nucléaireobligatoireAgréé à titre principal en médecine nucléaire
- 1×Spécialité partenaireau choixAgréé à titre complémentaire en médecine nucléaire et à titre principal dans la spécialité choisieRadiologie, médecine cardiovasculaire, endocrinologie-diabétologie-nutrition, oncologie (médicale, radiothérapie ou hémato-oncologie), neurologie, ou autre avec l'accord du coordonnateur local.
- 1×Seconde spécialité partenaire ou médecine nucléaire thérapeutiqueau choixSoit une autre spécialité partenaire, différente de la précédente ; soit un service de médecine nucléaire où la radiothérapie interne vectorisée et/ou sélective est prépondérante.
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage : une supervisée, une en autonomie
- Cours, ED et TP en présentiel au niveau national, coordonnés avec l'INSTN
- 7 UV : radioactivité et physique ; dosimétrie, radiobiologie et radioprotection ; radiopharmaceutiques et instrumentation ; cardio-pulmonaire ; oncologie hors thyroïde ; autres applications dont thyroïde ; réglementation
Compétences clés
- Choisir l'examen le plus adapté à la question clinique
- Informer le patient sur la procédure et le radiopharmaceutique
- Prescrire la préparation du patient et le suivi après examen ou traitement
- Recommander examens complémentaires ou traitement et planifier le suivi
- En partie : prescrire l'activité à administrer et prendre en charge un traitement en source non scellée
Évaluation
Écrits : UV 1 à 3 validées chacune (sans compensation), UV 4 à 7 avec compensation. Portfolio cumulé depuis le socle : 450 examens d'oncologie (≥ 70 % TEP), 350 du squelette (≥ 30 % TEMP), 250 cardiovasculaires, 180 d'endocrinologie, 100 de neurologie, 60 de pneumologie, 60 uro-digestifs, 500 autres dont pédiatrie, 30 traitements oncologiques par radionucléides. Évaluation de la rédaction d'un compte rendu et validation de la formation à la radioprotection.
Consolidation1 an
Deux stages d'un semestre en médecine nucléaire (ou couplés), en docteur junior.
- 2×Médecine nucléaireobligatoireAgréé à titre principal en médecine nucléaire, ou stage couplé entre deux lieux agréés en médecine nucléaireAvec l'accord du coordonnateur local, le couplage peut associer un service de radiologie agréé à titre complémentaire en médecine nucléaire.
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine, orientées vers l'exercice professionnel
- 5 modules nationaux au choix parmi 9 : imagerie en coupes (TDM, IRM), imagerie multimodale, radiothérapie interne, radiopharmacie, recherche, exercice professionnel…
Compétences clés
- Prescrire l'activité de radiopharmaceutique à administrer
- Prendre la responsabilité d'un traitement par radionucléides en source non scellée
- Conseiller les cliniciens sur l'examen le plus utile, y compris hors médecine nucléaire
- Développer un programme d'assurance qualité et concevoir une recherche clinique
Évaluation
Présence aux modules optionnels. Portfolio cumulé sur les 3 phases : 800 examens d'oncologie (≥ 80 % TEP), 600 du squelette (≥ 50 % TEMP), 400 cardiovasculaires, 300 d'endocrinologie, 200 de neurologie, 100 de pneumologie, 100 uro-digestifs, 500 autres dont pédiatrie et traitements. Mémoire de spécialité, soumis comme article (1er ou 2e auteur) au Journal français de médecine nucléaire ou à une revue indexée.
Les stages clés
8 semestres, dont au moins 3 en lieu avec encadrement universitaire et au moins 2 sans. Agrément : au moins 2 caméras et 2 médecins nucléaires à temps plein ; accès à la TEP exigé en phases 2 et 3 ; en phase 3, le service doit avoir participé à au moins 3 articles indexés de médecine nucléaire sur 3 ans.
Mémoire et thèse
Thèse soutenue avant la fin de la phase d'approfondissement (DES de plus de 3 ans) ; sujet choisi au plus tard avant la fin du 2e semestre validé de cette phase (arrêté du 12 avril 2017). La maquette exige en plus un mémoire de spécialité en phase 3, soumis sous forme d'article.
Accès et particularités
- Accès par les EDN uniquement ; ni option ni co-DES.
- 8 semestres, dont au moins 3 en lieu universitaire et au moins 2 hors encadrement universitaire.
- Cours de phase 2 organisés au niveau national avec l'INSTN (CEA Saclay) : 10 semaines selon la SAIHM.
- Validation de la formation à la radioprotection obligatoire pour passer en phase 3.
- FST possible sur candidature (la maquette n'en cite aucune) ; +1 an de DES.
- Certification européenne (fellow EBNM) ouverte en phase 3, délivrée après le DES.
Docteur junior
Phase de consolidation d'un an (2 stages d'un semestre) en statut de docteur junior (art. R. 6153-1-1 CSP), avec 2 demi-journées de formation par semaine. Candidature possible au fellowship de l'EBNM, remis après le DES.
Source de la maquette : Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES de médecine nucléaire (version en vigueur)
Terrains et rythme d'internat
Terrains de stage
Services agréés : au moins 2 caméras et 2 médecins nucléaires temps plein (maquette). À Marseille, la SAIHM recense 6 services formateurs : 2 au CHU et 4 hors CHU, dont l'Institut Paoli-Calmettes. Les cours de DES ont lieu à l'INSTN (CEA Saclay) et réunissent les internes de toute la France.
Rythme, gardes et astreintes
L'enquête intersyndicale 2024 (ISNI, ISNAR-IMG, FNSIP-BM, SNIO) cite la médecine nucléaire parmi les rares spécialités sous le plafond légal de 48 heures, loin de la moyenne de 59 heures. En service, un planning établi à l'avance (SAIHM) ; les stages cliniques suivent le rythme du service d'accueil.
Pas de garde ni d'astreinte propre à la spécialité ; selon la SAIHM, gardes aux urgences adultes pendant les deux premières années. L'organisation varie selon les subdivisions.
Où faire l'internat de médecine nucléaire, et à quel rang ?
En 2026, 44 postes de médecine nucléaire ont été ouverts dans 27 subdivisions. Pour chacune : la place offerte, le rang du dernier admis et le nombre de services agréés à titre principal pour ce DES par l'ARS.
| Subdivision | Postes 2026 | Rang limite 2026 | Services agréés à titre principal | Périph. |
|---|---|---|---|---|
| AP-HP - Paris | 6postes | rang 2 960 | 22 servicesprinc. + compl. | 9 étab. de périphérie |
| Nancy | 3postes | rang 4 644 | 2 services + 64 compl. | 1 étab. de périphérie |
| AP-HM - Marseille | 2postes | rang 1 316 | 10 services + 46 compl. | 6 étab. de périphérie |
| Bordeaux | 2postes | rang 2 171 | 7 services + 9 compl. | 3 étab. de périphérie |
| HCL - Lyon | 2postes | rang 2 482 | 11 servicespostes ouverts | 2 étab. de périphérie |
| Lille | 2postes | rang 3 072 | 7 services | 3 étab. de périphérie |
| Strasbourg | 2postes | rang 3 129 | 4 services + 54 compl. | 2 étab. de périphérie |
| Martinique / Pointe-à-Pitre | 2postes | rang 3 535 | 2 servicesprinc. + compl. | 0 étab. de périphérie |
| Caen | 2postes | rang 3 696 | 3 servicesprinc. + compl.partielle | 0 étab. de périphérie |
| Rouen | 2postes | rang 4 039 | 2 services + 22 compl. | 1 étab. de périphérie |
| Limoges | 2postes | rang 4 308 | 1 service + 2 compl. | 0 étab. de périphérie |
| Amiens | 2postes | rang 4 564 | 3 services | 2 étab. de périphérie |
| Nice | 1poste | rang 292 | 2 services + 10 compl. | 0 étab. de périphérie |
| Brest | 1poste | rang 1 810 | 1 service | 0 étab. de périphérie |
| Saint-Etienne | 1poste | rang 2 017 | 1 service + 14 compl. | 0 étab. de périphérie |
| Montpellier | 1poste | rang 2 471 | 5 services + 29 compl. | 1 étab. de périphérie |
| Dijon | 1poste | rang 2 627 | liste non publique | — |
| Rennes | 1poste | rang 2 704 | 2 services | 1 étab. de périphérie |
| Nantes | 1poste | rang 2 795 | liste non publique | — |
| Grenoble | 1poste | rang 2 881 | 6 servicespostes ouverts | 3 étab. de périphérie |
| Tours | 1poste | rang 3 050 | 2 services + 108 compl. | 0 étab. de périphérie |
| Toulouse | 1poste | rang 3 153 | 7 services + 12 compl. | 1 étab. de périphérie |
| Angers | 1poste | rang 3 227 | liste non publique | — |
| Clermont-Ferrand | 1poste | rang 3 518 | 4 servicespostes ouverts | 1 étab. de périphérie |
| Besançon | 1poste | rang 3 725 | liste non publique | — |
| Reims | 1poste | rang 4 029 | 3 services + 37 compl. | 1 étab. de périphérie |
| Poitiers | 1poste | rang 4 136 | 2 services + 22 compl. | 1 étab. de périphérie |
| Océan Indien - La Réunion | aucunposte | rang — | 1 service + 3 compl. | 0 étab. de périphérie |
Postes et rangs limites : appariement EDN 2026 (CNG). Services agréés : listes publiées par les ARS, comptées service par service (un service agréé pour plusieurs phases ou semestres compte une fois) ; seuls les agréments à titre principal sont comptés, pas les agréments complémentaires qui ouvrent à ce DES un service d'une autre spécialité (affichés à part : « + N compl. »). Stages chez un praticien libéral, FST et options non comptés. « Périph. » : établissements hors des communes des sites CHU ayant au moins un de ces services (rattachement FINESS ; détail et distances sur la page de chaque ville). « Princ. + compl. » : 3 subdivisions publient une liste qui ne distingue pas les deux ; le nombre est alors plus élevé qu'un décompte à titre principal. « Liste non publique » : 4 subdivisions ne publient pas leurs terrains sous une forme exploitable. « Postes ouverts » et « partielle » : seule une partie des terrains est publiée (postes ouverts au choix sur un ou deux semestres, ou décisions d'une commission), le vrai nombre est plus élevé. Chaque nom de ville mène au détail des terrains et des rangs de la subdivision.
Options et formations spécialisées transversales
Ce qu'on peut ajouter au DES pour se sur-spécialiser : une option (dans le DES), une FST (partagée entre plusieurs DES) ou un diplôme d'université en parallèle.
DU et DIU liés
5 diplômes d'université relevés pour cette spécialité :
DIU8 universités
Imagerie néphro-urologique, morphologique, fonctionnelle et interventionnelle
Aix-Marseille, Bordeaux, Claude Bernard Lyon 1, Lille, Lorraine, Montpellier, Paris Cité, Tours
DIU4 universités
Thyroïdologie
DIU3 universités
Neurologie nucléaire diagnostique et thérapeutique
DU2 universités
Radiobiologie - Radioprotection
DU
Imagerie cardio-vasculaire : multimodalités
Voir les 5 DU et DIU liés, avec durée, coût et lien vers chaque formation
Option, FST ou DU : accès, candidature et effet sur la durée de l'internat
Après l'internat
376 médecins nucléaires libéraux conventionnés en 2021, dont 7,7 % seulement en secteur 2 (DREES).
47 % de ces libéraux ont aussi une activité salariée (DREES, 2021).
Côté hôpital, la SAIHM signale un nombre restreint de postes d'assistant et de PH, surtout en CHU.
Fellowship européen (EBNM) possible dès la phase 3, remis après le DES (maquette).
Quel salaire en médecine nucléaire ?
En euros par mois, avant impôt sur le revenu. Le brut est ce qu'affiche la grille ; le net ≈ ce qui arrive sur le compte une fois les cotisations retirées, estimé par nos soins. En libéral, les chiffres publiés sont déjà nets des charges.
- Interne, 5e année≈ 2 190 €2 727 € brut
- Praticien hospitalier débutant1er échelon, hors IESPE et gardes≈ 3 740 €4 634 € brut
- Praticien hospitalier, fin de carrière13e échelon, hors IESPE et gardes≈ 7 670 €9 368 € brut
- Libéral, médianeDREES, revenus 2021≈ 15 960 €net de charges
Pendant l'internat
La même grille pour toutes les spécialités. Le salaire monte surtout en 3e année, puis avec les primes de fin de cursus.
+ une garde de nuit ≈ 235 € brut, payée en plus du salaire.
Selon la maquette, la phase de docteur junior remplace la 4e et/ou la 5e année.
En médecine nucléairePas de garde propre à la spécialité : les indemnités viennent des gardes aux urgences adultes des deux premières années (SAIHM).
Après l'internat, selon le mode d'exercice
Hôpital public
Salaire fixé par arrêté, identique partout en France et pour toutes les spécialités, qui progresse avec l'ancienneté (13 échelons). Les praticiens hospitaliers sont des agents publics, pas des fonctionnaires.
Paramètres des cas-types : grille PH ÷ 12 ; IESPE 1 010 € brut par mois ; garde de nuit 422,03 € brut ; 4 gardes par mois.
- PH 1er échelondébut de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 3 740 €4 634 € brut
- PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE≈ 4 580 €5 644 € brut
- PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 5 980 €7 332 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 7 670 €9 368 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE≈ 8 510 €10 378 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 9 910 €12 066 € brut
Cas-types calculés : grille PH ÷ 12, + IESPE (1 010 €) si exercice public exclusif, + N gardes de nuit de semaine à 422,03 € (indemnité de sujétion). Hors prime d'exercice territorial, astreintes, temps additionnel et primes d'engagement. Le net est estimé avec les taux du bloc « Comment le net est estimé » : gardes et IESPE entrent dans l'assiette IRCANTEC (fiche médecins IRCANTEC).
Avant de devenir PH
- Assistant spécialiste1re et 2e années, hors IESPE≈ 2 250 €2 804 € brut
- Assistant spécialiste5e et 6e années, hors IESPE≈ 2 770 €3 449 € brut
- Chef de clinique-assistantavant 2 ans, part hospitalière + part universitaire≈ 2 440 €3 036 € brut
- Chef de clinique-assistantaprès 2 ans, les deux parts≈ 2 840 €3 535 € brut
Chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux et assistant hospitalier universitaire : 1er échelon (avant 2 ans), puis 2e échelon. Les deux parts s'additionnent. Prime d'engagement à exercer à plein temps : 5 666 € brut pour 2 ans ou 11 332 € pour 4 ans.
En plus du salaire
- IESPE 1 010 € brut par mois : Engagement de 3 ans renouvelable à n'exercer aucune activité libérale et à exercer exclusivement à l'hôpital public ; au prorata des obligations de service. Versée aussi aux assistants, CCA et hospitalo-universitaires (même montant).
- Prime d'exercice territorial : 250 € (1 demi-journée hebdomadaire moyenne hors site principal) ; 450 € (plus de 1 à 3 demi-journées inclus) ; 700 € (plus de 3 à 4 demi-journées inclus) ; 1 000 € (4 demi-journées sur au moins 2 sites différents du site principal, ou plus de 4 demi-journées) brut par mois. Activité hors du site principal, sur un site à au moins 20 km (route), dans le cadre d'une convention entre établissements ; moyenne mensuelle de demi-journées hebdomadaires.
- PH : 422,03 € brut par nuit, dimanche ou jour férié ; 211,01 € par demi-nuit ou samedi après-midi (indemnité de sujétion, dans les obligations de service).
- Temps de travail additionnel (au-delà des obligations de service) : 335,60 € brut par période de jour ou de nuit, 167,79 € par demi-période.
- Hospitalo-universitaires (PU-PH, MCU-PH, CCA, AHU) : 755,81 € brut par garde, 377,93 € par demi-garde de nuit, 253,20 € par demi-garde du samedi après-midi.
- Astreinte : forfait fixé par chaque établissement, entre 70 € et 280 € brut par nuit ou deux demi-journées (500 € au plus pour les hospitalo-universitaires). Les déplacements ne sont plus payés à part : le temps d'intervention, trajet compris, est décompté en demi-journées de service.
- Prime d'engagement de carrière hospitalière (praticiens contractuels et assistants qui s'engagent à devenir PH) : 20 000 € brut (poste où l'offre de soins est insuffisante), 10 000 € (spécialité en difficulté de recrutement au niveau national), 30 000 € si les deux ; versée en deux fois, remboursable en cas de rupture.
- Par demi-journée d'activité partagée dans un autre hôpital public au-delà des obligations de service : 293,25 € brut de jour, 427,25 € la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés (modulable de ±30 % par l'établissement).
Hospitalo-universitaires
- PU-PH : émoluments hospitaliers de 40 304 € à 60 930 € brut par an, plus un traitement universitaire de 39 697 € à 78 804 € brut par an.
- MCU-PH : émoluments hospitaliers de 34 690 € à 50 451 € brut par an, plus un traitement universitaire de 27 765 € à 63 327 € brut par an.
Deux rémunérations cumulées : émoluments hospitaliers (hôpital) et traitement universitaire (université). La correspondance entre les échelons des deux grilles n'est pas reprise ici : on ne les additionne pas échelon par échelon. Pas de net estimé : la part universitaire relève du régime des fonctionnaires.
Non publié : Forfaits d'astreinte réellement appliqués : fixés par chaque établissement entre 70 et 280 €, pas de barème national. Primes universitaires, indemnité de résidence et part variable des hospitalo-universitaires : non reprises.
Libéral
Revenu annuel ÷ 12. C'est déjà un net : honoraires moins charges du cabinet et cotisations sociales (URSSAF, CARMF), avant impôt. Il reste environ 2,9 % de CSG et CRDS à retirer des chiffres DREES.
DREES, revenus 2021, libellé « Médecine nucléaire »
La moitié gagne plus de 15 960 € par mois
8 sur 10 gagnent entre 6 080 € et 45 130 € par mois.
Revenu d'activité (libéral + salaire éventuel) ; bloc foncé : la moitié du milieu, entre 11 030 € et 31 040 €.
- ≈ 21 210 € par mois de revenu libéral moyen, propre à « Médecine nucléaire » (23 610 € avec un éventuel salaire)
- Secteur 1 : ≈ 21 450 € ; secteur 2 (dépassements autorisés) : ≈ 18 220 € par mois de revenu libéral moyen
- 376 médecins libéraux, dont 7,7 % en secteur 2
CARMF, revenus 2024
- ≈ 20 150 € par mois de revenu libéral net moyen en « Médecine nucléaire » (524 médecins ; 19 430 € en 2022)
Regroupement DREES « Médecins nucléaires » (2021)
- Installés depuis 10 ans ou moins : ≈ 18 640 € par mois de revenu d'activité (secteur 1 : 19 080 € ; secteur 2 : 15 100 €), 11,2 % en secteur 2
- Dans le tableau D de la DREES, les moyennes des radiologues et des médecins nucléaires semblent interverties par rapport au tableau 1 (283 300 € contre 212 700 €) : chiffres femmes/hommes non repris.
- Parmi les médecins autorisés à dépasser, 76 % ont signé l'OPTAM (dépassements plafonnés), 76,2 % chez les installés depuis moins de 10 ans.
La DREES ne publie pas les honoraires encaissés (chiffre d'affaires) par spécialité : il n'y a donc pas de « brut » libéral à afficher. La CARMF mesure le revenu libéral seul (sans salaire), sur ses cotisants, en 2024 ; la DREES le revenu libéral et le revenu d'activité, en 2021. Les deux ne se comparent pas au centime.
En médecine nucléaireDeuxième revenu moyen derrière la radiothérapie, devant la radiologie ; fait rare, le secteur 1 dépasse le secteur 2 (≈ 21 450 contre 18 220 €/mois de revenu libéral) (DREES, 2021). Une moyenne de praticiens installés, qui ne présage pas d'un premier poste.
Salarié hors hôpital public
Seuls les salaires fixés par un texte officiel ou une convention collective publiée sont repris. Montants bruts mensuels ; pour la fonction publique, traitement indiciaire seul (indice majoré × 5 907,34 € ÷ 100 ÷ 12), hors primes.
- Médecine du travail (services de prévention et de santé au travail interentreprises)7 204 € à 8 933 € brut par mois (médecin du travail, classe M, minimum conventionnel ; 107 197 € par an après 24 ans de présence)Rémunération minimale annuelle garantie au 1er janvier 2026 : 86 449 € brut pour le médecin du travail ; 73 693 € pour le collaborateur médecin (en formation), 81 247 € à la fin de sa formation théorique.CCN des services de prévention et de santé au travail interentreprises (IDCC 897), accord du 19 février 2026 (étendu), art. 2
- Médecin territorial (PMI, services de santé des collectivités)2 294 € à 5 558 € brut par mois (traitement indiciaire seul, de l'indice majoré 466 à l'échelon spécial HEB bis)Trois grades (2e classe, 1re classe, hors classe). S'y ajoutent des primes (RIFSEEP) fixées par chaque collectivité, dans la limite des plafonds des médecins inspecteurs de santé publique. Il n'y a pas de grille propre à la PMI.Décret n° 92-851 (statut) et décret n° 2014-924 (échelonnement indiciaire) ; valeur du point : décret n° 85-1148, art. 3
- Médecin inspecteur de santé publique (ARS, ministère)2 294 € à 6 321 € brut par mois (traitement indiciaire seul ; fin de grade de base : 3 923 € (indice majoré 797) ; médecin inspecteur en chef : jusqu'à 5 277 € (HEB) ; médecin général : 6 321 € (HED))Primes (RIFSEEP) en plus : prime de fonctions jusqu'à 29 495 à 43 180 € brut par an selon le groupe de fonctions, complément annuel jusqu'à 5 205 à 7 620 € (plafonds).Décret n° 2020-501 (échelonnement indiciaire, modifié le 25 juillet 2025) ; arrêté du 13 juillet 2018 (RIFSEEP)
- Médecin de l'Éducation nationale2 294 € à 5 277 € brut par mois (traitement indiciaire seul, jusqu'au 5e échelon hors classe (HEB))Primes (RIFSEEP) en plus : prime de fonctions jusqu'à 30 000 à 34 000 € brut par an, complément annuel jusqu'à 5 200 à 6 000 € (plafonds).Décret n° 2009-1303, art. 4-1 ; arrêté du 26 novembre 2015 modifié (RIFSEEP)
- ESPIC et établissements privés non lucratifs (FEHAP, CCN 51)Pas de grille médecin publiéeLa grille médecin existe (coefficient de référence 937, compléments de spécialité, ancienneté jusqu'à 30 %), mais la valeur du point en vigueur n'est pas publiée sur Légifrance : la dernière trouvée date de 2018. Salaire non calculable.CCN du 31 octobre 1951 (IDCC 29), titre XX et annexe I
- Cliniques privées (FHP, hospitalisation privée)Pas de grille médecin publiéeLa convention couvre les médecins salariés (coefficients 425 à 760). Le seul minimum chiffré trouvé est celui de l'avenant n° 33 du 22 février 2023, non étendu (43 558 € brut par an pour le niveau « médecin ») ; sa valeur au 27/09/2026 n'est pas confirmée. La plupart des médecins de clinique exercent en libéral.CCN de l'hospitalisation privée du 18 avril 2002 (IDCC 2264), art. 101 ; avenant n° 33
- Centres de santéPas de grille médecin publiéeIl n'existe pas de convention collective des centres de santé : le salaire dépend du gestionnaire (fonction publique territoriale pour un centre municipal, convention de la mutualité, CCN 51…). L'accord national du 28 août 2025 fixe les rapports avec l'Assurance maladie, pas les salaires.Accord national des centres de santé du 28 août 2025 (avis au JO du 15 octobre 2025)
- Praticien-conseil de l'Assurance maladiePas de grille médecin publiéeLes coefficients sont publiés (620 à 1 375 selon le niveau), mais pas la valeur du point de l'institution : salaire non calculable.CCN des praticiens-conseils du régime général (IDCC 2603), art. 2-3
Mixte : libéral à l'hôpital public, ou libéral et salarié
Un praticien hospitalier peut garder une activité libérale dans son hôpital, dans des limites fixées par la loi.
- Réservée aux praticiens temps plein ou à au moins 8 demi-journées par semaine et aux hospitalo-universitaires titulaires (CSP, art. L6154-1).
- Au plus 20 % du temps de service : 2 demi-journées par semaine pour 10 demi-journées de service, 1 pour 8 ou 9 (CSP, art. L6154-2).
- Le nombre de consultations et d'actes en libéral doit rester inférieur à celui de l'activité publique ; aucun lit ni équipement réservé.
- Contrat de 5 ans approuvé par le directeur général de l'ARS ; adhésion obligatoire à la convention médicale ; le secteur (1, 2, OPTAM) suit la situation conventionnelle du praticien (CSP, art. L6154-4).
- Incompatible avec l'IESPE (1 010 € brut par mois).
- Clause de non-concurrence possible au départ : 6 à 24 mois, dans un rayon de 3 à 10 km (CSP, art. L6154-2).
| Type d'acte | CHU | Autre hôpital |
|---|---|---|
| Consultations | 16 % | 15 % |
| Actes (hors imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie) | 25 % | 16 % |
| Imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie | 60 % | 60 % |
Aucun plafond de revenus n'est fixé par les textes (seuls le temps et le volume sont plafonnés).
Côté libéral, la DREES compare les médecins qui n'ont que le libéral et ceux qui ont aussi un salaire (regroupement « Médecins nucléaires », 2021) : ≈ 29 950 € par mois pour les libéraux exclusifs, ≈ 16 580 € pour les mixtes, dont 11 510 € de libéral.
Ce que rapportent les actes
Tarifs de la Sécurité sociale en vigueur au 27/09/2026. C'est ce que touche un médecin de secteur 1 (ou de secteur 2 qui signe l'OPTAM) pour un acte, avant ses charges : un chiffre d'affaires, pas un revenu.
| Code | Consultation | Tarif |
|---|---|---|
| CS | Consultation du spécialiste (cas général) | 26,50 € |
| MCS | Majoration de coordination, patient adressé par le médecin traitant | 5,00 € |
| APC | Avis ponctuel de consultant (adressé par le médecin traitant) | 60,00 € |
| Code | Acte | Secteur 1 / OPTAM | Secteur 2 hors OPTAM |
|---|---|---|---|
| PAQL003 | Scintigraphie osseuse du corps entier en un temps [temps tardif] | 168,71 € | 168,71 € + dépassement |
| ZZQL016 | Tomoscintigraphie du corps entier par émission de positons | 89,54 € | 89,54 € + dépassement |
| DAQL010 | Tomoscintigraphie de perfusion myocardique après épreuve d'effort ou épreuve pharmacologique, avec synchronisation à l'électrocardiogramme | 319,42 € | 319,42 € + dépassement |
| KCQL003 | Scintigraphie de la glande thyroïde | 109,70 € | 109,70 € + dépassement |
| GFQL006 | Scintigraphie pulmonaire de ventilation et de perfusion | 357,29 € | 357,29 € + dépassement |
| KCNL003 | Irradiation interne de la glande thyroïde par administration d'iode 131 à une dose inférieure ou égale à 1 gigabecquerel [GBq] | 70,74 € | 70,74 € + dépassement |
Pour la TEP, le tarif CCAM ne rémunère que l'acte intellectuel : le forfait technique de l'appareil et le médicament radiopharmaceutique sont payés en plus.
Secteur 2 et OPTAM
- Secteur 2 : honoraires libres « à des niveaux modérés » et « avec tact et mesure » ; devis écrit dès 70 €. Le dépassement n'est jamais remboursé par la Sécurité sociale.
- Sans OPTAM, la base de remboursement est plus basse (colonne de droite ; consultation cotée C à 23 €, CP à 42,50 € pour psychiatres et neurologues).
- Avec l'OPTAM (ou l'OPTAM-ACO en chirurgie, anesthésie et obstétrique), le médecin plafonne ses dépassements ; ses patients sont remboursés au tarif du secteur 1 et il touche une prime annuelle.
Actes qui supposent un diplôme ou une formation
- Exigé par un texteRadioprotection des patients (tout acte sous rayons X ou radioactivité)Formation continue obligatoire à la radioprotection des patients, à renouveler tous les 10 ans (7 ans pour les pratiques interventionnelles radioguidées). Ce n'est pas un DU.
Tous les professionnels mentionnés au présent article bénéficient de la formation continue à la radioprotection des patients définie au II de l'article R. 1333-69.
Code de la santé publique, art. R1333-68 et R1333-69 ; décision ASN n° 2017-DC-0585 modifiée, art. 8 - Exigé par un texteAutres actes CCAM marqués « formation »434 actes de la CCAM portent une mention « Formation », le plus souvent « spécifique à cet acte en plus de la formation initiale », sans diplôme nommé (électromyographie, polysomnographie, stimulateurs cardiaques, lambeaux libres…). Un diplôme n'est nommé que pour quelques actes (DIU d'hyperbarie ; diplômes de chirurgie de la main et de microchirurgie pour les greffes du plexus brachial).
Formation : spécifique à cet acte en plus de la formation initiale
CCAM V84 (liste des actes et prestations, art. L162-1-7 du code de la sécurité sociale)
Sources : Classification commune des actes médicaux (CCAM), version 84, applicable au 31/07/2026 (fichier CCAM_V84_VF.xls, ameli.fr) ; ameli - Tarifs conventionnels des médecins généralistes et spécialistes (page du 17 mars 2026 ; majorations 'Tarifs en euros au 1er janvier 2026') ; NGAP - version en vigueur du 01/09/2026 (PDF ameli). Tarifs de métropole en vigueur depuis le 1er janvier 2026, inchangés au 27/09/2026 (dernière revalorisation des consultations de la convention de 2024). Secteur 1, OPTAM, ou secteur 2 qui applique le tarif opposable.
Détail et sources
Comment le net est estimé
Internes, docteurs juniors, assistants et praticiens hospitaliers sont des agents publics non titulaires (PH : statut particulier, pas fonctionnaires) : régime général de la Sécurité sociale pour la retraite de base et IRCANTEC pour la retraite complémentaire, pas la CNRACL. IRCANTEC sur la totalité des émoluments pour un PH temps plein sans activité libérale (fiche médecins IRCANTEC).
- Retraite de base : 6,9 % jusqu'au plafond + 0,4 % sur tout le brut
- IRCANTEC (part agent) : 2,84 % jusqu'au plafond, 7,06 % au-delà
- CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut
Plafond de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 €/an, soit 4 005 €/mois (la limite de 192 240 € affichée par l'URSSAF pour la CSG en 2026 vaut 4 plafonds). Estimation mensuelle, tranches calculées sur le plafond mensuel ; hors impôt sur le revenu (prélèvement à la source), mutuelle, cotisation maladie supplémentaire d'Alsace-Moselle (1,30 %) et régularisations annuelles.
Internat : grille détaillée
| Année | Brut annuel (émoluments) | Brut mensuel | Net mensuel ≈ | Ce qui est compté |
|---|---|---|---|---|
| 1re année (TCEM1) | 19 406 € | 2 052 € | 1 650 € | Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres). |
| 2e année (TCEM2) | 21 483 € | 2 225 € | 1 790 € | Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres). |
| 3e année (TCEM3) | 28 408 € | 2 367 € | 1 900 € | Émoluments de base ; plus d'indemnité de sujétion. |
| 4e année | 28 430 € | 2 549 € | 2 050 € | Interne encore en approfondissement (DES de 5 ans ou plus) ; en phase de consolidation, voir docteur junior. Émoluments + prime de responsabilité 2 154,10 €/an brut. |
| 5e année | 28 448 € | 2 727 € | 2 190 € | Si la 5e année n'est pas une année de docteur junior (allongement de la maquette, par exemple). Émoluments + prime de responsabilité 4 273,93 €/an brut. |
| Docteur junior, 1re année | 28 495 € | 2 791 € | 2 240 € | Phase de consolidation : émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 5 000 €/an (arrêté du 11 février 2020, annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022). |
| Docteur junior, 2e année | 28 495 € | 2 875 € | 2 310 € | Émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 6 000 €/an. |
Nuit de semaine : 234,80 € brut ; samedi, dimanche, jour férié : 256,86 € brut ; demi-garde : 117,39 € (semaine) / 128,43 € (week-end). Montants en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (arrêté du 22 décembre 2023, qui a pérennisé la majoration de 50 %). Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives ; une garde de nuit compte pour deux demi-journées.
10 demi-journées par semaine : 8 en stage, 2 hors stage (formation). Plafond de 48 h par semaine en moyenne sur trois mois (décret n° 2015-225 du 26 février 2015). Repos de sécurité de 11 h, sans aucune activité hospitalière, immédiatement après chaque garde de nuit ou demi-garde et après le dernier déplacement d'une astreinte ; il n'est pas décompté des obligations de service. Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives.
- Indemnité de sujétion (4 premiers semestres) : 435,18 € brut/mois
- Prime de responsabilité (4e et 5e année) (4e année : 2 154,10 €/an brut ; 5e année : 4 273,93 €/an brut (ISNI, 2026))
- Prime SASPAS (médecine générale, stage autonome en soins primaires ambulatoires supervisé) : 125 € brut/mois, arrêté du 4 mars 2014
- Indemnité compensatrice d'avantages en nature (interne non logé et/ou non nourri) (336,32 à 1 010,64 €/an brut (environ 28 à 84 €/mois) selon que l'établissement fournit ou non le logement et les repas)
- Docteur junior (phase de consolidation) : 28 495,49 € brut/an d'émoluments forfaitaires, + prime d'autonomie supervisée de 5 000 € (1re année) puis 6 000 € (2e année) ; arrêté du 11 février 2020 et annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022
Grille des praticiens hospitaliers
| Échelon | Brut annuel | Brut mensuel | Net mensuel ≈ | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 55 607,79 € | 4 634 € | 3 740 € | 2 ans |
| 2 | 58 082,41 € | 4 840 € | 3 910 € | 2 ans |
| 3 | 62 148,07 € | 5 179 € | 4 190 € | 2 ans |
| 4 | 66 567,09 € | 5 547 € | 4 500 € | 2 ans |
| 5 | 68 688,21 € | 5 724 € | 4 640 € | 2 ans |
| 6 | 71 162,83 € | 5 930 € | 4 820 € | 2 ans |
| 7 | 76 465,74 € | 6 372 € | 5 180 € | 2 ans |
| 8 | 79 647,54 € | 6 637 € | 5 400 € | 2 ans |
| 9 | 90 549,14 € | 7 546 € | 6 160 € | 4 ans |
| 10 | 94 557,64 € | 7 880 € | 6 430 € | 4 ans |
| 11 | 99 810,26 € | 8 318 € | 6 800 € | 4 ans |
| 12 | 105 062,89 € | 8 755 € | 7 160 € | 4 ans |
| 13 | 112 416,56 € | 9 368 € | 7 670 € | dernier échelon |
Temps partiel (5 à 9 demi-journées par semaine) : émoluments au prorata (CSP, art. R6152-23 et R6152-26).
- Arrêté du 8 juillet 2022, annexe II (montants au 1er juillet 2023, inchangés au 27/09/2026) ; durées d'échelon : CSP, art. R6152-21
- Arrêté du 8 juin 2000 modifié, art. 1 ; CSP, art. D6152-23-1, 6°
- Arrêté du 14 mars 2017 relatif à la prime d'exercice territorial, art. 5
- Arrêté du 30 avril 2003 modifié (montants de garde fixés par l'arrêté du 22 décembre 2023, en vigueur depuis le 1er janvier 2024 ; astreintes forfaitisées par l'arrêté du 17 avril 2026, en vigueur le 1er mai 2026), version consolidée au 27/09/2026, art. 13, 14 et 14 bis
- Arrêté du 8 juillet 2022, annexe V
- Part hospitalière : arrêté du 8 juillet 2022, annexe I-D ; part universitaire : arrêté du 13 décembre 2021 relatif à la rémunération universitaire, art. 2 (modifié en 2024, effet au 1er juillet 2023)
- Émoluments hospitaliers : arrêté du 8 juillet 2022, annexe I (A et B) ; traitement universitaire : grilles indiciaires du décret n° 2021-1646 du 13 décembre 2021, valeur du point : décret n° 85-1148 modifié (5 907,34 € brut par an pour l'indice majoré 100 depuis le 1er juillet 2023)
- Arrêté du 14 mars 2017 modifié (arrêté du 23 janvier 2024)
- Arrêté du 15 décembre 2021 relatif à la prime de solidarité territoriale, art. 5
Remplacements. Rémunération fixée de gré à gré entre remplaçant et remplacé : aucun barème officiel n'est publié. Repère réglementaire : les médecins libéraux assurant la permanence des soins en établissement (PDSES) perçoivent depuis le 1er novembre 2025 une indemnité forfaitaire de 422 € par garde de nuit, dimanche ou jour férié (contre 229 €), 141 € en début de nuit (contre 79 €), 281 € en nuit profonde ou samedi après-midi (contre 150 €) ; astreintes non revalorisées (arrêté du 24 juillet 2025).
Libéral : ce que mesurent la DREES et la CARMF
DREES : « Le revenu libéral correspond au revenu tiré des recettes perçues au titre de l'activité professionnelle de santé (majoritairement des honoraires) une fois les charges fiscales et sociales déduites. […] Il correspond au revenu net fiscal qui intègre les contributions sociales de la CSG non-déductible et CRDS, avant soumission au barème de l'impôt sur les revenus. »
Net des charges professionnelles et des cotisations sociales personnelles (URSSAF, CARMF) ; la CSG non déductible et la CRDS (2,9 % environ) n'en sont pas encore retirées ; avant impôt sur le revenu.
Champ DREES : France métropolitaine et DROM, médecins conventionnés, âgés de 70 ans ou moins, installés avant 2021, ayant déclaré au moins 1 euro d’honoraires et pratiqué au moins un acte en 2021, hors remplacements. Les percentiles (P10 à P90) portent sur le revenu d’activité (libéral + salarié) et ne sont publiés que par regroupement de spécialités.
CARMF : Revenu net d'activité indépendante (RNAI) moyen : « un revenu global qui regroupe l'ensemble des revenus du médecin, dont les bénéfices non commerciaux (BNC), les revenus de gérance et les primes Madelin ». Revenu libéral net des charges professionnelles, avant impôt ; les salaires éventuels n'y sont pas. Champ : « Les RNAI de l'année N concernent les revenus enregistrés au 3e trimestre de l'année N+1, de tous les cotisants, hors dispensés des premières années et hors taxés, mais y compris cumul retraite / activité libérale. » Libellés CARMF : toutes les chirurgies sont regroupées sous « Chirurgie » ; « Cancérologie » ne distingue pas oncologie médicale et radiothérapie. Aucune ventilation par secteur ni par sexe n'est publiée.
Écart entre les mieux et les moins bien payés : les 10 % du haut gagnent au moins 8,1 fois plus que les 10 % du bas (rapport D9/D1).
Évolutions 2021-2024 annoncées par la DREES pour 2027 (ER n° 1383, septembre 2026).
Repère de la fiche : DREES, Études et Résultats n° 1322 (décembre 2024) : revenu d'activité moyen 2021 des médecins nucléaires ayant une activité libérale, libéral + salarié.
Sources
- DREES, Études et Résultats n° 1322 (décembre 2024) : revenu des médecins libéraux en 2021 — tableaux 1, complémentaires A, B et E
- CARMF, « Les revenus nets d'activité indépendante par spécialité » (revenus 2022, 2023 et 2024, page du 29 janvier 2026)
- Arrêté du 29 juin 2023 modifiant l’arrêté du 8 juillet 2022 (annexe II, émoluments des praticiens hospitaliers)
- URSSAF, taux de cotisations 2026 (vieillesse 6,90 % plafonnée + 0,40 %, CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut)
- IRCANTEC, taux d'appel 2026 (part agent : 2,84 % tranche A, 7,06 % tranche B)
- IRCANTEC, assiette des cotisations des praticiens hospitaliers (fiche médecins, mise à jour du 23/06/2026)
- DREES, jeu de données « Les revenus des professionnels de santé libéraux » (définition du revenu libéral)
- Arrêté du 8 juillet 2022 relatif aux émoluments, rémunérations ou indemnités des personnels médicaux, pharmaceutiques et odontologiques exerçant leurs fonctions dans les établissements publics de santé
- Arrêté du 22 décembre 2023 modifiant le montant des indemnités des gardes (dont internes, en vigueur au 1er janvier 2024)
- Arrêté du 29 juin 2023 relatif à l'indemnisation de la permanence et de la continuité des soins (montants de garde des internes avant 2024)
- Arrêté du 10 septembre 2002 relatif aux gardes des internes et au repos de sécurité
- Décret n° 2015-225 du 26 février 2015 relatif au temps de travail des internes
- Arrêté du 4 mars 2014 fixant le montant de la prime de responsabilité des internes de médecine générale en SASPAS
- ISNI, Docteur junior (émoluments, prime d'autonomie supervisée ; arrêté du 11 février 2020)
- ISNI, Rémunérations de l'interne (grille 2026, primes de responsabilité, avantages en nature)
- ISNI - Temps de travail de l'interne
- ISNAR-IMG, rémunération et indemnisations des internes de médecine générale
- FHF, revalorisation des indemnités PDSES des médecins libéraux au 1er novembre 2025 (arrêté du 24 juillet 2025)
- Décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 modifié, art. 3 (rédaction issue du décret n° 2023-519 du 28 juin 2023, art. 1)
Données réglementaires à jour au 2026-09.
Points à regarder avant de choisir
Durée
4 ans d'internat, parmi les DES les plus courts (18 spécialités sur 44 durent 4 ans).
Accès
Fermée au rang 4 644 en 2026, plus tard qu'en 2025 (3 608) : 15e plus sélective sur 44 selon ce rang limite national.
Exercice
Modes d'exercice listés : hospitalier, libéral, mixte.
Revenu libéral
≈ 21 210 € par mois en moyenne (DREES 2021, détail), au-dessus de la médiane des 37 spécialités renseignées (≈ 9 870 € par mois).
Options & FST
Aucune option ni FST listée pour ce DES.
Gardes & rythme
Charge et fréquence des gardes selon les terrains : voir Terrains & rythme.
Repères calculés à partir des données de cette fiche et des rangs limites 2026, comparés aux 44 spécialités. Pour mettre deux spécialités face à face : le comparateur.
Pour qui ?
- Aimer la physique : radioactivité, dosimétrie et instrumentation sont évaluées par écrit.
- Aimer interpréter des images couplées (TEMP-TDM, TEP-TDM) plus que suivre des patients au long cours.
- Être attiré par la cancérologie, premier volume d'examens de la formation.
- Aimer jouer le rôle d'expert pour les cliniciens qui adressent les patients.
- Accepter les règles de radioprotection au quotidien.
- Envisager un exercice mixte : près d'un libéral sur deux a aussi un salaire (DREES).
Questions fréquentes sur Médecine nucléaire
Combien de temps dure l'internat de médecine nucléaire ?
4 ans : Socle 1 an, Approfondissement 2 ans, Consolidation 1 an. La durée peut s'allonger d'un an avec certaines options ou FST.
Quel est le rang limite de médecine nucléaire aux EDN 2026 ?
Au choix de poste 2026, médecine nucléaire s'est choisie jusqu'au rang 4 644 au niveau national (dernier affecté, toutes subdivisions confondues), pour 44 postes ; en 2025, le dernier rang était 3 608. Le rang limite varie fortement d'une ville à l'autre. Source : CNG.
Combien gagne un médecin en médecine nucléaire ?
En libéral, le revenu moyen observé est d'environ 21 210 € par mois (DREES, revenus 2021), avec de fortes différences selon le secteur et l'activité. Pendant l'internat, la rémunération est celle, commune, des internes ; à l'hôpital, celle de la grille des praticiens hospitaliers.
Quelle différence avec la radiologie ?
La radiologie produit surtout des images anatomiques (scanner, IRM, radiographie) ; la médecine nucléaire injecte un traceur pour étudier le fonctionnement d'un organe ou d'une tumeur, et peut aussi traiter.
Quelle part de gestes techniques dans le métier ?
Injection des radiopharmaceutiques, réalisation et interprétation des examens, traitements par radionucléides (30 à valider en phase 2), sous règles strictes de radioprotection.
Faut-il un rang très haut pour choisir ce DES ?
Cela dépend de la ville et de l'année : consulte les rangs limites publiés sur RÉFOUA.
Peut-on exercer en libéral avec ce DES ?
Oui : 376 médecins nucléaires libéraux conventionnés en 2021, dont près de la moitié avec une activité salariée en parallèle (DREES).
Le contact avec les patients est-il important ?
Il existe mais reste ponctuel : information, injection, examen, sans le suivi prolongé des spécialités cliniques.
Sources
- Légifrance — arrêté du 21 avril 2017, annexe II, maquette DES Médecine nucléaire (version en vigueur)
- DREES, Études et Résultats n° 1322 — Revenu des médecins libéraux (décembre 2024)
- Egora (presse) — Enquête ISNI/ISNAR-IMG/FNSIP-BM/SNIO 2024 sur le temps de travail des internes
- SAIHM (association d'internes) — fiche Médecine nucléaire
- Arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine (art. 13, 59, 60)
- Arrêté du 21 avril 2017 modifié, art. 6 (durée des options et FST)
- DREES, Études et Résultats n° 1322 (déc. 2024), tableaux complémentaires : effectifs, secteur 2 et exercice mixte par spécialité
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Médecine nucléaire fait partie du groupe Médecine d'investigation 1.
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