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Médecine légale et expertises médicales

DES Médecine Légale et Expertises Médicales

Le médecin légiste met la médecine au service de la justice : examens de victimes et de gardés à vue, levées de corps et autopsies, expertises pénales et en réparation du dommage corporel. L'écrit compte autant que l'examen.

Internat
4 ans
8 semestres
Rang limite 2026
9 291
national · détail par ville
Exercice
Médical
hospitalier
Salle d'autopsie d'un institut médico-légal, tables en inox
Photo : Núcleo Editorial, CC BY 2.0

Le métier

Thanatologie : examen de corps, autopsie médico-légale et prélèvements à visée judiciaire, levées de corps, sur réquisition.

Médecine légale du vivant : examen des victimes, imputabilité et fixation de l'ITT ; violences sexuelles ; pédiatrie médico-légale.

Gardes à vue et milieu pénitentiaire : l'organisation des soins y est au programme de la phase 2.

Expertise : responsabilité médicale, réparation du dommage corporel, expertises pénales à la demande d'un magistrat.

Examens à prescrire et interpréter : anatomopathologie, toxicologie, imagerie médico-légales ; anthropologie, identification et balistique en fin de cursus.

Chaque acte aboutit à un certificat ou un rapport ; relations avec les magistrats jusqu'à la cour d'assises et aux reconstitutions.

Combien de temps dure l'internat de médecine légale et expertises médicales ?

Durée totale : 4 ans (8 semestres, dont au moins 3 en lieu avec encadrement universitaire et au moins 2 sans), en trois phases de plus en plus autonomes.

Internat en 3 phases, 8 semestres au total : Socle (1 an), Approfondissement (2 ans), Consolidation (1 an).
  1. Socle1 an

    Un stage en médecine légale et un stage dans une discipline associée (anatomie et cytologie pathologiques, MPR, médecine d'urgence, pédiatrie, gynécologie médicale, radiologie ou psychiatrie), agréé à titre complémentaire en médecine légale.

    • 1×Médecine légale et expertises médicalesobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en médecine légaleAgrément : présence d'une unité médico-judiciaire (UMJ) et/ou d'un institut médico-légal (IML).
    • 1×Discipline associéeau choixAgréé à titre complémentaire en médecine légale et à titre principal en anatomie pathologique, MPR, médecine d'urgence, pédiatrie, gynécologie médicale, radiologie ou psychiatrie
    Enseignements
    • 2 demi-journées par semaine hors stage : une supervisée, une en autonomie
    • E-learning sur la plateforme du collège ; séminaires nationaux, interrégionaux ou régionaux de mise en pratique
    Compétences clés
    • Technique de l'examen de corps
    • Examen d'une victime, imputabilité, fixation de l'ITT
    • Rédaction des certificats (examen d'un cadavre ou d'une victime)
    • Procédures pénale et civile, relations police-justice, bases de la responsabilité médicale
    Évaluation

    Formulaire standardisé du maître de stage ; autoévaluation en ligne certifiée par le coordonnateur ; portefeuille numérique des actes ; simulation ; cas cliniques en séminaire. Validation selon les art. 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017.

  2. Approfondissement2 ans

    Trois stages en médecine légale et un stage dans une discipline associée de la même liste.

    • 3×Médecine légale et expertises médicalesobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en médecine légale (UMJ et/ou IML)
    • 1×Discipline associéeau choixAgréé à titre complémentaire en médecine légale et à titre principal en anatomie pathologique, MPR, médecine d'urgence, pédiatrie, gynécologie médicale, radiologie ou psychiatrie
    Enseignements
    • 2 demi-journées par semaine hors stage
    • E-learning, mises en situation, séminaires
    • Participation à un congrès ou à la réunion annuelle de la spécialité
    Compétences clés
    • Autopsie médico-légale et prélèvements judiciaires
    • Interpréter anatomopathologie, toxicologie et imagerie médico-légales
    • Pédiatrie médico-légale et violences sexuelles
    • Techniques d'expertise selon le type et la juridiction
    • Dommage corporel ; soins en milieu pénitentiaire et en garde à vue
    Évaluation

    Validation selon les art. 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 ; la maquette ne détaille pas d'autre modalité pour cette phase.

  3. Consolidation1 an

    Un stage d'un an en médecine légale (ou couplé entre deux lieux agréés), en docteur junior.

    • 1×Médecine légale et expertises médicales (stage d'un an)obligatoireLieu agréé à titre principal en médecine légale, ou stage couplé ou mixte entre deux lieux agréés
    Enseignements
    • 2 demi-journées par semaine hors stage, dont préparation à l'exercice (gestion de cabinet…)
    • Séminaires, mises en situation, vidéoconférences ; transition vers l'accréditation et le DPC
    Compétences clés
    • Rédiger un rapport d'autopsie et d'expertise
    • Expertises en responsabilité médicale et expertises pénales sur demande d'un magistrat
    • Relations avec les magistrats : cour d'assises, reconstitution, expertises complémentaires
    • Anthropologie médico-légale, identification, balistique ; droit de la santé et du dommage corporel
    Évaluation

    Validation selon les art. 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017, sans modalité spécifique détaillée par la maquette.

Les stages clés

8 semestres, dont au moins 3 en lieu universitaire et au moins 2 hors encadrement universitaire. Les lieux de stage de la spécialité doivent avoir un lien avec la médecine légale ; 2 semestres en discipline associée (anatomopathologie, MPR, urgences, pédiatrie, gynécologie médicale, radiologie ou psychiatrie).

Mémoire et thèse

Thèse soutenue avant l'entrée en consolidation : le statut de docteur junior exige la phase d'approfondissement validée et la thèse soutenue (ISNI). La maquette ne mentionne pas de mémoire de DES.

Accès et particularités

  • Accès par les EDN ; DES sans co-DES ni option.
  • Aucune FST indicative dans la maquette, mais candidature possible ; une FST allonge le DES d'un an (DES de 4 ans).
  • La FST « expertise médicale - préjudice corporel » est aussi ouverte à d'autres DES, dont la médecine générale.
  • 147 médecins qualifiés en médecine légale et expertises médicales en activité au 1er janvier 2026, contre 45 en 2022 (DREES, RPPS).

Docteur junior

Consolidation d'un an en docteur junior : un stage d'un an en médecine légale, classique, couplé ou mixte (maquette). Actes réalisés seul, superviseur joignable à tout moment (ISNI).

Source de la maquette : Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES de médecine légale et expertises médicales (version en vigueur)

Terrains et rythme d'internat

Terrains de stage

Lieux agréés comportant une UMJ (victimes, gardes à vue) et/ou un IML (autopsies, levées de corps), plus 2 semestres en discipline associée.

Rythme, gardes et astreintes

Pas de donnée publique chiffrée propre à la spécialité. La rédaction de certificats et de rapports fait partie de chaque stage.

Les structures médico-légales assurent une permanence pour les réquisitions urgentes (exemple : UMJ du CH de Pau) ; pas de donnée nationale sur les gardes des internes.

Où faire l'internat de médecine légale et expertises médicales, et à quel rang ?

En 2026, 32 postes de médecine légale et expertises médicales ont été ouverts dans 23 subdivisions. Pour chacune : la place offerte, le rang du dernier admis et le nombre de services agréés à titre principal pour ce DES par l'ARS.

Postes, rang limite 2026 et services agréés à titre principal en Médecine légale et expertises médicales par subdivision, triés par nombre de postes
SubdivisionPostes 2026Rang limite 2026Services agréés à titre principalPériph.
AP-HP - Paris6postesrang 8 01918 servicesprinc. + compl.5 étab. de périphérie
AP-HM - Marseille2postesrang 5 2174 services + 21 compl.1 étab. de périphérie
Lille2postesrang 6 1724 services3 étab. de périphérie
Tours2postesrang 8 3966 services + 140 compl.2 étab. de périphérie
Martinique / Pointe-à-Pitre2postesrang 8 5907 servicesprinc. + compl.0 étab. de périphérie
Bordeaux1posterang 1 8053 services + 8 compl.0 étab. de périphérie
Grenoble1posterang 2 3864 servicespostes ouverts2 étab. de périphérie
Toulouse1posterang 2 4742 services + 6 compl.1 étab. de périphérie
Strasbourg1posterang 3 1861 service + 86 compl.0 étab. de périphérie
Poitiers1posterang 3 5522 services + 14 compl.0 étab. de périphérie
Montpellier1posterang 3 6573 services + 16 compl.1 étab. de périphérie
HCL - Lyon1posterang 4 1213 servicespostes ouverts0 étab. de périphérie
Nancy1posterang 4 8261 service + 144 compl.0 étab. de périphérie
Nice1posterang 5 1803 services + 10 compl.1 étab. de périphérie
Océan Indien - La Réunion1posterang 5 7021 service + 14 compl.0 étab. de périphérie
Besançon1posterang 5 708liste non publique—
Angers1posterang 6 754liste non publique—
Nantes1posterang 6 854liste non publique—
Rennes1posterang 6 9712 services1 étab. de périphérie
Saint-Etienne1posterang 7 7601 service + 2 compl.0 étab. de périphérie
Rouen1posterang 8 0701 service + 25 compl.0 étab. de périphérie
Amiens1posterang 9 0337 services2 étab. de périphérie
Brest1posterang 9 2912 services0 étab. de périphérie
Caenaucunposterang —1 serviceprinc. + compl.partielle0 étab. de périphérie
Clermont-Ferrandaucunposterang —2 servicespostes ouverts0 étab. de périphérie
Dijonaucunposterang —liste non publique—
Limogesaucunposterang —2 services + 3 compl.1 étab. de périphérie
Reimsaucunposterang —2 services + 103 compl.0 étab. de périphérie

Postes et rangs limites : appariement EDN 2026 (CNG). Services agréés : listes publiées par les ARS, comptées service par service (un service agréé pour plusieurs phases ou semestres compte une fois) ; seuls les agréments à titre principal sont comptés, pas les agréments complémentaires qui ouvrent à ce DES un service d'une autre spécialité (affichés à part : « + N compl. »). Stages chez un praticien libéral, FST et options non comptés. « Périph. » : établissements hors des communes des sites CHU ayant au moins un de ces services (rattachement FINESS ; détail et distances sur la page de chaque ville). « Princ. + compl. » : 3 subdivisions publient une liste qui ne distingue pas les deux ; le nombre est alors plus élevé qu'un décompte à titre principal. « Liste non publique » : 4 subdivisions ne publient pas leurs terrains sous une forme exploitable. « Postes ouverts » et « partielle » : seule une partie des terrains est publiée (postes ouverts au choix sur un ou deux semestres, ou décisions d'une commission), le vrai nombre est plus élevé. Chaque nom de ville mène au détail des terrains et des rangs de la subdivision.

Options et formations spécialisées transversales

Ce qu'on peut ajouter au DES pour se sur-spécialiser : une option (dans le DES), une FST (partagée entre plusieurs DES) ou un diplôme d'université en parallèle.

DU et DIU liés

61 diplômes d'université relevés pour cette spécialité ; les 10 proposés dans le plus de facultés :

Voir les 61 DU et DIU liés, avec durée, coût et lien vers chaque formation

Option, FST ou DU : accès, candidature et effet sur la durée de l'internat

Après l'internat

Exercice hospitalier en IML ou en UMJ : la DREES ne recense qu'un seul légiste libéral conventionné en 2021.

La maquette forme aussi à l'expertise (dommage corporel, responsabilité médicale, pénale) et prépare en phase 3 à la gestion de cabinet.

147 qualifiés en activité au 1er janvier 2026 (45 en 2022) : une spécialité à très petit effectif (DREES, RPPS).

Quel salaire en médecine légale et expertises médicales ?

En euros par mois, avant impôt sur le revenu. Le brut est ce qu'affiche la grille ; le net ≈ ce qui arrive sur le compte une fois les cotisations retirées, estimé par nos soins. En libéral, les chiffres publiés sont déjà nets des charges.

Quatre repères, même échelle
  • Interne, 5e année≈ 2 190 €2 727 € brut
  • Praticien hospitalier débutant1er échelon, hors IESPE et gardes≈ 3 740 €4 634 € brut
  • Praticien hospitalier, fin de carrière13e échelon, hors IESPE et gardes≈ 7 670 €9 368 € brut

Pendant l'internat

La même grille pour toutes les spécialités. Le salaire monte surtout en 3e année, puis avec les primes de fin de cursus.

+ une garde de nuit ≈ 235 € brut, payée en plus du salaire.

Selon la maquette, la phase de docteur junior remplace la 4e et/ou la 5e année.

≈ 1 650 €2 052 € brut1re année
≈ 1 790 €2 225 € brut2e année
≈ 1 900 €2 367 € brut3e année
≈ 2 050 €2 549 € brut4e année
≈ 2 190 €2 727 € brut5e année
≈ 2 240 €2 791 € brutDr junior 1re année
≈ 2 310 €2 875 € brutDr junior 2e année

Après l'internat, selon le mode d'exercice

Hôpital public

Salaire fixé par arrêté, identique partout en France et pour toutes les spécialités, qui progresse avec l'ancienneté (13 échelons). Les praticiens hospitaliers sont des agents publics, pas des fonctionnaires.

Paramètres des cas-types : grille PH ÷ 12 ; IESPE 1 010 € brut par mois ; garde de nuit 422,03 € brut ; 4 gardes par mois.

  • PH 1er échelondébut de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 3 740 €4 634 € brut
  • PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE≈ 4 580 €5 644 € brut
  • PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 5 980 €7 332 € brut
  • PH 13e échelonfin de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 7 670 €9 368 € brut
  • PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE≈ 8 510 €10 378 € brut
  • PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 9 910 €12 066 € brut

Cas-types calculés : grille PH ÷ 12, + IESPE (1 010 €) si exercice public exclusif, + N gardes de nuit de semaine à 422,03 € (indemnité de sujétion). Hors prime d'exercice territorial, astreintes, temps additionnel et primes d'engagement. Le net est estimé avec les taux du bloc « Comment le net est estimé » : gardes et IESPE entrent dans l'assiette IRCANTEC (fiche médecins IRCANTEC).

Avant de devenir PH

  • Assistant spécialiste1re et 2e années, hors IESPE≈ 2 250 €2 804 € brut
  • Assistant spécialiste5e et 6e années, hors IESPE≈ 2 770 €3 449 € brut
  • Chef de clinique-assistantavant 2 ans, part hospitalière + part universitaire≈ 2 440 €3 036 € brut
  • Chef de clinique-assistantaprès 2 ans, les deux parts≈ 2 840 €3 535 € brut

Chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux et assistant hospitalier universitaire : 1er échelon (avant 2 ans), puis 2e échelon. Les deux parts s'additionnent. Prime d'engagement à exercer à plein temps : 5 666 € brut pour 2 ans ou 11 332 € pour 4 ans.

En plus du salaire

  • IESPE 1 010 € brut par mois : Engagement de 3 ans renouvelable à n'exercer aucune activité libérale et à exercer exclusivement à l'hôpital public ; au prorata des obligations de service. Versée aussi aux assistants, CCA et hospitalo-universitaires (même montant).
  • Prime d'exercice territorial : 250 € (1 demi-journée hebdomadaire moyenne hors site principal) ; 450 € (plus de 1 à 3 demi-journées inclus) ; 700 € (plus de 3 à 4 demi-journées inclus) ; 1 000 € (4 demi-journées sur au moins 2 sites différents du site principal, ou plus de 4 demi-journées) brut par mois. Activité hors du site principal, sur un site à au moins 20 km (route), dans le cadre d'une convention entre établissements ; moyenne mensuelle de demi-journées hebdomadaires.
  • PH : 422,03 € brut par nuit, dimanche ou jour férié ; 211,01 € par demi-nuit ou samedi après-midi (indemnité de sujétion, dans les obligations de service).
  • Temps de travail additionnel (au-delà des obligations de service) : 335,60 € brut par période de jour ou de nuit, 167,79 € par demi-période.
  • Hospitalo-universitaires (PU-PH, MCU-PH, CCA, AHU) : 755,81 € brut par garde, 377,93 € par demi-garde de nuit, 253,20 € par demi-garde du samedi après-midi.
  • Astreinte : forfait fixé par chaque établissement, entre 70 € et 280 € brut par nuit ou deux demi-journées (500 € au plus pour les hospitalo-universitaires). Les déplacements ne sont plus payés à part : le temps d'intervention, trajet compris, est décompté en demi-journées de service.
  • Prime d'engagement de carrière hospitalière (praticiens contractuels et assistants qui s'engagent à devenir PH) : 20 000 € brut (poste où l'offre de soins est insuffisante), 10 000 € (spécialité en difficulté de recrutement au niveau national), 30 000 € si les deux ; versée en deux fois, remboursable en cas de rupture.
  • Par demi-journée d'activité partagée dans un autre hôpital public au-delà des obligations de service : 293,25 € brut de jour, 427,25 € la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés (modulable de ±30 % par l'établissement).

Hospitalo-universitaires

  • PU-PH : émoluments hospitaliers de 40 304 € à 60 930 € brut par an, plus un traitement universitaire de 39 697 € à 78 804 € brut par an.
  • MCU-PH : émoluments hospitaliers de 34 690 € à 50 451 € brut par an, plus un traitement universitaire de 27 765 € à 63 327 € brut par an.

Deux rémunérations cumulées : émoluments hospitaliers (hôpital) et traitement universitaire (université). La correspondance entre les échelons des deux grilles n'est pas reprise ici : on ne les additionne pas échelon par échelon. Pas de net estimé : la part universitaire relève du régime des fonctionnaires.

En médecine légale et expertises médicalesGrille de praticien hospitalier. Les actes sur réquisition judiciaire suivent un barème de frais de justice (revalorisé au 1er janvier 2026) ; ce qu'en perçoit le praticien dépend de son statut et de la structure.

Non publié : Forfaits d'astreinte réellement appliqués : fixés par chaque établissement entre 70 et 280 €, pas de barème national. Primes universitaires, indemnité de résidence et part variable des hospitalo-universitaires : non reprises.

Libéral

Revenu annuel ÷ 12. C'est déjà un net : honoraires moins charges du cabinet et cotisations sociales (URSSAF, CARMF), avant impôt. Il reste environ 2,9 % de CSG et CRDS à retirer des chiffres DREES.

DREES, revenus 2021, libellé « Médecine légale et expertises médicales »

Libellé DREES « Médecine légale et expertises médicales » : 1 médecins libéraux seulement, chiffres couverts par le secret statistique. Pas de donnée publiable.

CARMF, revenus 2024

  • ≈ 8 300 € par mois de revenu libéral net moyen en « Médecine légale et expertises médicales » (100 médecins ; 6 150 € en 2022)

La DREES ne publie pas les honoraires encaissés (chiffre d'affaires) par spécialité : il n'y a donc pas de « brut » libéral à afficher. La CARMF mesure le revenu libéral seul (sans salaire), sur ses cotisants, en 2024 ; la DREES le revenu libéral et le revenu d'activité, en 2021. Les deux ne se comparent pas au centime.

Salarié hors hôpital public

Seuls les salaires fixés par un texte officiel ou une convention collective publiée sont repris. Montants bruts mensuels ; pour la fonction publique, traitement indiciaire seul (indice majoré × 5 907,34 € ÷ 100 ÷ 12), hors primes.

Mixte : libéral à l'hôpital public, ou libéral et salarié

Un praticien hospitalier peut garder une activité libérale dans son hôpital, dans des limites fixées par la loi.

  • Réservée aux praticiens temps plein ou à au moins 8 demi-journées par semaine et aux hospitalo-universitaires titulaires (CSP, art. L6154-1).
  • Au plus 20 % du temps de service : 2 demi-journées par semaine pour 10 demi-journées de service, 1 pour 8 ou 9 (CSP, art. L6154-2).
  • Le nombre de consultations et d'actes en libéral doit rester inférieur à celui de l'activité publique ; aucun lit ni équipement réservé.
  • Contrat de 5 ans approuvé par le directeur général de l'ARS ; adhésion obligatoire à la convention médicale ; le secteur (1, 2, OPTAM) suit la situation conventionnelle du praticien (CSP, art. L6154-4).
  • Incompatible avec l'IESPE (1 010 € brut par mois).
  • Clause de non-concurrence possible au départ : 6 à 24 mois, dans un rayon de 3 à 10 km (CSP, art. L6154-2).
Redevance versée à l'hôpital, en % des honoraires perçus (CSP, art. D6154-10-3)
Type d'acteCHUAutre hôpital
Consultations16 %15 %
Actes (hors imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie)25 %16 %
Imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie60 %60 %

Aucun plafond de revenus n'est fixé par les textes (seuls le temps et le volume sont plafonnés).

Source : Code de la santé publique, art. L6154-1 à L6154-7 et R6154-1 et suivants (versions en vigueur au 27/09/2026)

Ce que rapportent les actes

Tarifs de la Sécurité sociale en vigueur au 27/09/2026. C'est ce que touche un médecin de secteur 1 (ou de secteur 2 qui signe l'OPTAM) pour un acte, avant ses charges : un chiffre d'affaires, pas un revenu.

Consultations (NGAP, métropole)
CodeConsultationTarif
CSConsultation du spécialiste (cas général)26,50 €
MCSMajoration de coordination, patient adressé par le médecin traitant5,00 €
APCAvis ponctuel de consultant (adressé par le médecin traitant)60,00 €

Les actes médico-légaux sur réquisition sont payés selon le tarif des frais de justice (code de procédure pénale), pas selon la CCAM : non détaillé ici.

Secteur 2 et OPTAM

  • Secteur 2 : honoraires libres « à des niveaux modérés » et « avec tact et mesure » ; devis écrit dès 70 €. Le dépassement n'est jamais remboursé par la Sécurité sociale.
  • Sans OPTAM, la base de remboursement est plus basse (colonne de droite ; consultation cotée C à 23 €, CP à 42,50 € pour psychiatres et neurologues).
  • Avec l'OPTAM (ou l'OPTAM-ACO en chirurgie, anesthésie et obstétrique), le médecin plafonne ses dépassements ; ses patients sont remboursés au tarif du secteur 1 et il touche une prime annuelle.

Actes qui supposent un diplôme ou une formation

  • Exigé par un texteAutres actes CCAM marqués « formation »434 actes de la CCAM portent une mention « Formation », le plus souvent « spécifique à cet acte en plus de la formation initiale », sans diplôme nommé (électromyographie, polysomnographie, stimulateurs cardiaques, lambeaux libres…). Un diplôme n'est nommé que pour quelques actes (DIU d'hyperbarie ; diplômes de chirurgie de la main et de microchirurgie pour les greffes du plexus brachial).Formation : spécifique à cet acte en plus de la formation initialeCCAM V84 (liste des actes et prestations, art. L162-1-7 du code de la sécurité sociale)

Sources : Classification commune des actes médicaux (CCAM), version 84, applicable au 31/07/2026 (fichier CCAM_V84_VF.xls, ameli.fr) ; ameli - Tarifs conventionnels des médecins généralistes et spécialistes (page du 17 mars 2026 ; majorations 'Tarifs en euros au 1er janvier 2026') ; NGAP - version en vigueur du 01/09/2026 (PDF ameli). Tarifs de métropole en vigueur depuis le 1er janvier 2026, inchangés au 27/09/2026 (dernière revalorisation des consultations de la convention de 2024). Secteur 1, OPTAM, ou secteur 2 qui applique le tarif opposable.

Détail et sources

Comment le net est estimé

Internes, docteurs juniors, assistants et praticiens hospitaliers sont des agents publics non titulaires (PH : statut particulier, pas fonctionnaires) : régime général de la Sécurité sociale pour la retraite de base et IRCANTEC pour la retraite complémentaire, pas la CNRACL. IRCANTEC sur la totalité des émoluments pour un PH temps plein sans activité libérale (fiche médecins IRCANTEC).

  • Retraite de base : 6,9 % jusqu'au plafond + 0,4 % sur tout le brut
  • IRCANTEC (part agent) : 2,84 % jusqu'au plafond, 7,06 % au-delà
  • CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut

Plafond de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 €/an, soit 4 005 €/mois (la limite de 192 240 € affichée par l'URSSAF pour la CSG en 2026 vaut 4 plafonds). Estimation mensuelle, tranches calculées sur le plafond mensuel ; hors impôt sur le revenu (prélèvement à la source), mutuelle, cotisation maladie supplémentaire d'Alsace-Moselle (1,30 %) et régularisations annuelles.

Internat : grille détaillée

AnnéeBrut annuel (émoluments)Brut mensuelNet mensuel ≈Ce qui est compté
1re année (TCEM1)19 406 €2 052 €1 650 €Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres).
2e année (TCEM2)21 483 €2 225 €1 790 €Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres).
3e année (TCEM3)28 408 €2 367 €1 900 €Émoluments de base ; plus d'indemnité de sujétion.
4e année28 430 €2 549 €2 050 €Interne encore en approfondissement (DES de 5 ans ou plus) ; en phase de consolidation, voir docteur junior. Émoluments + prime de responsabilité 2 154,10 €/an brut.
5e année28 448 €2 727 €2 190 €Si la 5e année n'est pas une année de docteur junior (allongement de la maquette, par exemple). Émoluments + prime de responsabilité 4 273,93 €/an brut.
Docteur junior, 1re année28 495 €2 791 €2 240 €Phase de consolidation : émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 5 000 €/an (arrêté du 11 février 2020, annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022).
Docteur junior, 2e année28 495 €2 875 €2 310 €Émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 6 000 €/an.

Nuit de semaine : 234,80 € brut ; samedi, dimanche, jour férié : 256,86 € brut ; demi-garde : 117,39 € (semaine) / 128,43 € (week-end). Montants en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (arrêté du 22 décembre 2023, qui a pérennisé la majoration de 50 %). Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives ; une garde de nuit compte pour deux demi-journées.

10 demi-journées par semaine : 8 en stage, 2 hors stage (formation). Plafond de 48 h par semaine en moyenne sur trois mois (décret n° 2015-225 du 26 février 2015). Repos de sécurité de 11 h, sans aucune activité hospitalière, immédiatement après chaque garde de nuit ou demi-garde et après le dernier déplacement d'une astreinte ; il n'est pas décompté des obligations de service. Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives.

  • Indemnité de sujétion (4 premiers semestres) : 435,18 € brut/mois
  • Prime de responsabilité (4e et 5e année) (4e année : 2 154,10 €/an brut ; 5e année : 4 273,93 €/an brut (ISNI, 2026))
  • Prime SASPAS (médecine générale, stage autonome en soins primaires ambulatoires supervisé) : 125 € brut/mois, arrêté du 4 mars 2014
  • Indemnité compensatrice d'avantages en nature (interne non logé et/ou non nourri) (336,32 à 1 010,64 €/an brut (environ 28 à 84 €/mois) selon que l'établissement fournit ou non le logement et les repas)
  • Docteur junior (phase de consolidation) : 28 495,49 € brut/an d'émoluments forfaitaires, + prime d'autonomie supervisée de 5 000 € (1re année) puis 6 000 € (2e année) ; arrêté du 11 février 2020 et annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022

Grille des praticiens hospitaliers

ÉchelonBrut annuelBrut mensuelNet mensuel ≈Durée
155 607,79 €4 634 €3 740 €2 ans
258 082,41 €4 840 €3 910 €2 ans
362 148,07 €5 179 €4 190 €2 ans
466 567,09 €5 547 €4 500 €2 ans
568 688,21 €5 724 €4 640 €2 ans
671 162,83 €5 930 €4 820 €2 ans
776 465,74 €6 372 €5 180 €2 ans
879 647,54 €6 637 €5 400 €2 ans
990 549,14 €7 546 €6 160 €4 ans
1094 557,64 €7 880 €6 430 €4 ans
1199 810,26 €8 318 €6 800 €4 ans
12105 062,89 €8 755 €7 160 €4 ans
13112 416,56 €9 368 €7 670 €dernier échelon

Temps partiel (5 à 9 demi-journées par semaine) : émoluments au prorata (CSP, art. R6152-23 et R6152-26).

Remplacements. Rémunération fixée de gré à gré entre remplaçant et remplacé : aucun barème officiel n'est publié. Repère réglementaire : les médecins libéraux assurant la permanence des soins en établissement (PDSES) perçoivent depuis le 1er novembre 2025 une indemnité forfaitaire de 422 € par garde de nuit, dimanche ou jour férié (contre 229 €), 141 € en début de nuit (contre 79 €), 281 € en nuit profonde ou samedi après-midi (contre 150 €) ; astreintes non revalorisées (arrêté du 24 juillet 2025).

Libéral : ce que mesurent la DREES et la CARMF

DREES : « Le revenu libéral correspond au revenu tiré des recettes perçues au titre de l'activité professionnelle de santé (majoritairement des honoraires) une fois les charges fiscales et sociales déduites. […] Il correspond au revenu net fiscal qui intègre les contributions sociales de la CSG non-déductible et CRDS, avant soumission au barème de l'impôt sur les revenus. »

Net des charges professionnelles et des cotisations sociales personnelles (URSSAF, CARMF) ; la CSG non déductible et la CRDS (2,9 % environ) n'en sont pas encore retirées ; avant impôt sur le revenu.

Champ DREES : France métropolitaine et DROM, médecins conventionnés, âgés de 70 ans ou moins, installés avant 2021, ayant déclaré au moins 1 euro d’honoraires et pratiqué au moins un acte en 2021, hors remplacements. Les percentiles (P10 à P90) portent sur le revenu d’activité (libéral + salarié) et ne sont publiés que par regroupement de spécialités.

CARMF : Revenu net d'activité indépendante (RNAI) moyen : « un revenu global qui regroupe l'ensemble des revenus du médecin, dont les bénéfices non commerciaux (BNC), les revenus de gérance et les primes Madelin ». Revenu libéral net des charges professionnelles, avant impôt ; les salaires éventuels n'y sont pas. Champ : « Les RNAI de l'année N concernent les revenus enregistrés au 3e trimestre de l'année N+1, de tous les cotisants, hors dispensés des premières années et hors taxés, mais y compris cumul retraite / activité libérale. » Libellés CARMF : toutes les chirurgies sont regroupées sous « Chirurgie » ; « Cancérologie » ne distingue pas oncologie médicale et radiothérapie. Aucune ventilation par secteur ni par sexe n'est publiée.

Évolutions 2021-2024 annoncées par la DREES pour 2027 (ER n° 1383, septembre 2026).

Sources

Données réglementaires à jour au 2026-09.

Points à regarder avant de choisir

  • Durée

    4 ans d'internat, parmi les DES les plus courts (18 spécialités sur 44 durent 4 ans).

  • Accès

    Fermée au rang 9 291 en 2026, plus tard qu'en 2025 (6 836) : 37e plus sélective sur 44 selon ce rang limite national.

  • Exercice

    Un seul mode d'exercice listé : hospitalier.

  • Options & FST

    Aucune option ni FST listée pour ce DES.

  • Gardes & rythme

    Charge et fréquence des gardes selon les terrains : voir Terrains & rythme.

Repères calculés à partir des données de cette fiche et des rangs limites 2026, comparés aux 44 spécialités. Pour mettre deux spécialités face à face : le comparateur.

Pour qui ?

  • S'intéresser au droit pénal et civil et à la procédure.
  • Aimer l'écrit : certificats, rapports d'autopsie et d'expertise.
  • Supporter autopsies, levées de corps et récits de violences.
  • Être prêt à déposer devant une cour d'assises.
  • Aimer croiser toxicologie, imagerie et anatomopathologie pour reconstituer des circonstances.

Questions fréquentes sur Médecine légale et expertises médicales

Combien de temps dure l'internat de médecine légale et expertises médicales ?

4 ans : Socle 1 an, Approfondissement 2 ans, Consolidation 1 an. La durée peut s'allonger d'un an avec certaines options ou FST.

Quel est le rang limite de médecine légale et expertises médicales aux EDN 2026 ?

Au choix de poste 2026, médecine légale et expertises médicales s'est choisie jusqu'au rang 9 291 au niveau national (dernier affecté, toutes subdivisions confondues), pour 32 postes ; en 2025, le dernier rang était 6 836. Le rang limite varie fortement d'une ville à l'autre. Source : CNG.

Le légiste ne travaille-t-il que sur des cadavres ?

Non : l'examen des victimes, des gardés à vue et l'expertise du dommage corporel font partie du métier dès le socle.

Quelle part de gestes techniques dans le métier ?

Examen de corps, autopsie, prélèvements judiciaires ; l'essentiel reste l'examen méthodique et la rédaction.

Faut-il un rang très haut pour choisir ce DES ?

Cela varie selon les villes et les années : reporte-toi aux rangs limites publiés sur RÉFOUA.

Y a-t-il des options ou des FST ?

Pas d'option et aucune FST indicative ; une FST reste possible sur candidature, avec un an de plus.

Ce DES ouvre-t-il vers un exercice libéral ?

Pour le soin, non : un seul légiste libéral conventionné recensé par la DREES en 2021. La maquette prépare toutefois à l'expertise et, en phase 3, à la gestion de cabinet.

Sources

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Médecine légale et expertises médicales fait partie du groupe Santé publique / travail / légale.

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