Médecine intensive - réanimation
DES MIR
Le réanimateur prend en charge les défaillances d'organes (choc, détresse respiratoire, coma, sepsis) : suppléances, gestes invasifs et décisions de limitation des traitements. Co-DES avec l'anesthésie-réanimation.
- Internat
- 5 ans 10 semestres
- Exercice
- Médical hospitalier

Le métier
Défaillances rénale, neurologique, cardio-circulatoire, respiratoire, hépato-digestive et hématologique ; sepsis, intoxications, complications graves du péripartum.
Suppléances : ventilation invasive et non invasive et son sevrage, épuration extra-rénale, assistance circulatoire mécanique, vasopresseurs et inotropes.
Gestes : abord des voies aériennes, cathétérismes vasculaires, drainage thoracique, échographie en réanimation.
Patients venus de toutes les spécialités : post-opératoire à haut risque (chirurgie cardiaque, neurochirurgie), transplantés, traumatisés, onco-hématologie.
Visite multidisciplinaire quotidienne, surveillance des infections, scores de gravité et charge en soins.
Limitation ou arrêt des traitements décidés en équipe, entretiens de fin de vie avec les familles, diagnostic de mort encéphalique et accompagnement des familles de donneurs d'organes.
Ce qui pèse : la permanence des soins, exigée dès l'agrément des stages et comptée jusqu'à la validation de la dernière phase.
Combien de temps dure l'internat de médecine intensive - réanimation ?
Durée totale : 5 ans (10 semestres, dont au moins 4 en lieu avec encadrement universitaire et au moins 2 sans), en trois phases de plus en plus autonomes.
Socle1 an
Un stage d'anesthésie (lieu agréé en anesthésie-réanimation) et un stage de médecine intensive-réanimation.
- 1×AnesthésieobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en anesthésie-réanimation et à titre complémentaire en MIRHors secteur hyperspécialisé (chirurgie cardiaque, neurochirurgie, chirurgie pédiatrique).
- 1×Médecine intensive-réanimationobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en MIRHors réanimation hyperspécialisée ; l'un des deux stages du socle de préférence en lieu universitaire ; garde formatrice exigée.
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage : une supervisée, une en autonomie
- Présentiel, séminaires, enseignement à distance
- 4 UE : compétences génériques (risques, éthique, communication), bases de l'anesthésie et de la réanimation, physiopathologie des défaillances d'organes, gestes et simulation
Compétences clés
- Réanimation cardio-respiratoire
- Voies aériennes et ventilation, abord vasculaire, drainage thoracique
- Agents d'anesthésie, d'analgésie et de sédation ; vasopresseurs et inotropes
- Échographie en réanimation (niveau 1)
- État de choc ; transfusion et hémovigilance
Évaluation
Chaque UE validée par QCM ou dossiers cliniques progressifs ; évaluation des stages ; portfolio numérique avec quantification des actes. Validation selon les art. 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017.
Approfondissement3 ans
Deux stages de médecine intensive-réanimation, trois stages dans une spécialité médicale connexe (cardiologie, pneumologie, néphrologie, médecine interne, maladies infectieuses, hématologie, neurologie, hépato-gastro-entérologie, endocrinologie, pédiatrie, oncologie, gériatrie ou médecine d'urgence) et un stage libre.
- 2×Médecine intensive-réanimationobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en MIRAgrément : plus de 8 lits, plus de 20 % de patients ventilés, occupation supérieure à 70 %, encadrement permanent par des réanimateurs ; participation à la permanence des soins.
- 3×Spécialité médicale connexeau choixAgréé à titre complémentaire en MIR et, de préférence, à titre principal en cardiologie, pneumologie, néphrologie, médecine interne, infectiologie, hématologie, neurologie, HGE, endocrinologie, pédiatrie, oncologie, gériatrie ou médecine d'urgence
- 1×Stage librelibre
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage
- Présentiel, séminaires, enseignement à distance
- Enseignement commun de réanimation avec l'anesthésie-réanimation + modules MIR construits avec la pneumologie, la cardiologie, la néphrologie-nutrition, la neurologie, l'infectiologie et l'onco-hématologie-médecine interne
Compétences clés
- Référentiel européen CoBaTriCE : patient grave multi-défaillant, sepsis, intoxications, péripartum
- Initier et sevrer ventilation invasive ou non invasive et épuration extra-rénale ; assistance circulatoire mécanique
- Soins péri-opératoires à haut risque, patients transplantés et traumatisés
- Sédation, curarisation, douleur et délire
- Limitation des traitements, soins palliatifs, mort encéphalique et don d'organes
Évaluation
QCM, tests de concordance de scripts et dossiers cliniques progressifs ; progression des gestes en autonomie suivie sur le portfolio numérique. Validation : enseignements, stages hospitaliers et compétences acquises.
Consolidation1 an
Deux stages d'un semestre en médecine intensive-réanimation, en docteur junior.
- 2×Médecine intensive-réanimationobligatoireLieu hospitalier agréé à titre principal en MIR, ou stage couplé entre lieux agréés à titre principal en MIRParticipation au service de garde de la spécialité.
Enseignements
- 2 demi-journées par semaine hors stage
- Séminaires en partie communs : cas cliniques, démarche qualité, éthique, aspects médico-légaux, développement professionnel continu
Compétences clés
- Conduire la visite multidisciplinaire quotidienne
- Surveiller les infections et assurer la sécurité des patients et du personnel
- Utiliser les scores de gravité, le case mix et la charge de travail
- Assumer les responsabilités administratives et de gestion d'un réanimateur
Évaluation
Cas cliniques ; évaluation de la capacité d'autonomie. Validation : nombre de gardes effectuées, stages, portfolio et mémoire. Certification européenne CoBaTriCE possible sur démarche individuelle.
Les stages clés
10 semestres, dont au moins 4 en lieu avec encadrement universitaire et au moins 2 sans. Le socle (anesthésie + réanimation) et l'enseignement commun de réanimation sont partagés avec l'anesthésie-réanimation.
Mémoire et thèse
Thèse soutenue avant l'entrée en consolidation : le statut de docteur junior exige la phase d'approfondissement validée et la thèse soutenue (ISNI). La maquette exige aussi un mémoire, validé en fin de consolidation.
Accès et particularités
- Accès par les EDN ; co-DES avec l'anesthésie-réanimation : socle, enseignement commun de réanimation et compétences issues du référentiel européen CoBaTriCE.
- Les deux DES mènent notamment aux unités de surveillance continue et de soins intensifs (maquette).
- Option réanimation pédiatrique (2 semestres) : prérequis du 1er niveau du diplôme européen PEDIC et de deux stages validés (anesthésie pédiatrique, réanimation pédiatrique ou mixte néonatale) ; validation par entretien en présence d'un pédiatre hospitalo-universitaire.
- Option ou FST comprise dans les 10 semestres (DES de plus de 4 ans).
Docteur junior
Consolidation d'un an (2 semestres) en docteur junior, en réanimation agréée, avec participation au service de garde et une évaluation centrée sur la capacité d'autonomie (maquette). Actes réalisés seul, superviseur joignable à tout moment (ISNI).
Source de la maquette : Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES de médecine intensive-réanimation (version en vigueur)
Terrains et rythme d'internat
Terrains de stage
Réanimations agréées (plus de 8 lits, plus de 20 % de patients ventilés, occupation supérieure à 70 %), bloc d'anesthésie au socle, puis 3 semestres dans des services d'organe agréés à titre complémentaire en MIR.
Rythme, gardes et astreintes
L'enquête ISNI/ISNAR-IMG/FNSIP-BM/SNIO (2 277 répondants, automne 2023) cite la réanimation parmi les spécialités au temps de travail le plus élevé, au-dessus de la moyenne de 59 heures par semaine.
Garde formatrice exigée dès le socle ; permanence des soins en stage de réanimation pendant l'approfondissement ; en consolidation, le nombre de gardes effectuées entre dans la validation de la phase (maquette).
Où faire l'internat de médecine intensive - réanimation, et à quel rang ?
En 2026, 106 postes de médecine intensive - réanimation ont été ouverts dans 28 subdivisions. Pour chacune : la place offerte, le rang du dernier admis et le nombre de services agréés à titre principal pour ce DES par l'ARS.
| Subdivision | Postes 2026 | Rang limite 2026 | Services agréés à titre principal | Périph. |
|---|---|---|---|---|
| AP-HP - Paris | 19postes | rang 3 605 | 50 servicesprinc. + compl. | 26 étab. de périphérie |
| Tours | 8postes | rang 5 579 | 10 services + 159 compl. | 6 étab. de périphérie |
| Lille | 7postes | rang 4 129 | 15 services | 12 étab. de périphérie |
| Reims | 6postes | rang 4 365 | 6 services + 108 compl. | 4 étab. de périphérie |
| AP-HM - Marseille | 5postes | rang 2 415 | 9 services + 59 compl. | 6 étab. de périphérie |
| Toulouse | 4postes | rang 3 445 | 16 services + 29 compl. | 9 étab. de périphérie |
| Strasbourg | 4postes | rang 4 206 | 6 services + 130 compl. | 4 étab. de périphérie |
| Amiens | 4postes | rang 4 509 | 9 services | 6 étab. de périphérie |
| Clermont-Ferrand | 4postes | rang 4 817 | 14 servicespostes ouverts | 4 étab. de périphérie |
| Angers | 3postes | rang 2 296 | liste non publique | — |
| Nantes | 3postes | rang 3 572 | liste non publique | — |
| Montpellier | 3postes | rang 3 583 | 5 services + 31 compl. | 4 étab. de périphérie |
| HCL - Lyon | 3postes | rang 3 652 | 14 servicespostes ouverts | 2 étab. de périphérie |
| Poitiers | 3postes | rang 3 862 | 5 services + 22 compl. | 3 étab. de périphérie |
| Nancy | 3postes | rang 4 432 | 10 services + 145 compl. | 5 étab. de périphérie |
| Caen | 3postes | rang 4 780 | 7 servicesprinc. + compl.partielle | 5 étab. de périphérie |
| Bordeaux | 2postes | rang 1 886 | 7 services + 21 compl. | 6 étab. de périphérie |
| Rennes | 2postes | rang 2 514 | 5 services | 3 étab. de périphérie |
| Besançon | 2postes | rang 3 034 | liste non publique | — |
| Océan Indien - La Réunion | 2postes | rang 3 328 | 4 services + 31 compl. | 2 étab. de périphérie |
| Rouen | 2postes | rang 3 676 | 8 services + 31 compl. | 4 étab. de périphérie |
| Martinique / Pointe-à-Pitre | 2postes | rang 3 708 | 8 servicesprinc. + compl. | 0 étab. de périphérie |
| Grenoble | 2postes | rang 3 854 | 9 servicespostes ouverts | 2 étab. de périphérie |
| Saint-Etienne | 2postes | rang 3 988 | 3 services + 26 compl. | 2 étab. de périphérie |
| Nice | 2postes | rang 4 411 | 9 services + 17 compl. | 7 étab. de périphérie |
| Brest | 2postes | rang 4 473 | 7 services | 2 étab. de périphérie |
| Dijon | 2postes | rang 4 831 | liste non publique | — |
| Limoges | 2postes | rang 5 612 | 9 services + 8 compl. | 2 étab. de périphérie |
Postes et rangs limites : appariement EDN 2026 (CNG). Services agréés : listes publiées par les ARS, comptées service par service (un service agréé pour plusieurs phases ou semestres compte une fois) ; seuls les agréments à titre principal sont comptés, pas les agréments complémentaires qui ouvrent à ce DES un service d'une autre spécialité (affichés à part : « + N compl. »). Stages chez un praticien libéral, FST et options non comptés. « Périph. » : établissements hors des communes des sites CHU ayant au moins un de ces services (rattachement FINESS ; détail et distances sur la page de chaque ville). « Princ. + compl. » : 3 subdivisions publient une liste qui ne distingue pas les deux ; le nombre est alors plus élevé qu'un décompte à titre principal. « Liste non publique » : 4 subdivisions ne publient pas leurs terrains sous une forme exploitable. « Postes ouverts » et « partielle » : seule une partie des terrains est publiée (postes ouverts au choix sur un ou deux semestres, ou décisions d'une commission), le vrai nombre est plus élevé. Chaque nom de ville mène au détail des terrains et des rangs de la subdivision.
Options et formations spécialisées transversales
Ce qu'on peut ajouter au DES pour se sur-spécialiser : une option (dans le DES), une FST (partagée entre plusieurs DES) ou un diplôme d'université en parallèle.
1Options dans le DES
- Option Réanimation pédiatriqueDeux semestres en réanimation pédiatrique ou mixte pédiatrique-néonatale, compris dans la durée du DES.
6FST transversales
- FST DouleurÉvaluation et traitement de la douleur.
- FST Hygiène-prévention de l'infection, résistancesInfections associées aux soins et antibiorésistance.
- FST Médecine en situation de guerre ou en situations sanitaires exceptionnellesBlessés de guerre, afflux massif de victimes.
- FST Médecine palliativeSituations de fin de vie.
- FST Nutrition appliquéeNutrition des patients dénutris ou en défaillance digestive.
- FST Pharmacologie médicale/thérapeutiqueBon usage des médicaments, notamment à marge thérapeutique étroite.
DU et DIU liés
56 diplômes d'université relevés pour cette spécialité ; les 10 proposés dans le plus de facultés :
DIU9 universités
Techniques ultrasoniques en anesthésie et réanimation
Bretagne Occidentale, Claude Bernard Lyon 1, Côte d'Azur, Lille, Limoges, Paris Cité, Rennes, Toulouse, Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
DIU8 universités
Échocardiographie
Angers, Bretagne Occidentale, Caen Normandie, Claude Bernard Lyon 1, Lille, Reims Champagne-Ardenne, Rouen Normandie, Toulouse
DIU7 universités
Médecine intensive
Aix-Marseille, Claude Bernard Lyon 1, Clermont Auvergne, Côte d'Azur, Grenoble Alpes, Jean Monnet Saint-Étienne, Montpellier
DIU5 universités
Soins critiques pédiatriques
Aix-Marseille, Bordeaux, Claude Bernard Lyon 1, Lille, Paris Cité
DIU5 universités
Neuroréanimation
Claude Bernard Lyon 1, Grenoble Alpes, Paris Cité, Poitiers, Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines
DIU4 universités
Insuffisance cardiaque avancée, transplantation cardiaque et assistance circulatoire
DIU4 universités
Urgences et soins intensifs cardiologiques
DIU3 universités
Echocardiographie Doppler
Clermont Auvergne, Grenoble Alpes, Jean Monnet Saint-Étienne
DIU3 universités
Prise en charge des traumatismes sévères
DIU3 universités
Assistance respiratoire
Voir les 56 DU et DIU liés, avec durée, coût et lien vers chaque formation
Option, FST ou DU : accès, candidature et effet sur la durée de l'internat
Après l'internat
1 103 médecins qualifiés en médecine intensive-réanimation en activité au 1er janvier 2026, contre 646 en 2022 (DREES, RPPS).
Exercice hospitalier : la DREES ne recense que 34 réanimateurs médicaux libéraux conventionnés en 2021.
Débouchés prévus par la maquette : réanimation, unités de surveillance continue et de soins intensifs.
Certification européenne CoBaTriCE possible en fin de DES ; diplôme européen PEDIC pour l'option pédiatrique.
Quel salaire en médecine intensive - réanimation ?
En euros par mois, avant impôt sur le revenu. Le brut est ce qu'affiche la grille ; le net ≈ ce qui arrive sur le compte une fois les cotisations retirées, estimé par nos soins. En libéral, les chiffres publiés sont déjà nets des charges.
- Interne, 5e année≈ 2 190 €2 727 € brut
- Praticien hospitalier débutant1er échelon, hors IESPE et gardes≈ 3 740 €4 634 € brut
- Praticien hospitalier, fin de carrière13e échelon, hors IESPE et gardes≈ 7 670 €9 368 € brut
- Libéral, moyenneDREES, revenus 2021≈ 10 610 €net de charges
Pendant l'internat
La même grille pour toutes les spécialités. Le salaire monte surtout en 3e année, puis avec les primes de fin de cursus.
+ une garde de nuit ≈ 235 € brut, payée en plus du salaire.
Selon la maquette, la phase de docteur junior remplace la 4e et/ou la 5e année.
En médecine intensive - réanimationPas de donnée publique chiffrée propre à la spécialité ; les gardes, fréquentes, s'ajoutent à la grille commune de l'internat.
Après l'internat, selon le mode d'exercice
Hôpital public
Salaire fixé par arrêté, identique partout en France et pour toutes les spécialités, qui progresse avec l'ancienneté (13 échelons). Les praticiens hospitaliers sont des agents publics, pas des fonctionnaires.
Paramètres des cas-types : grille PH ÷ 12 ; IESPE 1 010 € brut par mois ; garde de nuit 422,03 € brut ; 4 gardes par mois.
- PH 1er échelondébut de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 3 740 €4 634 € brut
- PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE≈ 4 580 €5 644 € brut
- PH 1er échelondébut de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 5 980 €7 332 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, sans IESPE, sans garde≈ 7 670 €9 368 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE≈ 8 510 €10 378 € brut
- PH 13e échelonfin de carrière, avec IESPE et 4 gardes de nuit≈ 9 910 €12 066 € brut
Cas-types calculés : grille PH ÷ 12, + IESPE (1 010 €) si exercice public exclusif, + N gardes de nuit de semaine à 422,03 € (indemnité de sujétion). Hors prime d'exercice territorial, astreintes, temps additionnel et primes d'engagement. Le net est estimé avec les taux du bloc « Comment le net est estimé » : gardes et IESPE entrent dans l'assiette IRCANTEC (fiche médecins IRCANTEC).
Avant de devenir PH
- Assistant spécialiste1re et 2e années, hors IESPE≈ 2 250 €2 804 € brut
- Assistant spécialiste5e et 6e années, hors IESPE≈ 2 770 €3 449 € brut
- Chef de clinique-assistantavant 2 ans, part hospitalière + part universitaire≈ 2 440 €3 036 € brut
- Chef de clinique-assistantaprès 2 ans, les deux parts≈ 2 840 €3 535 € brut
Chef de clinique des universités-assistant des hôpitaux et assistant hospitalier universitaire : 1er échelon (avant 2 ans), puis 2e échelon. Les deux parts s'additionnent. Prime d'engagement à exercer à plein temps : 5 666 € brut pour 2 ans ou 11 332 € pour 4 ans.
En plus du salaire
- IESPE 1 010 € brut par mois : Engagement de 3 ans renouvelable à n'exercer aucune activité libérale et à exercer exclusivement à l'hôpital public ; au prorata des obligations de service. Versée aussi aux assistants, CCA et hospitalo-universitaires (même montant).
- Prime d'exercice territorial : 250 € (1 demi-journée hebdomadaire moyenne hors site principal) ; 450 € (plus de 1 à 3 demi-journées inclus) ; 700 € (plus de 3 à 4 demi-journées inclus) ; 1 000 € (4 demi-journées sur au moins 2 sites différents du site principal, ou plus de 4 demi-journées) brut par mois. Activité hors du site principal, sur un site à au moins 20 km (route), dans le cadre d'une convention entre établissements ; moyenne mensuelle de demi-journées hebdomadaires.
- PH : 422,03 € brut par nuit, dimanche ou jour férié ; 211,01 € par demi-nuit ou samedi après-midi (indemnité de sujétion, dans les obligations de service).
- Temps de travail additionnel (au-delà des obligations de service) : 335,60 € brut par période de jour ou de nuit, 167,79 € par demi-période.
- Hospitalo-universitaires (PU-PH, MCU-PH, CCA, AHU) : 755,81 € brut par garde, 377,93 € par demi-garde de nuit, 253,20 € par demi-garde du samedi après-midi.
- Astreinte : forfait fixé par chaque établissement, entre 70 € et 280 € brut par nuit ou deux demi-journées (500 € au plus pour les hospitalo-universitaires). Les déplacements ne sont plus payés à part : le temps d'intervention, trajet compris, est décompté en demi-journées de service.
- Prime d'engagement de carrière hospitalière (praticiens contractuels et assistants qui s'engagent à devenir PH) : 20 000 € brut (poste où l'offre de soins est insuffisante), 10 000 € (spécialité en difficulté de recrutement au niveau national), 30 000 € si les deux ; versée en deux fois, remboursable en cas de rupture.
- Par demi-journée d'activité partagée dans un autre hôpital public au-delà des obligations de service : 293,25 € brut de jour, 427,25 € la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et les jours fériés (modulable de ±30 % par l'établissement).
Hospitalo-universitaires
- PU-PH : émoluments hospitaliers de 40 304 € à 60 930 € brut par an, plus un traitement universitaire de 39 697 € à 78 804 € brut par an.
- MCU-PH : émoluments hospitaliers de 34 690 € à 50 451 € brut par an, plus un traitement universitaire de 27 765 € à 63 327 € brut par an.
Deux rémunérations cumulées : émoluments hospitaliers (hôpital) et traitement universitaire (université). La correspondance entre les échelons des deux grilles n'est pas reprise ici : on ne les additionne pas échelon par échelon. Pas de net estimé : la part universitaire relève du régime des fonctionnaires.
En médecine intensive - réanimationGrille de praticien hospitalier, complétée par les indemnités de garde.
Non publié : Forfaits d'astreinte réellement appliqués : fixés par chaque établissement entre 70 et 280 €, pas de barème national. Primes universitaires, indemnité de résidence et part variable des hospitalo-universitaires : non reprises.
Libéral
Revenu annuel ÷ 12. C'est déjà un net : honoraires moins charges du cabinet et cotisations sociales (URSSAF, CARMF), avant impôt. Il reste environ 2,9 % de CSG et CRDS à retirer des chiffres DREES.
DREES, revenus 2021, libellé « Réanimation médicale »
En moyenne, ≈ 10 610 € par mois de revenu libéral en « Réanimation médicale »
Pour situer la dispersion, la DREES ne publie la médiane et la fourchette que pour le regroupement « Anesthésistes-réanimateurs », commun à plusieurs spécialités :
La moitié gagne plus de 15 400 € par moisagrégat
8 sur 10 gagnent entre 4 670 € et 26 860 € par mois.
Revenu d'activité (libéral + salaire éventuel) ; bloc foncé : la moitié du milieu, entre 9 880 € et 21 070 €.
Ces chiffres portent sur le regroupement DREES « Anesthésistes-réanimateurs » (3 403 médecins), où cette spécialité ne pèse que 1 %. Ce ne sont pas ses valeurs propres.
- ≈ 12 010 € par mois en moyenne en comptant un éventuel salaire
- Secteur 1 : ≈ 11 780 € ; secteur 2 (dépassements autorisés) : ≈ 7 230 € par mois de revenu libéral moyen
- 34 médecins libéraux, effectif faible donc chiffre fragile, dont 23,5 % en secteur 2
La CARMF ne publie pas de ligne propre à la médecine intensive-réanimation.
Regroupement DREES « Anesthésistes-réanimateurs » (2021)
- Installés depuis 10 ans ou moins : ≈ 14 710 € par mois de revenu d'activité (secteur 1 : 13 260 € ; secteur 2 : 15 140 €), 76,2 % en secteur 2
- Femmes : ≈ 12 530 €, hommes : ≈ 17 130 € par mois de revenu d'activité (25 % de femmes). Écart brut, sans correction du temps de travail ni de l'âge.
- Parmi les médecins autorisés à dépasser, 44 % ont signé l'OPTAM (dépassements plafonnés), 46,6 % chez les installés depuis moins de 10 ans.
La DREES ne publie pas les honoraires encaissés (chiffre d'affaires) par spécialité : il n'y a donc pas de « brut » libéral à afficher. La CARMF mesure le revenu libéral seul (sans salaire), sur ses cotisants, en 2024 ; la DREES le revenu libéral et le revenu d'activité, en 2021. Les deux ne se comparent pas au centime.
En médecine intensive - réanimationExercice quasi exclusivement salarié : les chiffres libéraux ne concernent qu'une petite minorité.
Salarié hors hôpital public
Seuls les salaires fixés par un texte officiel ou une convention collective publiée sont repris. Montants bruts mensuels ; pour la fonction publique, traitement indiciaire seul (indice majoré × 5 907,34 € ÷ 100 ÷ 12), hors primes.
- Médecine du travail (services de prévention et de santé au travail interentreprises)7 204 € à 8 933 € brut par mois (médecin du travail, classe M, minimum conventionnel ; 107 197 € par an après 24 ans de présence)Rémunération minimale annuelle garantie au 1er janvier 2026 : 86 449 € brut pour le médecin du travail ; 73 693 € pour le collaborateur médecin (en formation), 81 247 € à la fin de sa formation théorique.CCN des services de prévention et de santé au travail interentreprises (IDCC 897), accord du 19 février 2026 (étendu), art. 2
- Médecin territorial (PMI, services de santé des collectivités)2 294 € à 5 558 € brut par mois (traitement indiciaire seul, de l'indice majoré 466 à l'échelon spécial HEB bis)Trois grades (2e classe, 1re classe, hors classe). S'y ajoutent des primes (RIFSEEP) fixées par chaque collectivité, dans la limite des plafonds des médecins inspecteurs de santé publique. Il n'y a pas de grille propre à la PMI.Décret n° 92-851 (statut) et décret n° 2014-924 (échelonnement indiciaire) ; valeur du point : décret n° 85-1148, art. 3
- Médecin inspecteur de santé publique (ARS, ministère)2 294 € à 6 321 € brut par mois (traitement indiciaire seul ; fin de grade de base : 3 923 € (indice majoré 797) ; médecin inspecteur en chef : jusqu'à 5 277 € (HEB) ; médecin général : 6 321 € (HED))Primes (RIFSEEP) en plus : prime de fonctions jusqu'à 29 495 à 43 180 € brut par an selon le groupe de fonctions, complément annuel jusqu'à 5 205 à 7 620 € (plafonds).Décret n° 2020-501 (échelonnement indiciaire, modifié le 25 juillet 2025) ; arrêté du 13 juillet 2018 (RIFSEEP)
- Médecin de l'Éducation nationale2 294 € à 5 277 € brut par mois (traitement indiciaire seul, jusqu'au 5e échelon hors classe (HEB))Primes (RIFSEEP) en plus : prime de fonctions jusqu'à 30 000 à 34 000 € brut par an, complément annuel jusqu'à 5 200 à 6 000 € (plafonds).Décret n° 2009-1303, art. 4-1 ; arrêté du 26 novembre 2015 modifié (RIFSEEP)
- ESPIC et établissements privés non lucratifs (FEHAP, CCN 51)Pas de grille médecin publiéeLa grille médecin existe (coefficient de référence 937, compléments de spécialité, ancienneté jusqu'à 30 %), mais la valeur du point en vigueur n'est pas publiée sur Légifrance : la dernière trouvée date de 2018. Salaire non calculable.CCN du 31 octobre 1951 (IDCC 29), titre XX et annexe I
- Cliniques privées (FHP, hospitalisation privée)Pas de grille médecin publiéeLa convention couvre les médecins salariés (coefficients 425 à 760). Le seul minimum chiffré trouvé est celui de l'avenant n° 33 du 22 février 2023, non étendu (43 558 € brut par an pour le niveau « médecin ») ; sa valeur au 27/09/2026 n'est pas confirmée. La plupart des médecins de clinique exercent en libéral.CCN de l'hospitalisation privée du 18 avril 2002 (IDCC 2264), art. 101 ; avenant n° 33
- Centres de santéPas de grille médecin publiéeIl n'existe pas de convention collective des centres de santé : le salaire dépend du gestionnaire (fonction publique territoriale pour un centre municipal, convention de la mutualité, CCN 51…). L'accord national du 28 août 2025 fixe les rapports avec l'Assurance maladie, pas les salaires.Accord national des centres de santé du 28 août 2025 (avis au JO du 15 octobre 2025)
- Praticien-conseil de l'Assurance maladiePas de grille médecin publiéeLes coefficients sont publiés (620 à 1 375 selon le niveau), mais pas la valeur du point de l'institution : salaire non calculable.CCN des praticiens-conseils du régime général (IDCC 2603), art. 2-3
Mixte : libéral à l'hôpital public, ou libéral et salarié
Un praticien hospitalier peut garder une activité libérale dans son hôpital, dans des limites fixées par la loi.
- Réservée aux praticiens temps plein ou à au moins 8 demi-journées par semaine et aux hospitalo-universitaires titulaires (CSP, art. L6154-1).
- Au plus 20 % du temps de service : 2 demi-journées par semaine pour 10 demi-journées de service, 1 pour 8 ou 9 (CSP, art. L6154-2).
- Le nombre de consultations et d'actes en libéral doit rester inférieur à celui de l'activité publique ; aucun lit ni équipement réservé.
- Contrat de 5 ans approuvé par le directeur général de l'ARS ; adhésion obligatoire à la convention médicale ; le secteur (1, 2, OPTAM) suit la situation conventionnelle du praticien (CSP, art. L6154-4).
- Incompatible avec l'IESPE (1 010 € brut par mois).
- Clause de non-concurrence possible au départ : 6 à 24 mois, dans un rayon de 3 à 10 km (CSP, art. L6154-2).
| Type d'acte | CHU | Autre hôpital |
|---|---|---|
| Consultations | 16 % | 15 % |
| Actes (hors imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie) | 25 % | 16 % |
| Imagerie, radiothérapie, médecine nucléaire, biologie | 60 % | 60 % |
Aucun plafond de revenus n'est fixé par les textes (seuls le temps et le volume sont plafonnés).
Côté libéral, la DREES compare les médecins qui n'ont que le libéral et ceux qui ont aussi un salaire (regroupement « Anesthésistes-réanimateurs », 2021) : ≈ 16 140 € par mois pour les libéraux exclusifs, ≈ 15 270 € pour les mixtes, dont 11 190 € de libéral.
Ce que rapportent les actes
Tarifs de la Sécurité sociale en vigueur au 27/09/2026. C'est ce que touche un médecin de secteur 1 (ou de secteur 2 qui signe l'OPTAM) pour un acte, avant ses charges : un chiffre d'affaires, pas un revenu.
| Code | Consultation | Tarif |
|---|---|---|
| CS | Consultation du spécialiste (cas général) | 26,50 € |
| MCS | Majoration de coordination, patient adressé par le médecin traitant | 5,00 € |
| APC | Avis ponctuel de consultant (adressé par le médecin traitant) | 60,00 € |
| Code | Acte | Secteur 1 / OPTAM | Secteur 2 hors OPTAM |
|---|---|---|---|
| YYYY015 | Forfait de réanimation niveau A | 96,00 € | 96,00 € + dépassement |
| YYYY020 | Forfait de réanimation niveau B | 160,00 € | 160,00 € + dépassement |
| EPLF002 | Pose d'un cathéter veineux central, par voie transcutanée | 66,20 € | 62,59 € + dépassement |
| GELD004 | Intubation trachéale | 19,20 € | 19,20 € + dépassement |
Exercice très majoritairement salarié. Les forfaits de réanimation sont facturés par 24 h et par patient.
Secteur 2 et OPTAM
- Secteur 2 : honoraires libres « à des niveaux modérés » et « avec tact et mesure » ; devis écrit dès 70 €. Le dépassement n'est jamais remboursé par la Sécurité sociale.
- Sans OPTAM, la base de remboursement est plus basse (colonne de droite ; consultation cotée C à 23 €, CP à 42,50 € pour psychiatres et neurologues).
- Avec l'OPTAM (ou l'OPTAM-ACO en chirurgie, anesthésie et obstétrique), le médecin plafonne ses dépassements ; ses patients sont remboursés au tarif du secteur 1 et il touche une prime annuelle.
Actes qui supposent un diplôme ou une formation
- Exigé par un texteOxygénothérapie hyperbareLa CCAM elle-même conditionne ces actes au DIU de médecine subaquatique et hyperbare.
Formation : diplôme interuniversitaire de médecine subaquatique et hyperbare
CCAM V84, notes « Formation » des actes GLLP006, GLLP007, GLLD021, GLBP001 à 003, GLQP017 - Exigé par un texteAutres actes CCAM marqués « formation »434 actes de la CCAM portent une mention « Formation », le plus souvent « spécifique à cet acte en plus de la formation initiale », sans diplôme nommé (électromyographie, polysomnographie, stimulateurs cardiaques, lambeaux libres…). Un diplôme n'est nommé que pour quelques actes (DIU d'hyperbarie ; diplômes de chirurgie de la main et de microchirurgie pour les greffes du plexus brachial).
Formation : spécifique à cet acte en plus de la formation initiale
CCAM V84 (liste des actes et prestations, art. L162-1-7 du code de la sécurité sociale)
Sources : Classification commune des actes médicaux (CCAM), version 84, applicable au 31/07/2026 (fichier CCAM_V84_VF.xls, ameli.fr) ; ameli - Tarifs conventionnels des médecins généralistes et spécialistes (page du 17 mars 2026 ; majorations 'Tarifs en euros au 1er janvier 2026') ; NGAP - version en vigueur du 01/09/2026 (PDF ameli). Tarifs de métropole en vigueur depuis le 1er janvier 2026, inchangés au 27/09/2026 (dernière revalorisation des consultations de la convention de 2024). Secteur 1, OPTAM, ou secteur 2 qui applique le tarif opposable.
Détail et sources
Comment le net est estimé
Internes, docteurs juniors, assistants et praticiens hospitaliers sont des agents publics non titulaires (PH : statut particulier, pas fonctionnaires) : régime général de la Sécurité sociale pour la retraite de base et IRCANTEC pour la retraite complémentaire, pas la CNRACL. IRCANTEC sur la totalité des émoluments pour un PH temps plein sans activité libérale (fiche médecins IRCANTEC).
- Retraite de base : 6,9 % jusqu'au plafond + 0,4 % sur tout le brut
- IRCANTEC (part agent) : 2,84 % jusqu'au plafond, 7,06 % au-delà
- CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut
Plafond de la Sécurité sociale 2026 : 48 060 €/an, soit 4 005 €/mois (la limite de 192 240 € affichée par l'URSSAF pour la CSG en 2026 vaut 4 plafonds). Estimation mensuelle, tranches calculées sur le plafond mensuel ; hors impôt sur le revenu (prélèvement à la source), mutuelle, cotisation maladie supplémentaire d'Alsace-Moselle (1,30 %) et régularisations annuelles.
Internat : grille détaillée
| Année | Brut annuel (émoluments) | Brut mensuel | Net mensuel ≈ | Ce qui est compté |
|---|---|---|---|---|
| 1re année (TCEM1) | 19 406 € | 2 052 € | 1 650 € | Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres). |
| 2e année (TCEM2) | 21 483 € | 2 225 € | 1 790 € | Émoluments de base + indemnité de sujétion (435,18 € brut/mois, 4 premiers semestres). |
| 3e année (TCEM3) | 28 408 € | 2 367 € | 1 900 € | Émoluments de base ; plus d'indemnité de sujétion. |
| 4e année | 28 430 € | 2 549 € | 2 050 € | Interne encore en approfondissement (DES de 5 ans ou plus) ; en phase de consolidation, voir docteur junior. Émoluments + prime de responsabilité 2 154,10 €/an brut. |
| 5e année | 28 448 € | 2 727 € | 2 190 € | Si la 5e année n'est pas une année de docteur junior (allongement de la maquette, par exemple). Émoluments + prime de responsabilité 4 273,93 €/an brut. |
| Docteur junior, 1re année | 28 495 € | 2 791 € | 2 240 € | Phase de consolidation : émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 5 000 €/an (arrêté du 11 février 2020, annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022). |
| Docteur junior, 2e année | 28 495 € | 2 875 € | 2 310 € | Émoluments forfaitaires 28 495,49 €/an brut + prime d'autonomie supervisée 6 000 €/an. |
Nuit de semaine : 234,80 € brut ; samedi, dimanche, jour férié : 256,86 € brut ; demi-garde : 117,39 € (semaine) / 128,43 € (week-end). Montants en vigueur depuis le 1er janvier 2024 (arrêté du 22 décembre 2023, qui a pérennisé la majoration de 50 %). Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives ; une garde de nuit compte pour deux demi-journées.
10 demi-journées par semaine : 8 en stage, 2 hors stage (formation). Plafond de 48 h par semaine en moyenne sur trois mois (décret n° 2015-225 du 26 février 2015). Repos de sécurité de 11 h, sans aucune activité hospitalière, immédiatement après chaque garde de nuit ou demi-garde et après le dernier déplacement d'une astreinte ; il n'est pas décompté des obligations de service. Une garde ne peut dépasser 24 h consécutives.
- Indemnité de sujétion (4 premiers semestres) : 435,18 € brut/mois
- Prime de responsabilité (4e et 5e année) (4e année : 2 154,10 €/an brut ; 5e année : 4 273,93 €/an brut (ISNI, 2026))
- Prime SASPAS (médecine générale, stage autonome en soins primaires ambulatoires supervisé) : 125 € brut/mois, arrêté du 4 mars 2014
- Indemnité compensatrice d'avantages en nature (interne non logé et/ou non nourri) (336,32 à 1 010,64 €/an brut (environ 28 à 84 €/mois) selon que l'établissement fournit ou non le logement et les repas)
- Docteur junior (phase de consolidation) : 28 495,49 € brut/an d'émoluments forfaitaires, + prime d'autonomie supervisée de 5 000 € (1re année) puis 6 000 € (2e année) ; arrêté du 11 février 2020 et annexe XI de l'arrêté du 8 juillet 2022
Grille des praticiens hospitaliers
| Échelon | Brut annuel | Brut mensuel | Net mensuel ≈ | Durée |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 55 607,79 € | 4 634 € | 3 740 € | 2 ans |
| 2 | 58 082,41 € | 4 840 € | 3 910 € | 2 ans |
| 3 | 62 148,07 € | 5 179 € | 4 190 € | 2 ans |
| 4 | 66 567,09 € | 5 547 € | 4 500 € | 2 ans |
| 5 | 68 688,21 € | 5 724 € | 4 640 € | 2 ans |
| 6 | 71 162,83 € | 5 930 € | 4 820 € | 2 ans |
| 7 | 76 465,74 € | 6 372 € | 5 180 € | 2 ans |
| 8 | 79 647,54 € | 6 637 € | 5 400 € | 2 ans |
| 9 | 90 549,14 € | 7 546 € | 6 160 € | 4 ans |
| 10 | 94 557,64 € | 7 880 € | 6 430 € | 4 ans |
| 11 | 99 810,26 € | 8 318 € | 6 800 € | 4 ans |
| 12 | 105 062,89 € | 8 755 € | 7 160 € | 4 ans |
| 13 | 112 416,56 € | 9 368 € | 7 670 € | dernier échelon |
Temps partiel (5 à 9 demi-journées par semaine) : émoluments au prorata (CSP, art. R6152-23 et R6152-26).
- Arrêté du 8 juillet 2022, annexe II (montants au 1er juillet 2023, inchangés au 27/09/2026) ; durées d'échelon : CSP, art. R6152-21
- Arrêté du 8 juin 2000 modifié, art. 1 ; CSP, art. D6152-23-1, 6°
- Arrêté du 14 mars 2017 relatif à la prime d'exercice territorial, art. 5
- Arrêté du 30 avril 2003 modifié (montants de garde fixés par l'arrêté du 22 décembre 2023, en vigueur depuis le 1er janvier 2024 ; astreintes forfaitisées par l'arrêté du 17 avril 2026, en vigueur le 1er mai 2026), version consolidée au 27/09/2026, art. 13, 14 et 14 bis
- Arrêté du 8 juillet 2022, annexe V
- Part hospitalière : arrêté du 8 juillet 2022, annexe I-D ; part universitaire : arrêté du 13 décembre 2021 relatif à la rémunération universitaire, art. 2 (modifié en 2024, effet au 1er juillet 2023)
- Émoluments hospitaliers : arrêté du 8 juillet 2022, annexe I (A et B) ; traitement universitaire : grilles indiciaires du décret n° 2021-1646 du 13 décembre 2021, valeur du point : décret n° 85-1148 modifié (5 907,34 € brut par an pour l'indice majoré 100 depuis le 1er juillet 2023)
- Arrêté du 14 mars 2017 modifié (arrêté du 23 janvier 2024)
- Arrêté du 15 décembre 2021 relatif à la prime de solidarité territoriale, art. 5
Remplacements. Rémunération fixée de gré à gré entre remplaçant et remplacé : aucun barème officiel n'est publié. Repère réglementaire : les médecins libéraux assurant la permanence des soins en établissement (PDSES) perçoivent depuis le 1er novembre 2025 une indemnité forfaitaire de 422 € par garde de nuit, dimanche ou jour férié (contre 229 €), 141 € en début de nuit (contre 79 €), 281 € en nuit profonde ou samedi après-midi (contre 150 €) ; astreintes non revalorisées (arrêté du 24 juillet 2025).
Libéral : ce que mesurent la DREES et la CARMF
DREES : « Le revenu libéral correspond au revenu tiré des recettes perçues au titre de l'activité professionnelle de santé (majoritairement des honoraires) une fois les charges fiscales et sociales déduites. […] Il correspond au revenu net fiscal qui intègre les contributions sociales de la CSG non-déductible et CRDS, avant soumission au barème de l'impôt sur les revenus. »
Net des charges professionnelles et des cotisations sociales personnelles (URSSAF, CARMF) ; la CSG non déductible et la CRDS (2,9 % environ) n'en sont pas encore retirées ; avant impôt sur le revenu.
Champ DREES : France métropolitaine et DROM, médecins conventionnés, âgés de 70 ans ou moins, installés avant 2021, ayant déclaré au moins 1 euro d’honoraires et pratiqué au moins un acte en 2021, hors remplacements. Les percentiles (P10 à P90) portent sur le revenu d’activité (libéral + salarié) et ne sont publiés que par regroupement de spécialités.
CARMF : Revenu net d'activité indépendante (RNAI) moyen : « un revenu global qui regroupe l'ensemble des revenus du médecin, dont les bénéfices non commerciaux (BNC), les revenus de gérance et les primes Madelin ». Revenu libéral net des charges professionnelles, avant impôt ; les salaires éventuels n'y sont pas. Champ : « Les RNAI de l'année N concernent les revenus enregistrés au 3e trimestre de l'année N+1, de tous les cotisants, hors dispensés des premières années et hors taxés, mais y compris cumul retraite / activité libérale. » Libellés CARMF : toutes les chirurgies sont regroupées sous « Chirurgie » ; « Cancérologie » ne distingue pas oncologie médicale et radiothérapie. Aucune ventilation par secteur ni par sexe n'est publiée.
Écart entre les mieux et les moins bien payés : les 10 % du haut gagnent au moins 5 fois plus que les 10 % du bas (rapport D9/D1).
Évolutions 2021-2024 annoncées par la DREES pour 2027 (ER n° 1383, septembre 2026).
Sources
- DREES, Études et Résultats n° 1322 (décembre 2024) : revenu des médecins libéraux en 2021 — tableaux 1, complémentaires A, B et E
- CARMF, « Les revenus nets d'activité indépendante par spécialité » (revenus 2022, 2023 et 2024, page du 29 janvier 2026)
- Arrêté du 29 juin 2023 modifiant l’arrêté du 8 juillet 2022 (annexe II, émoluments des praticiens hospitaliers)
- URSSAF, taux de cotisations 2026 (vieillesse 6,90 % plafonnée + 0,40 %, CSG 9,2 % et CRDS 0,5 % sur 98,25 % du brut)
- IRCANTEC, taux d'appel 2026 (part agent : 2,84 % tranche A, 7,06 % tranche B)
- IRCANTEC, assiette des cotisations des praticiens hospitaliers (fiche médecins, mise à jour du 23/06/2026)
- DREES, jeu de données « Les revenus des professionnels de santé libéraux » (définition du revenu libéral)
- Arrêté du 8 juillet 2022 relatif aux émoluments, rémunérations ou indemnités des personnels médicaux, pharmaceutiques et odontologiques exerçant leurs fonctions dans les établissements publics de santé
- Arrêté du 22 décembre 2023 modifiant le montant des indemnités des gardes (dont internes, en vigueur au 1er janvier 2024)
- Arrêté du 29 juin 2023 relatif à l'indemnisation de la permanence et de la continuité des soins (montants de garde des internes avant 2024)
- Arrêté du 10 septembre 2002 relatif aux gardes des internes et au repos de sécurité
- Décret n° 2015-225 du 26 février 2015 relatif au temps de travail des internes
- Arrêté du 4 mars 2014 fixant le montant de la prime de responsabilité des internes de médecine générale en SASPAS
- ISNI, Docteur junior (émoluments, prime d'autonomie supervisée ; arrêté du 11 février 2020)
- ISNI, Rémunérations de l'interne (grille 2026, primes de responsabilité, avantages en nature)
- ISNI - Temps de travail de l'interne
- ISNAR-IMG, rémunération et indemnisations des internes de médecine générale
- FHF, revalorisation des indemnités PDSES des médecins libéraux au 1er novembre 2025 (arrêté du 24 juillet 2025)
- Décret n° 85-1148 du 24 octobre 1985 modifié, art. 3 (rédaction issue du décret n° 2023-519 du 28 juin 2023, art. 1)
Données réglementaires à jour au 2026-09.
Points à regarder avant de choisir
Durée
5 ans d'internat, durée intermédiaire (14 spécialités sur 44 durent 5 ans).
Accès
Fermée au rang 5 612 en 2026, plus tard qu'en 2025 (4 481) : 23e plus sélective sur 44 selon ce rang limite national.
Exercice
Un seul mode d'exercice listé : hospitalier.
Revenu libéral
≈ 10 610 € par mois en moyenne (DREES 2021, détail), au-dessus de la médiane des 37 spécialités renseignées (≈ 9 870 € par mois).
Options & FST
7 options ou FST possibles pendant le DES.
Gardes & rythme
Charge et fréquence des gardes selon les terrains : voir Terrains & rythme.
Repères calculés à partir des données de cette fiche et des rangs limites 2026, comparés aux 44 spécialités. Pour mettre deux spécialités face à face : le comparateur.
Pour qui ?
- Aimer les gestes invasifs : intubation, cathéters, drainage, échographie au lit.
- Raisonner en physiologie : ventilation, hémodynamique, équilibre acido-basique.
- Préférer le patient multi-défaillant à la spécialité d'organe.
- Accepter des gardes, comptées jusqu'à la validation de la dernière phase.
- Pouvoir mener des entretiens de fin de vie et de don d'organes avec les familles.
Questions fréquentes sur Médecine intensive - réanimation
Combien de temps dure l'internat de médecine intensive - réanimation ?
5 ans : Socle 1 an, Approfondissement 3 ans, Consolidation 1 an. La durée peut s'allonger d'un an avec certaines options ou FST.
Quel est le rang limite de médecine intensive - réanimation aux EDN 2026 ?
Au choix de poste 2026, médecine intensive - réanimation s'est choisie jusqu'au rang 5 612 au niveau national (dernier affecté, toutes subdivisions confondues), pour 106 postes ; en 2025, le dernier rang était 4 481. Le rang limite varie fortement d'une ville à l'autre. Source : CNG.
Combien gagne un médecin en médecine intensive - réanimation ?
En libéral, le revenu moyen observé est d'environ 10 610 € par mois (DREES, revenus 2021), avec de fortes différences selon le secteur et l'activité. Pendant l'internat, la rémunération est celle, commune, des internes ; à l'hôpital, celle de la grille des praticiens hospitaliers.
Peut-on faire de la pédiatrie via ce DES ?
Oui, via l'option réanimation pédiatrique : deux semestres en réanimation pédiatrique ou mixte pédiatrique-néonatale, compris dans la durée du DES.
Quelle part de gestes techniques dans le métier ?
Très importante : la maquette liste voies aériennes, cathétérismes, drainage thoracique, échographie, épuration extra-rénale et assistance circulatoire.
Faut-il un rang très haut pour choisir ce DES ?
Cela dépend de la ville et de l'année : reporte-toi aux rangs limites publiés sur RÉFOUA.
Peut-on exercer en libéral après ce DES ?
Dans les faits, non : la DREES ne recense que 34 réanimateurs médicaux libéraux conventionnés en 2021.
Quelle différence avec l'anesthésie-réanimation ?
Co-DES : socle et enseignement commun de réanimation. La MIR passe 3 semestres en spécialités médicales connexes ; l'anesthésie-réanimation couvre en plus le bloc et la période péri-opératoire.
Sources
- Légifrance — arrêté du 21 avril 2017 modifié, annexe II, maquette du DES de médecine intensive-réanimation (version en vigueur)
- Arrêté du 21 avril 2017 modifié, art. 6 (durée des options et FST)
- Egora (presse) — Enquête ISNI/ISNAR-IMG/FNSIP-BM/SNIO sur le temps de travail des internes (2 277 répondants, automne 2023)
- DREES, La démographie des professionnels de santé depuis 2012 : médecins actifs au RPPS au 1er janvier 2026 (publication du 2 juillet 2026)
- DREES, Études et Résultats n° 1322 — Revenu des médecins libéraux (décembre 2024)
- ISNI, Docteur junior (conditions d'accès, autonomie supervisée)
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Médecine intensive - réanimation fait partie du groupe Médecine de l'aigu.
- 5 ans
Anesthésie-réanimation
Deux métiers en un : endormir et réveiller en toute sécurité au bloc opératoire, et tenir à bout de bras les…
rang limite 3 073 - 4 ans
Médecine d'urgence
Évaluer, traiter et orienter toute urgence, chez l'adulte comme chez l'enfant, aux urgences, au SAMU-Centre 15 et en…
rang limite 8 443
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